Sud-Manche : Vincent Bichon mise sur la « solidarité entre les territoires urbains et ruraux »
Publié le 28 Août 2020
Vincent Bichon est le quatrième vice-président à la communauté d’agglomération Mont-Saint-Michel-Normandie. Il est en charge de la politique de l’eau et des milieux naturels.
Maire délégué de la commune de Pontorson (Manche), adjoint de la commune nouvelle, Vincent Bichon est aussi vice-président à la communauté d’agglomération Mont-Saint-Michel-Normandie, en charge des milieux naturels, du littoral et de la politique de l’eau.
Et ce n’est pas une mince affaire puisque sa délégation regroupe de nombreux dossiers : restauration du bocage, contrats rivières, eau potable, stratégies entre le petit cycle de l’eau (cycle domestique) et le grand cycle (cycle naturel)…
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Seul l’assainissement a été délégué à Catherine Brunaud-Rhyn, 7e vice-présidente.
Il conserve ainsi de nombreux dossiers comme celui de la renaturation de la Sélune ou encore le réensablement de Saint-Jean-le-Thomas, dans le cadre du plan d’adaptation au changement climatique, avec comme but :
Faire plus de travaux, pour aller plus vite et avoir une meilleure qualité de nos milieux naturels en général.
Son élection à la politique de l’eau et des milieux naturels n’est pas sans lien avec son parcours.
C’est suite aux deux inondations qu’a connues Pontorson entre les années 1995 et 2000, qu’il s’est engagé dans la gestion des milieux naturels.
Depuis 2001, il est président du Syndicat mixte du Couesnon aval.
Sa place dans le syndicat l’a tout naturellement mené à la communauté de communes puis à la communauté d’agglomération, en 2014.
Pour sa réélection en 2020 à la communauté d’agglomération, Vincent Bichon souhaite prolonger ses projets, qui portent sur un territoire vaste et sur le long terme.
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On a un territoire avec une biodiversité très riche. Il faut le maintenir et le restaurer, pour les générations futures.
Ses ambitions vont également plus loin. Pour ce nouveau mandat à l’agglo, Vincent Bichon demande davantage de solidarité entre les territoires urbains et ruraux :
Il faut que les urbains mesurent les coûts qui incombent aux territoires ruraux. Le reste à charge final n’est pas assez partagé, les ruraux sont plus impactés dans la gestion des espaces naturels. Notre Établissement public de coopération intercommunale (EPCI) est le deuxième plus grand de France mais il ne reçoit pas autant de financements.
Pour citer un exemple, Vincent Bichon s’appuie sur la ville de Rennes, qui utiliserait près de 10 millions de m3 sur le Couesnon.
Les usages sont ainsi concentrés dans les milieux urbains, or la gestion de l’eau et des milieux naturels est plus coûteuse dans les zones rurales de par la faible densité de population.
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Ainsi, Vincent Bichon appelle avant tout « au volontariat, en amenant des financements en complément » pour soutenir les EPCI, dont le reste à charge financière des programmes d’eau équivaut à 20 %.
La vallée de la Sélune fait partie des autres projets de Vincent Bichon, qui espère bien « récupérer une belle vallée, avec une biodiversité typique du milieu ».
Des premiers tests ont été réalisés, en collaboration avec un agriculteur. L’idée étant de réimplanter deux à trois hectares d’herbe, gérés par l’agriculture, tout en développant l’écotourisme.
Ce serait un vaste espace entretenu par l’agriculture, un peu comme le marais de Sougéal.
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