Réaction sur le changement de cap de l'Etat sur les barrages du Sud-Manche Par Sylvie Crochet,

Publié le 28 Février 2015

Réaction sur l'actu

Réaction sur le changement de cap de l'Etat sur les barrages du Sud-Manche

Par Sylvie Crochet,

En tant que Maire déléguée de Vezins, très attachée au maintien des Barrages et des Lacs, j'attendais avec impatience des nouvelles des expertises promises. Madame Royal ne me déçoit pas. Elle prend une décision courageuse et constructive, en cohérence avec la politique de transition énergétique qu'elle défend.

Les arguments multiples et étayés des élus, de l'Association des Amis Des Barrages, des groupes de soutien, et de la population, sont enfin pris en compte. Des alternatives à la destruction des barrages vont enfin être sérieusement étudiées. Le fait que le dogme prônant la destruction des barrages et des seuils, quel qu'en soit le prix (pour les populations et contribuables) soit mis en question par Madame la Ministre de l'Ecologie, du Développement Durable et de l'Energie est une bonne chose. Nous sommes tous d'accord pour que des mesures efficaces soient prises pour une amélioration de la qualité de l'eau et pour que les poissons migrateurs puissent accéder aux frayères et repartir ensuite en mer. En revanche, nous ne sommes pas d'accord pour qu'une gigantesque expérimentation se fasse « sur notre dos », sans que nous soyons consultés, ni informés. Le Conseil Scientifique du Patrimoine Naturel et de la Biodiversité rendu à Madame la Ministre le 2.02.2015 qui insiste sur : « l'intérêt scientifique considérable de ce projet car c'est la première fois en Europe qu'une rivière retrouverait un cours naturel, de la source à l'estuaire, après restauration ». Le CSPNB souhaite que les nombreuses connaissances acquises dans le cadre du programme scientifique de suivi soient rendues publiques". Dommage que tous ces scientifiques, et les politiques qui les ont écoutés, n'aient pas su prendre ce projet dans sa globalité. Ils auraient pu, alors, modifier leurs objectifs initiaux, et œuvrer avec les élus locaux pour le bien de tous.

Rédigé par jojo

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
T
Bonne analyse. L'engagement de Sylvie est remarquable. Il y a fort à parier que les dernières études faites en toute indépendance lui donnent raison. Ce serait une victoire du bon sens.
Répondre
C
L’argument de « la plus grosse opération de démonstration » est effectivement étrange : ça donne l’impression qu’on joue avec le bien commun et l’argent public… Quant à ceux dont le territoire et les emplois sont en cause, ils n’apprécient pas forcément le destin des souris blanches… ! Quant au fait que l’argent coule à flot pour toute étude sur ce projet d’expérimentation in vivo, est-ce bien raisonnable à l’heure de la recherche d’économies ?<br /> Je recommande la lecture d’une publication récente de Marie-Anne Germaine et Laurent Lespez (http://developpementdurable.revues.org/10525 ; DOI : 10.4000/developpementdurable.10525 ) : elle aide à comprendre les fautes de management venues de loin qui ont conduit à une situation où tout le monde pourrait bien être perdant ! Pourtant, rien n’est forcément perdu à condition <br /> -de retrouver la maîtrise des horloges tout de suite et pendant quelques années , <br /> -d’exfiltrer sans haine ni violence ceux qui ne doivent pas trop perdre la face ( par exemple via les renouvellements des élus de différents niveaux, les changements dans les administrations et établissements publics, la pédagogie vers le CSPNB,…),<br /> -de veiller à répondre aux impératifs nouveaux des énergies renouvelables, surtout celles qui sont mobilisables « en pointe »,<br /> -et, enfin et surtout, de se dire qu’on serait criminel de gaspiller des ressources rares : l’argent du pays et les emplois des jeunes…<br /> Amicalement
Répondre