L'agriculture et l'eau au cœur des discussions de la Conférence environnementale
Publié le 20 Septembre 2013
L'agriculture devrait être au cœur des discussions de la table ronde de la Conférence environnementale consacrée à l'eau. Agriculture intensive, irrigation, nitrates et phytosanitaires posent en effet question.
La politique de l'eau est au menu de la table ronde n° 3 de la Conférence environnementale qui s'ouvre demain. Les grands ordonnateurs en seront le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll et le ministre chargé du développement Pascal Canfin.
Le programme officiel ? Les moyens d'atteindre les objectifs de bon état des masses d'eau fixés par la directive cadre sur l'eau (DCE), la question de savoir comment assurer une bonne interaction entre la politique de l'eau et les autres politiques, et enfin la question de la gouvernance. L'agriculture devrait toutefois être omniprésente, comme le montre d'ailleurs le choix du ministre chargé de présider cette table ronde.
Réserver l'irrigation là où elle est indispensable
Le rendez-vous de la Conférence environnementale consacré à l'eau s'inscrit dans le cadre d'une évaluation de la politique de l'eau qui a donné lieu à plusieurs rapports. Le premier, réalisé par un certain Philippe Martin, portait sur la gestion quantitative de l'eau en agriculture. Il proposait une adaptation de la réglementation afin de faciliter la création des retenues collinaires et l'irrigation.
"C'est un rapport à charge contre l'environnement qui fait le jeu des irrigants malgré les changements climatiques", estime Benoît Hartmann, porte-parole de France Nature Environnement (FNE) qui précise que seulement 3% des agriculteurs sont des irrigants. Il ne s'agit pas d'interdire l'irrigation, ajoute-t-il, mais de la réserver pour les usages pour lesquels elle est indispensable, c'est-à-dire l'arboriculture et le maraîchage, plutôt que d'irriguer nuit et jour des champs de maïs, dont la culture n'est pas adaptée à notre climat. Les investissements très importants réalisés par les irrigants dans des matériels plus performants ne doivent pas être oubliés, rétorque la FNSEA.
En toute état de cause, il est fort probable que le discours du ministre de l'Ecologie d'aujourd'hui ne soit pas le même que celui du député du département du Gers d'hier, un département "marqué par le poids de son activité agricole". Philippe Martin a d'ailleurs affiché, à l'occasion de la présentation de la Conférence le 11 septembre dernier, sa volonté de "prendre du recul" par rapport à cette table ronde.
L'agriculture, principale source des pollutions diffuses
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