Quel devenir pour les sols pollués par les dioxines ?
Publié le 5 Février 2014
Polluées aux dioxines en 1998 par un incinérateur défectueux, des parcelles agricoles à Halluin (59) font l'objet d'une attention toute particulière. L'objectif : déterminer le transfert de ces polluants dans les cultures potagères et étudier leur biodégradabilité par des champignons du sol.
Survenue en 1998 sur la commune de Halluin, une importante pollution aux dioxines par l'incinérateur a durablement contaminé les zones agricoles environnantes. L'association « Halluin 3R » (Recherche Réseau Requalification) a été créée en février 2007 en partenariat avec la Ville de Menin, Triselec, Valnor et des associations telles EDA, Espace Biotique et Réactifs Consultants. L'objectif était d'élaborer un projet de réhabilitation in situ notamment par l'étude et la recherche de solutions de mycoremédiation.
Premiers résultats
Concrètement, la première phase du projet financée principalement par l'Ademe, la Région et Lille Métropole Communauté Urbaine (LMCU), qui vise à étudier les sols pour comprendre les interactions entre les plantes locales et deux groupes de champignons microscopiques du sol (champignons saprotrophes et symbiotiques mycorhiziens à arbuscules CMA) pour réduire la pollution, vient de rendre ses premiers résultats.
Faible transfert vers 12 espèces de légumes du potager
Concernant l'évaluation de la teneur de ces polluants organiques persistants (POP) sur douze variétés de légumes, la recherche et la quantification de 17 molécules « dioxines » par échantillon montre que, hormis pour quelques molécules de dioxines et à des niveaux extrêmement bas (proches des limites de détection analytique), les plantes sont dépourvues de traces de « Dioxines » mesurables. Onze autres légumes seront prochainement étudiés.
Champignons et dioxines : remédiation ou « simple » survie
/image%2F1111852%2F20150212%2Fob_411bfc_15092013307.jpg)
