vezins et la-roche-qui-boit menaces de suppression

Publié le 19 Novembre 2010

 

VEZINS ET LA-ROCHE-QUI-BOIT MENACES DE SUPPRESSION

 

Les barrages de la Roche-qui-Boit et de Vezins ont été mis en service en 1920 et 1932 dans le Sud Manche. Ils sont situés sur le cours de la Sélune qui se jette dans la baie du Mont Saint Michel, comme le Couesnon et la Sée.

Pendant la deuxième guerre mondiale, leur production électrique a aussi été utilisée pour approvisionner l’arsenal de Cherbourg et le mur de l’Atlantique.

Aujourd’hui, cinq minutes suffisent pour déclencher une production d’électricité suffisante pour alimenter huit à dix mille personnes, soit l’équivalent d’une ville comme Avranches (50300).

Le lac de retenue de Vezins s’étend sur 19 Km pour environ 72 Ha et un volume de 20 Millions de M3 d’eau. Chaque année, la vallée verdoyante et boisée accueille de très nombreux visiteurs grâce aux différentes structures qu’elle abrite : la base de la Mazure (20.000 nuitées), le parc de l’Ange Michel (90.000 entrées) ou le village de gîtes le Bel-Orient (1.850 journées). On y pratique de nombreuses activités nautiques et de loisirs (canoë-kayak, randonnée, escalade, photographie, peinture, tir à l’arc…). Le plan d’eau est notamment utilisé pour l’entraînement des sapeurs pompiers ou encore des chiens de sauvetage et il constitue une importante réserve destinée à l’alimentation en eau potable.

Mais c’est aussi le paradis des pêcheurs qui viennent taquiner perches, tanches, brochets, silures, carpes, sandres, anguilles et autres poissons blancs.

 

Le 13 Novembre 2009, Madame Jouanno, actuelle Secrétaire d’Etat à l’écologie en visite à Lisieux (14) annonce que la concession d’EDF ne sera pas renouvelée et que les barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit seront « effacés ».

Cette décision s’appuie sur l’avis rendu par la CLE (Commission Locale de l’Eau) et correspondrait aux exigences du Grenelle de l’Environnement.

Coût estimé des différentes opérations : 290 Millions d’Euros

 

 

Les raisons invoquées sont le rétablissement de la qualité de l’eau (prôné par la CLE) et celui de la circulation des poissons migrateurs (décidé par le Grenelle de l’Environnement).

 

La qualité de l’eau :

Force est de constater que la Sélune et ses lacs de retenue sont touchés par la pollution, tout comme les autres fleuves et rivières de France. Les teneurs en nitrates ne cessent d’augmenter, les phosphates (simplement présents à l'état de traces en 1961) atteignent des concentrations supérieures à 0,3 mg/l (c’est le phosphore qui conduit à l’eutrophisation des lacs en été et au développement des cyanobactéries produisant des cyanotoxines potentiellement dangereuses pour l’homme et la faune sauvage). Des pesticides sont également présents. La teneur en azote des eaux des retenues a été multipliée par 10 au cours des vingt dernières années. La qualité des eaux du lac de Vezins s'est particulièrement détériorée en ce qui concerne la prolifération des algues, la teneur en oxygène, l’augmentation des sédiments et leur enrichissement en éléments toxiques. Et les matières en suspension contribuent à l’envasement des retenues d’eau…

Un bien triste constat que nous livrent le rapport N°93-137 du CGPC et celui du SAGE Sélune de 2007.

 

 

 

 

Mais d’où vient cette pollution ? Doit-on considérer que les lacs en sont responsables ?

