Barrages : le détail des prochains travaux d'effacement
Publié le 26 Février 2014
Vendredi en matinée, Danièle Polvé-Montmasson, préfète de la Manche a présidé, à La Mazure, une réunion du comité local d'information des barrages de la Sélune. Une nouvelle fois, les points de vue divergent. La représentante de l'État souligne que dans la présentation d'études techniques il y a deux acteurs : EDF pour la Roche-qui-Boit et l'État pour Vezins. « L'ensemble des terrains noyés appartient à l'État. » Certains riverains contestent et se considèrent propriétaires.
Rémy Brun, chef de service environnement à la DDTM a détaillé, les étapes de l'opération d'effacement des ouvrages. « Compte tenu de son positionnement géographique et de la présence de sédiments contaminés, le secteur de l'Yvrande est le site de la première étape de travaux. Leur début est prévu fin 2014 pour s'achever en 2017 et aménagement de la vallée en 2018, en 2015 cote 52, l'accès sur les rives sera interdit de même que la pêche. Dans la destruction des barrages, 80 000 tonnes de béton seront concassées ainsi que 3 500 tonnes de métaux à Vezins et 21 000 tonnes de béton et 800 tonnes de métaux à la Roche-qui-Boit. »
Il souligne aussi « qu'une opération récupération de poissons peut être envisagée, mais il n'y a pas une grosse richesse de poissons dans le lac ». Le président de la société de pêche de Saint-Hilaire réplique : « Ils n'ont fait des recherches qu'en surface. »
Michel Gérard, maire de Poilley, estime qu'on ne s'intéresse qu'à l'amont des ouvrages mais pas en aval où il pourrait à l'avenir avoir des problèmes d'inondations. La préfète réplique qu'il ne faut pas comparer Quimperlé à notre région et que les barrages n'ont pas été édifiés pour prévenir les inondations. « Dans l'enquête publique vous aurez à le mentionner. Ce sont des données à prendre en compte. »
Maurice Orvain et Erick Goupil s'inquiètent du devenir de La Mazure : « Comment vendre les activités à partir de 2014 ? Qui va payer les pertes d'exploitation ? » Jean Bizet affirme que le Pays de la Baie n'a pas d'argent. Michel Thoury se montre optimiste mais ajoute que l'Agence de l'eau n'est pas une vache à lait, « pendant quelque temps la base de La Mazure va accuser un déficit de 250 000 € à 300 000 € annuellement ». Par la suite, la création d'un bassin du côté de ce site est envisagée.
/image%2F1111852%2F20150212%2Fob_411bfc_15092013307.jpg)
