Réponse à la réponse

Publié le 10 Avril 2014

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LES AMIS DU BARRAGE 

 Association loi 1901 N° W501000490 

 

 3, Résidence des Vallons 

 50600 St HILAIRE DU HARCOUET 

 

 lessamisdubarrage@gmail.com 

lesamisdubarrage.over-blog.fr 

 

 

 

La réponse du responsable de la DDTM à nos affirmations du 5 Avril dans la Manche Libre 

est édifiante, mais loin d’être satisfaisante. Si les documents que nous avons produits ne sont 

pas confidentiels, j’explique mal les difficultés que chacun peut rencontrer pour se les 

procurer. C’est sans doute qu’il serait malvenu d’en faire état, surtout de la part d’employés 

soucieux de conserver leur poste. 

 

Monsieur BRUN admet que ces fax « montrent un décalage » entre le débit entrant et le débit 

sortant. 

Ce qui revient à dire que les barrages ne sont pas transparents alors qu’il a toujours 

soutenu le contraire. 

Selon lui, cette non transparence n’est efficace que lorsque le débit du fleuve ne dépasse pas 

60 mètres cubes par seconde. Et il a parfaitement raison. 

Il faut cependant préciser que la grande majorité des crues de la Sélune ne franchit pas ce 

seuil. 

C'est donc que, la plupart du temps, il est possible de protéger l’aval de potentiels dégâts 

ou désagréments. Les évènements récents ont montré que la Sélune n’est pas la seule 

concernée par les effets modérateurs de ses barrages. 

A l’inverse, tout le monde sait qu’il n’est malheureusement pas possible d’éviter les 

conséquences des fortes crues, relativement exceptionnelles dans notre région, fort 

heureusement. 

 

Les pouvoirs publics annoncent qu’ils envisagent de mettre en place un dispositif baptisé 

« Vigicrues » après l’arasement des barrages. Il ne s’agit que d’un dispositif d’alerte qui 

n’est pas destiné à empêcher la Sélune de sortir de son lit. « Vigicrues » préviendra seulement 

les habitants qu’ils doivent enfiler leurs cuissardes pour sauver les meubles. 

 

Nous ne pouvons nous satisfaire de l’annonce de solutions qui, à l’évidence, n’en sont 

pas. 

Il est absolument indispensable qu’une étude indépendante et réaliste soit menée pour 

déterminer les mesures à prendre pour protéger les habitants des zones à risque. Peu importe 

de savoir s’il faut envisager la création de bassins de rétention ou la mise en place d’autres 

dispositions. L’essentiel c’est que la décision soit connue avant que les barrages ne 

disparaissent. 

 

John KANIOWSKY

Rédigé par jojo

Publié dans #Nos arguments

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