La Sélune reçoit les eaux usées de 37 stations d’épuration domestiques (pas toutes aux normes) censées traiter correctement les matières en suspension et les matières organiques, mais très mal les matières azotées et le phosphore qui provient en majorité des rejets urbains et industriels. L’agriculture et l’élevage constituent les principales sources de pollution en azote. La gestion des effluents d’élevage, des cultures (maïs notamment) sont les points les plus problématiques. De plus, les pesticides utilisés, comme l’atrazine, sont rémanents. Par ailleurs, la descente du bétail au cours d’eau détériore la qualité bactériologique et augmente les quantités de matières en suspension. Les pratiques culturales favorisent le ruissellement au détriment de l’infiltration. L’imperméabilisation générale et l’urbanisation des zones inondables augmentent le risque de dommages, tandis que l’abandon d’entretien des rivières (à la charge des riverains) et les travaux parfois inadaptés nuisent à l‘écoulement ou au stockage des eaux excédentaires.

 

La pollution provient donc de l’amont et celle qui est constatée dans les lacs de retenue n’en est que la conséquence.

Les ouvrages remplissent le rôle de filtres et de bassins de décantation permettant de retenir une grand partie, sinon la majorité des sédiments pollués. L’arasement des barrages n’aurait donc aucun effet bénéfique sur l’amélioration de la qualité des eaux. Bien au contraire, car leur suppression permettrait le libre écoulement des sédiments vers l’aval et jusque dans la baie du Mont Saint Michel, alors que des centaines de millions d’euros ont déjà été dépensés pour tenter de rétablir le caractère maritime du Mont et stopper l’envasement de sa baie.

Quel serait alors le devenir du projet Natura 2000 et du « parc marin » actuellement en création ?

Comment réguler le débit de la Sélune en période de crue pour éviter les dégâts liés aux inondations saisonnières ?

Et, sachant que la plupart des captages de surface révèlent des teneurs en nitrates supérieures à 70 mg/l, Où trouver une réserve capable d’alimenter la population en eau potable ? A quel prix ? Aux frais de qui ?

 

La circulation des poissons migrateurs :

« La suppression des barrages et la restauration de l’axe migrateur majeur qu’est la Sélune permettront au saumon et à l’anguille de multiplier par 4 leur aire de colonisation sur le

bassin de la Sélune. » (Rapport du SAGE Sélune 2007)

On peut raisonnablement concevoir la possible existence de frayères en amont de la Roche-qui-boit, ce qui pourrait expliquer qu’une échelle à poissons fût mise en place dès la construction de l’ouvrage en 1919.  Mais rien n’atteste la présence du saumon à cette époque et en amont de l’actuel barrage de Vezins. Et il est à craindre que le peu de candidats potentiels à la remontée ne soit découragé par la médiocre qualité des eaux…

Aux dires des pêcheurs eux-mêmes, la diminution du nombre de captures s’accélère d’année en année, et plus particulièrement sur la Sée qui ne comporte pourtant aucun barrage. La Sée serait-elle donc plus polluée que la Sélune ?

La raréfaction des saumons n’est ni une spécificité locale ni une particularité régionale. C’est malheureusement un phénomène qui dépasse nos frontières.

Les anguilles étaient jugées indésirables dans nos cours d’eau jusque dans les années 70 où l’on organisait des pêches électriques pour les en extraire. Il y a fort à penser pour que la sécheresse de 1976  soit pour beaucoup dans leur quasi disparition, car c’est depuis cette époque qu’on a constaté une diminution très sensible de leur nombre. On doit néanmoins constater que, contrairement aux saumons, elles n’ont pas été gênées par  les barrages pour remonter le cours de la Sélune entre 1919 et 1976…

Pourquoi considérer les barrages comme un obstacle à l’anguille en 2010 ?

 

Mais, en dehors de toutes ces considérations, la « libre » circulation des poissons migrateurs fait l’unanimité, tout comme le rétablissement de la qualité de l’eau.

 

Pourquoi ne pas envisager la mise en place de passes à poissons efficaces ?

 (Le Conseil Général de la Manche avait même proposé de financer l’étude d’un projet de création d’une rivière artificielle)

Pourquoi ne pas commencer à rétablir la qualité de l’eau en faisant un effort substantiel pour améliorer la situation actuelle en amont?

Cela nécessiterait une diminution sensible de l’emploi des polluants que sont les pesticides, les phosphates, les nitrates et autres produits nocifs. Et sans craindre d’avoir à s’opposer au lobbying de puissants industriels.

