Les barrages du Sud-Manche obtiennent un sursis

Publié le 18 Décembre 2014

Les barrages du Sud-Manche obtiennent un sursis
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Rédigé par jojo

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A
WWWWW<br /> Ça vaudrait la peine que l’association s’assure que les ouvertures faites par la ministre sont bien suivies d’effet : l’Etat, l’agence de l’eau et même EDF ont tellement intériorisé le discours antérieur « la suppression des deux barrages est inéluctable » qu’il y a un grand risque que personne ne fasse rien. <br /> Il faut d’abord à mon avis être très clair sur le fait que le dossier qui vient d’être soumis à enquête publique est largement insuffisant sur deux points en particulier : les coûts impliqués et la présentation des alternatives.<br /> Sur les coûts, le débat sur la transition énergétique a longuement écrit l’intérêt du développement de la production d’électricité au moyen des énergies renouvelables, sur le stockage, sur les STEP, etc… Ici, non seulement il s’agirait non pas de développement mais de la démolition d’ équipements existants depuis ¾ de siècle. Et de surcroît il s’agirait de supprimer une production disponible en pointe sans en expliciter complètement la valeur économique. Savoir si cette perte serait supportée par le consommateur d’électricité ou le contribuable est un sujet à débattre mais cette discussion viendra une fois qu’on aura dit quel est le montant. A défaut, il est trop facile de se limiter à constater que l’enjeu est modeste face à la production d’électricité nationale ou que la destruction de ces deux ouvrages serait une compensation politique au démarrage de Flamanville. Ces discours étaient déjà étranges il y a 10 ans mais sont très surprenants aujourd’hui. En tout cas, un dossier qui ne présente pas une vraie valorisation n’est pas une bonne base de discussion et n’aurait pas dû être mis à l’enquête. Il faut vite que de vrais chiffrages soient présentés : personne n’a intérêt à déclencher ce gaspillage qui viendrait s’ajouter aux conséquences de la suppression des plans d’eau et de la démolition des ouvrages. Personne non plus n’a intérêt à une procédure longue en contentieux pour insuffisance du dossier.<br /> Les alternatives ne sont pas non plus mises sur la table assez correctement : dans l’hypothèse proposée par Didier ANGER d’une prolongation de 25 ans, on devrait avoir dans ce calendrier le temps de mettre au point et de réaliser des ascenseurs ou équipements comparables permettant le franchissement des migrateurs, même si bien sûr rien ne sera parfait en 2050, ni sur ce point ni sur les autres fronts des questions de l’énergie. Qui a écrit des stratégies de développement avec un calendrier de ce type ?<br /> Une vraie valorisation de l’électricité est en plus indispensable pour la réflexion « coût/bénéfice » demandée par Ségolène ROYAL : actuellement, on ne discute ici que de la possibilité pour l’agence de l’eau ou l’Etat de trouver le moyen de financer la démolition, sans dire que c’est l’intérêt national de développer les EnR et le stockage qui conduit aux propositions de la stratégie de transition. Si on estime sans démonstration que la collectivité peut à bon compte démolir ici des installations amorties et bien intégrées dans la vie locale, où voudra-t-on construire demain un nouveau barrage ? Dans quel département trouverait-on un bilan avantages/inconvénients correct si on estime qu’ici la démolition est raisonnable ?<br /> Bien sûr, depuis 15 ans, beaucoup des acteurs, élus, ASN, EDF, France Nature Environnement, …, ont pris sur la Sélune des positions qu’ils ont tous du mal à réévaluer. C’est pourtant impératif pour répondre loyalement à la commande de la ministre. Il faut donc aider les uns et les autres à refabriquer des degrés de liberté. Quitte à prendre des conseils en Grande-Bretagne ou dans les pays scandinaves. Quitte à mobiliser des jeunes de manière un peu volontariste: les gamins et gamines ont aussi leurs cicatrices et leurs certitudes mais elles sont forcément différentes et personne ne refusera de parier sur la biodiversité…
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J
Bonsoir<br /> Ce soir sur FR3 normandie Michel Thoury a parlé du plan A et plan B, Mesdames et Messieurs à vos pianos pour me faire parvenir le lien
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