Nourrir 9,5 milliards de personnes en 2050 : les solutions du ministère de l'Agriculture
Publié le 26 Février 2014
Oui, il sera possible de nourrir 9,5 milliards de personnes en 2050, estime le ministère de l'Agriculture dans un rapport. Mais pour y parvenir, il faudra notamment mieux gérer les terres et l'eau et probablement recourir aux OGM.
"Nous ne pourrons pas nourrir 9,5 milliards de personnes en 2050." Telle la première des cinq idées reçues sur l'agriculture, l'alimentation et les forêts que le ministère de l'Agriculture entend "[passer] au crible des connaissances actuelles pour présenter un point de vue documenté". Le rapport de 25 pages, daté de février 2014 et rédigé par le Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), conclut que "nous disposons des techniques et des ressources naturelles nécessaires pournourrir 9,5 milliards de personnes en 2050".
Il est "inexact" de dire qu'il sera impossible de nourrir 9,5 milliards de personnes en 2050, estime le ministère de l'Agriculture.
Terres et eau en abondance
Par ailleurs, il est aussi "inexact" de dire que nous allons manquer de terre. "Depuis 50 ans, la production agricole a été multipliée par un facteur compris entre 2,5 et 3", explique le CGAAER, précisant que"l'augmentation des rendements et l'intensité culturale y ont contribué pour 85%, l'accroissement des surfaces agricoles pour 15%". Or, il resterait, selon les sources, de 500 millions à 2,5 milliards d'hectares disponibles pour l'agriculture, alors que la surface actuellement cultivée est de 1,6 milliard d'hectares. Bien sûr, "ce potentiel est très inégalement réparti" et "un tiers des terres agricoles sont moyennement ou très dégradées", mais les terres nécessaires sont disponibles, assure le ministère.
De même, il est "globalement inexact" d'anticiper un manque d'eau, indique le rapport qui explique qu'il s'agit d'une ressource abondante, mais "fort mal répartie". Il convient donc de mieux gérer la ressource et de maintenir les droits et l'accès à l'eau des populations rurales, estime le ministère qui met en avant le dialogue entre acteurs pour y parvenir. De même, les pratiques agro-écologiques et l'amélioration de l'offre par le stockage de l'eau offrent des solutions.
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