Nucléaire : des mesures pour Flamanville
Publié le 9 Novembre 2012
Cela va se traduire par des actions. Elles sont destinées à renforcer la protection des centrales contre les agressions externes. « Il faudra limiter au maximum les rejets en cas d'accident grave », précise Alain Morvan, directeur de la centrale manchoise. Mais aussi «renforcer l'organisation de crise sur les sites et au niveau nationalé ».
A Flamanville, cela va se traduire par plusieurs mesures. « Nous avons constaté la fragilité des moyens de communication externe. » Par conséquent, un téléphone satellite équipera désormais la salle de commande. Un ingénieur spécialisé dans le plan d'urgence interne est déjà embauché. Et un second ingénieur dédié aux risques sismiques est en cours de recrutement.
Côté matériel, la centrale sera équipée d'un diesel « d'ultime secours » qui garantira un apport en eau pour le refroidissement des deux réacteurs. Il y aura aussi une pompe autonome à moteur thermique, et des moyens de conduite des piscines. Le tout sera installé dans un bâtiment indépendant, protégé de l'ensemble des agressions.
Autre grosse amélioration, celle du centre de crise local. Il s'agit de construire un bâtiment d'une surface au sol de 1 000 m2. Une sorte de tour de contrôle installée sur la falaise, au-dessus des installations. « La livraison est prévue pour l'été 2016 », assure Alain Morvan.
En cas d'accident grave, Flamanville pourra aussi compter sur la Farn, la force d'action rapide nucléaire. Quatre centres seront installés en France. Ils disposeront de moyens lourds, et pourront intervenir en moins de 24 heures. Le plus proche se situe en Seine-Maritime, à la centrale de Paluel.
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