Barrages : Michel Thoury veut toujours leur arasement - Saint-Hilaire-du-Harcouët
Publié le 18 Mars 2012
Lundi après-midi, à l'Espace Saint-Hilaire, le syndicat mixte du bassin de la vallée de la Sélune (ex-Sage) a tenu son assemblée générale sous la présidence de Michel Thoury. La quasi-totalité des élus concernés étaient là, sauf ceux de Ducey et Isigny-le-Buat.
Car le Sage, c'est aussi les barrages du sud-Manche et le sort qui leur sera réservé. Michel Thoury a souhaité préciser la position de la Commission locale de l'eau (CLE) à ce sujet. La CLE a pour mission de veiller sur le patrimoine aquatique de cette vallée de la Sélune et sur son devenir. Dans ce contexte, les barrages ne sont qu'un « élément » d'un programme général estimé à 25 millions d'euros. « Plus de 20 millions sont déjà engagés aujourd'hui. »
La CLE a rendu un avis favorable à l'arasement des barrages. Cet avis a été transmis au préfet en 2007. En 2008, le Grenelle de l'Environnement a décidé que, pour protéger la biodiversité, certains ouvrages devraient être revus et corrigés. « Les parlementaires ont eu connaissance de cette décision et de ses conséquences. Ce dès 2008. »
L'État, a rappelé Michel Thoury, est lié par le Grenelle de l'Environnement : « Ce sont des engagements internationaux. Prenons le plan anguilles, elles viennent grossir dans nos rivières, les saumons, eux, viennent y frayer. À cet égard, la Sélune, la Sée, le Couesnon sont des rivières majeures ».
Pour lui, l'arasement des barrages doit être « exemplaire sur tous les plans et prendre en compte toutes les conséquences directes et indirectes : fonctionnement de la rivière demain, études sur les boues, renaturation de la vallée, de Saint-Hilaire à l'estuaire dans la baie. L'État souhaite que les élus s'investissent dans ce projet. Je regrette qu'on ait pris un tel retard. On avait conseillé un projet d'accompagnement, les mobilisations contre l'arasement ont fait que... Même le projet concernant La Mazure n'a pas été présenté, il est grand temps d'y travailler tous et tous ensemble ».
Les mesures compensatoires ? Elles sont d'abord financières : « On injecte 40 millions d'euros en zone rurale, dans un projet de territoire qui réunit les quatre cantons de Saint-Hilaire, Saint-James, Ducey et Isigny. Si les gens n'y voient pas une opportunité, c'est à désespérer. Ce projet est financé à 100 %. Pourquoi ne pas monter une structure de gouvernance avec le regroupement des communautés le long de la Sélune : Saint-Hilaire Isigny, Ducey Saint-James et, pourquoi pas Pontorson ».
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