Un projet de barrage dans le Tarn ralenti par des opposants
Publié le 16 Mars 2014
Notre association SEVRE PROPRE 2015 milite pour la reconquête de la qualité des eaux. Pour elle la mauvaise qualité des eaux n'est pas du aux barrages ou chaussées, mais à l'apport de polluants dans les cours d'eau.C'est celà qu'il faut supprimer premièrement. Il y a 50 ans l'eau de nos rivières et retenues étaient propres, nous pouvions nous baigner sans problèmes liés à la pollution. Et que dire du comportement du ministère de l'écologie, des agences de l'eau, qui justifient la destruction de barrages dans la Manche et se taisent sur le projet de construction d'un barrage dans le Tarn.
Bon courage Le Président de SEVRE PROPRE 2015 : Alexandre Morisseau
Christiane Wanaverbecq (Bureau Sud-Ouest du Moniteur) | 11/03/2014 | 16:56 | Eau & énergie
José Bové s'était rendu sur le site le 28 février dernier pour soutenir les opposants
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> José Bové s'était rendu sur le site le 28 février dernier pour soutenir les opposants
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> Des opposants ralentissent le chantier de création d’un barrage d’une capacité de 1,5 million de m3 dans la forêt de Sivens, dans le Tarn, entré dans sa phase préparatoire.
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> Depuis l'expulsion le 27 février par les forces de l'ordre d'un mouvement d'opposition au barrage de Sivens (Tarn), justifiée par la préfecture du Tarn pour »permettre notamment la réalisation des mesures indispensables de protection de la faune prévues avant le début des travaux, que la présence des opposants rendait impossible jusqu’à présen", la mobilisation n'est pas retombée. Concessionnaire du projet sous maîtrise d'ouvrage du conseil général du Tarn, la Compagnie d'aménagement des coteaux de Gascogne (CACG) réalise les travaux préparatoires sous la garde de gendarmes. Ils doivent normalement se terminer d’ici à la fin mars.
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1,5 million de m3 d'eau
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> D'une capacité de retenir 1,5 millions de m3 d’eau pour irriguer les cultures alentours, l'ouvrage situé au pied de la forêt de Sivens, dans le nord-ouest du Tarn, est notamment contesté par le groupe Europe Ecologie/Les Verts. D’une dimension de 2 kilomètres de long et 250 mètres de large, il engloutirait 42 hectares de marais et prairies. Le maître d'ouvrage indique que l'ouvrage vise à garantir un niveau d’eau important l’été pour près de 200 agriculteurs du Tarn et du Tarn-et-Garonne. Le chiffre est contesté par les opposants au projet. Seulement une vingtaine d’agriculteurs en bénéficierait de ce barrage. « Ce projet est une aberration. Surdimensionné, il est carricatural d'une agriculture qu'il ne faut plus faire compte-tenu du réchauffement climatique. En effet, il doit servir à irriguer environ 300 hectares de cultures de maïs. De plus, la retenue va noyer la zone du Testet, une zone humide remarquable », a déclaré au Moniteur Guillaume Cros, président du groupe Europe Ecologie/Les Verts au conseil régional de Midi-Pyrénées. « Le projet, dimensionné au début des années 2000, est aujourd'hui inutile. Pourquoi ne pas construire une autre retenue, un peu plus haut dans la montagne et suffisante pour soulager certaines cultures. Nous réclamons un moratoire et un médiateur », ajoute-t-il.
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Moratoire
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> Guillaume Cros suit ainsi les recommandations du député européen José Bové qui s'est rendu deux fois sur site : une première fois à l'automne dernier et une seconde fois le 28 février. Lors de ce dernier passage, le député européen a déclaré vouloir saisir le ministère de l’Écologie.
> En parallèle, le "collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet" compte agir sur le plan juridique en saisissant le conseil d'Etat. En décembre dernier, le tribunal administratif de Toulouse avait rejeté son référé suspensif, contre l’arrêté interdépartemental du 3 octobre 2013, déclarant d’intérêt général le projet de réalisation de la retenue de Sivens et autorisant à ce titre les travaux.
> Selon la CACG, «conçu pour créer une réserve sur le bassin versant du Tescou, le projet s’inscrit dans une démarche rurale de ressources en eau et est nécessaire à la sauvegarde écologique du milieu au vu des usages multiples de l’eau sur ce bassin. Il s'inscrit également dans le Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) Adour – Garonne 2010-2015.
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Christiane Wanaverbecq (Bureau Sud-Ouest du Moniteur) | Source LE MONITEUR.FR
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