Ressources en eau : 40 ans de mesures confirment l'aggravation des pressions

Publié le 11 Octobre 2013

Ressources en eau : 40 ans de mesures confirment l'aggravation des pressions

L'analyse de l'évolution des rivières au cours des quarante dernières années révèle une aggravation des tensions, notamment dans la partie sud du pays. Les années plus humides ne permettraient pas d'inverser cette tendance.

Ressources en eau : 40 ans de mesures confirment l'aggravation des pressions

La France connaît une "situation de tension sur la ressource" en eau, souligne l'Onema dans la synthèse d'une étude sur les évolutions observées dans le débit des rivières en France. Si cette conclusion ne semble pas nouvelle, elle s'appuie sur les variations des caractéristiques hydrologiques, telles que les étiages, les débits moyens et les hautes eaux, des quarante dernières années, analysées à l'aide d'outils mathématiques. "Au terme de cette étude, il apparaît clairement une tendance à la baisse de la ressource en eau de surface, et à l'aggravation des étiages sur de vastes portions du territoire (particulièrement la moitié sud, mais pas seulement). Contrairement à l'étude précédente (Renard 2006), ce signal est maintenant statistiquement significatif", indique la synthèse.

Des signes du changement climatique ?

L'étude a constaté une augmentation des déséquilibres entre ressources et usages de toutes natures, dans plusieurs régions. "Ces déséquilibres, plus apparents encore à travers les sécheresses récentes - en dépit du retour d'années humides - risquent, pour une part au moins, d'être aggravés par les perspectives de changement climatique, mais aussi plus généralement de changement global (démographie, demandes agricole et énergétique, urbanisation...)", analysent les auteurs.

Sur la période 1968-2007, l'étude note une "tendance à l'aggravation de la sévérité des étiages dans plusieurs régions de la moitié sud de la France, notamment dans les Pyrénées, le Massif Central et le Jura, ainsi qu'en Aquitaine et sur le pourtour Méditerranéen". Les cours d'eau dans les Alpes et les Pyrénées échappent à cette tendance, tout comme la partie nord du pays.

Le début de la période d'étiage, quant à lui, "semble se décaler vers plus de précocité sous la moitié sud-est du territoire ainsi que sur quelques cours d'eau bretons. Ce décalage est moins marqué pour le centre de l'étiage, et devient peu significatif pour la fin de l'étiage".

Rédigé par jojo

Publié dans #Nos arguments

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