Qualité des eaux en Loire-Bretagne : des efforts s'imposent
Publié le 7 Octobre 2013
Un rapport du comité de bassin de Loire-Bretagne pointe que l'objectif de 66% de bon état écologique des masses d'eau en 2015 risque d'être difficile à atteindre.
Pas d'amélioration significative : c'est le constat concernant l'état des eaux en Loire-Bretagne du comité de bassin. Cette évaluation, présentée le 3 octobre, s'est penchée sur les cours d'eau, les plans d'eau, les eaux littorales et souterraines. Elle montre ainsi que la proportion de masses d'eau en bon état (environ 30% de l'ensemble des masses d'eau) reste constante depuis plusieurs années. 654 cours d'eau n'auraient pas encore atteint leur objectif 2015 (soit 35% des cours d'eau du bassin). Les deux principaux responsables de dégradation de l'état écologique des cours d'eau sont l'eutrophisation et les altérations morphologiques.
Cette approche n'est toutefois pas complètement représentative de l'ensemble du bassin. L'analyse ne prend en effet en compte que les masses d'eau qui présentent des résultats avec un niveau de confiance moyen à élevé (soit 62% d'entre elles).
De nouveaux secteurs touchés par la pollution aux nitrates
Les secteurs préservés se situent en amont du bassin et dans la moitié ouest de la Bretagne. La région médiane du bassin, comportant une densité importante de population mais également une agriculture ainsi qu'une irrigation importante, est nettement dégradée. Elle souffre d'une faiblesse d'étiages naturels. "La situation est critique pour Loire-aval et côtiers vendéens", reconnaît le rapport.
Si des tendances à l'amélioration sont à noter pour le phosphore, cet élément demeure l'un des plus pénalisants vis-à-vis du bon état écologique. Concernant le nitrate, la dégradation semblerait s'accentuer sur les grandes plaines sédimentaires et s'amorcer sur des secteurs de reliefs jusque-là préservés.
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