Panne restée trop discrete

Publié le 3 Août 2014

Bonjour,

Lesquels des deux nagent le plus en "eaux troubles", les hommes politiques ou les Barrages. Encore un exemple à propos de notre Usine d'eau potable de la Gauberdière à St Aubin de Terregatte, qui en dit long :

Nos éminents "araseurs" ont tout fait pour mettre en avant les défauts supposés des Barrages de la Sélune et justifier ainsi, leur démolition. Comme dit le proverbe : <<Quand on veut se débarrasser de son chien on dit qu'il a la rage>>.

En revanche les qualités, les bienfaits de ces édifices depuis 100 ans, tellement plus nombreux, tellement plus importants pour nos vies, ont été intentionnellement écartés.

Les Barrages décantent et filtrent l'eau. Tout en produisant de l'énergie, le brassage des turbines jouent un rôle d'oxygénation de celle-ci. En prévision de l'arasement des Barrages, il a été nécessaire de réaliser dans cette usine d'eau, un bassin de réserve et surtout de décantation d'eau. Cout prévisionnel 4555 000€ pour ce chantier curieusement baptisé "Optimisation de l'usine de la Gauberdière".

Le 11 Juillet 2012 en compagnie du préfet Colerat (voir article joint) coup d'envoi des imposants travaux, pour une inauguration programmée vers juillet 2013. Dépense de 4.555.000€ rendue nécessaire pour cause de destruction des Barrages. Destruction jugée par la population et d'autres, inutile et trop couteuse !!!!

Depuis le 1er Juin l'utilisation de ce système serait stoppée pour cause de dysfonctionnement. Eutrophisation de l'eau, Algues, Bactéries etc... due aux eaux stagnantes. Problèmes encore plus accentués, que ceux reprochés aux Lacs et dont les araseurs ce ont servi pour justifier leur suppression ???

La "désastre" va t-il durer encore longtemps ?

Des études et devis seraient en cours (reste à connaitre encore le cout) pour équiper cette réserve, d'un brasseur permettant de maintenir un taux d'oxygénation correct.

Autrement dit, après avoir cherché à reproduire à grands frais, une décantation identique à celle effectuée par les Barrages, on va aussi recréer (toujours à grands frais)un brassage d'eau identique a celui rempli par les turbines depuis 100 ans.

La différence étant que ce système de brassage se fera en dépensant de l'énergie, alors que les turbines font la même chose, mais en produisant de l'électricité.

Reste à espérer :

- Que des traitements chimiques n'ont pas été et ne seront pas essayés pour contourner discrètement ce "loupé" peu glorieux. Un de plus !

- Que les hautes études réalisées sur le démantèlements et l'après démantèlement (la sécurité des personnes et des biens, la protection des pollutions dans la baie, les créations d'emplois, l'exemplarité de l'aménagement de la vallée etc...) soient plus sérieuses et mieux "bordées" que celle menées pour cette extension d'usine...? Nous sommes vraiment en droit d'en douter ?

- Enfin, n'oublions pas dans tout cela, le périmètre de protection (achat de terrains, indemnisations des exploitants), pour la prise en eau de l'usine, située au "pont du bateau" à St Laurent de Terregatte. Ce périmètre de protection devrait passer de à peine 30 hectares aujourd'hui à environ 440 hectares, une fois les bienfaits des barrages disparus.

Louis Gontier

Rédigé par jojo

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article