Suppression de barrages dans la Manche: les écologistes pour un signal de NKM
Publié le 31 Janvier 2012
Le 30/01/2012 à 15:45
Les opposants à deux barrages hydro-électriques sur le fleuve Sélune, près du Mont Saint-Michel, dont la suppression avait été promise par le gouvernement en 2009, ont demandé lundi un "signal" à la ministre de l'Ecologie pour la journée mondiale des zones humides le 2 février.
Dans une lettre ouverte à Nathalie Kosciusko-Morizet, le collectif des "Amis de la Sélune" (50 organisations) demande à la ministre de l'Ecologie de "veiller à ce que le Préfet de la Manche, Adolphe Colrat, soit en mesure de signer l'arrêté de fin de concession" des deux barrages "à l'occasion de la journée mondiale des zones humides le 2 février prochain".
EDF a demandé un renouvellement des concessions de tous ses barrages fin 1996, y compris celui de Vézins qui avec celui de La-Roche-qui-boit, moins puissant, devaient être arasés.
Depuis l'expiration de la concession des deux barrages en 2007, l'exploitation se fait dans le cadre des "délais glissants". Avec ce système, le préfet décide de prendre ou non un acte de renouvellement ou de fin de concession. Tant que le préfet ne prend pas de décision d'arrêter, l'exploitation continue.
L'effacement des deux barrages obsolètes, selon les écologistes, "aura un impact positif sur l'équilibre dynamique de l'écosystème de la Baie".
La disparition de ces constructions massives en béton permettra également, rappelle le collectif, le retour dans le fleuve "d'une population abondante de saumons atlantiques" qui ne pouvaient plus remonter le cours d'eau pour venir frayer.
Les "Amis de la Sélune" rappellent, dans leur lettre à la ministre dont l'AFP a obtenu une copie, qu'ils "attendent depuis deux ans des éléments économiques et de prospective (...) pour trouver les alternatives concernant notamment la vingtaine d'emplois de la base nautique de La Mazure". Cette dernière, installée sur les rives du lac de retenue du barrage de Vézins, attire, selon les défenseurs des barrages, de nombreux pêcheurs et amateurs de sports nautiques.
Les écologistes soulignent, eux, que la reconquête écologique de la vallée "génèrera une activité économique, directe et indirecte, liée aux chantiers de démantèlement et de restauration du lit du fleuve, activité qui sera largement supérieure à celle de la base de loisirs de La Mazure".
/image%2F1111852%2F20150212%2Fob_411bfc_15092013307.jpg)