Des centaines de poissons morts à la suite d’une pollution dans une rivière du Finistère

Publié le 28 Août 2020

Des centaines de poissons morts à la suite d’une pollution dans une rivière du Finistère

Des poissons morts par centaines : c’est la triste découverte faite jeudi 27 août 2020 dans la rivière du Naïc, à Querrien (Finistère). Le plan Pollution a été déclenché.

Hervé Malcoste, garde-pêche, présente trois truitelles fario mortes : « il y en a des centaines, mortes dans le cours d’eau » déplore-t-il. 
Hervé Malcoste, garde-pêche, présente trois truitelles fario mortes : « il y en a des centaines, mortes dans le cours d’eau » déplore-t-il.  | OUEST-FRANCE
 
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Le Naïc est un ruisseau qui naît à Guiscriff, traverse Lanvénégen et Querrien (Finistère), où il se jette dans l’Ellé. « C’est une maternité à truites et à saumons  ,annonce Gérard Carré, le garde-pêche de l’Agence de la pêche et de la protection des milieux aquatiques (APPMA).

Avec son équipe de bénévoles, il entretient régulièrement le cours d’eau pour y assurer la vie de la faune et de la flore. Mais depuis jeudi 27 août 2020, « tout y est mort sur 3 à 4 km, depuis le pont sur la D49, entre Lanvénégen et Querrien, et le moulin de Kerk ».

 

« Je n’ai jamais vu une telle hécatombe »

C’est un habitant de Kerivarc’h qui a donné l’alerte, dans la matinée. « Il y avait des centaines de poissons morts sur la rivière. Je suis né ici, mais jamais je n’ai vu une telle hécatombe », déplore le vieil homme, qui avertit le maire.

 

Vers 13 h 30, les deux garde-pêche Gérard Carré et Hervé Malcoste sont sur les lieux, remontent la rivière sur un kilomètre et constatent les dégâts. Ils déclenchent aussitôt le plan Pollution. Gendarmes, pompiers, Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM), Préfecture et Office français de la biodiversité (OFB) arrivent sur les lieux.

 

 

L’origine de la pollution reste inconnue

Pendant ce temps, et pour l’enquête, les deux garde-pêche ont rempli des sacs pleins de poissons morts. « Pour l’instant, on ne connaît pas l’origine de cette pollution », expliquent Marie-José Carlac, maire de Lanvénégen et Stéphane Cado, maire de Querrien. Il faut attendre les résultats de l’OFB.

 

Une chose est sûre, « le travail de quatre ou cinq ans est anéanti… On n’est pas près de retrouver de la vie dans le Naïc avant quelques années  , regrettent les gardes-pêches. L’enquête est en cours.

Rédigé par jojo

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