 

Mais quel que soit le coût de ces mesures, il serait bien loin d’atteindre les montants très  approximatifs annoncés pour financer la suppression, l’arasement ou la destruction des barrages et une hypothétique  « renaturation » du site.

 

En tout état de cause et en supposant la suppression des barrages, le retour de la vallée à son état « originel » serait parfaitement illusoire si l’on considère les millions de tonnes de sédiments et de vase pollués qui s’y sont accumulés. Leur extraction et (ou) leur retraitement étant notoirement et scientifiquement impossible.

 

En presque un siècle, la nature s’est organisée autour et dans les lacs en adaptant l’écosystème. La vallée renferme une faune sauvage très riche et diversifiée (canards, hérons, cormorans, balbuzards, écureuils, martins-pêcheurs, biches, chevreuils…) et les eaux sont très poissonneuses.

L’homme s’est lui-aussi adapté à un environnement qui fait vivre  les propriétaires de gîtes, de chambres d’hôtes, les petits commerces ruraux et les boutiques concernées par la pêche.

Ces rivages enchanteurs ont vu fleurir leurs berges en amont comme en aval de maisons et de cabanons en tout genre, menacés d’aucune sorte par un quelconque risque de rupture des barrages régulièrement contrôlés par la DRIRE et qui sont entretenus et  maintenus dans un état irréprochable.

Le barrage de Vezins a été construit par l’ingénieur Albert Caquot. C’est un ouvrage à contreforts et à voûtes multiples qui mérite d’être classé au titre du patrimoine. Un dossier a été déposé à cet effet à la DRAC de Basse-Normandie.

 

Selon G. Huet, député et maire d’Avranches, cette décision serait le résultat d’un marché passé entre le gouvernement et les partis écologistes. L’arasement des barrages constituant à la fois un exemple et le prix à payer par l’Etat en échange de la présence des écologistes au Grenelle de l’Environnement.

 

La suppression, l’arasement ou la destruction des barrages de Vezins et la Roche-qui-Boit serait sans aucun doute un acte lourd de conséquences, tant sur le plan écologique qu’économique, en allant à contresens des objectifs recherchés.

 

 

 

Rédigé par jojo

Publié dans #Nos arguments

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
<br /> <br /> Encore une fois,cher monsieur, l'activité agricole en matière de pollution n'est pas spécialement pointée du doigt. Ou c'est de l'obstination, ou celà vous touche<br /> personnellement auquel cas ce ne serait pas compréhensible au vu de ce que vous "espèrez" voir suite à l'arrasement des barrages.Parlons un peu des zones humides, des prairies, dans<br /> lesquelles se stockait l'eau dans le passé. La plupart ont  été et sont encore asséchées par des kilomètres de drains qui envoie l'eau à grande vitesse dans les ruisseaux et rivières. On a<br /> supprimé haies, talus, fossés. On a bétonné à fond dansles villes et petites communes ave des busages énormes. Vous ne croyez pas que tout çà  fout en l'air l'hydromorphologie des cours<br /> d'eau lorsqu'il y a des précipitations? Et tout çà restera et continuera avec ou sans barrages. La seule différence, c'est qu'on ne pourra plus contenir, au moiins un certain temps, l'eau qui<br /> déferlera vers l'aval, pour ne citer que DUCEY ou POILLEY qui connaissent déjà des problèmes d'innondations! Où sont les études d'impact sur ce sujet? En l'état actuel des choses, on en a pas<br /> entendu parler. Dans ces conditions, on ne peut pas parler de restauration des cours d'eau puisqu'ils ne retrouveront pas leur caractère d'origine du fait de toutes ces modifications, et<br /> personne n'est en mesure de dire ce qu'il se passera, quels comportements ils auront. Actuellement, au moins on sait où on en est et onpeut apporter des améliorations quand on veut bien s'en<br /> donner la peine! Maintenant, les contraintes , les enjeux de toutes sortes, les intérêts....Vous oubliez aussi de parler des frayères à saumons actuelles, situées en aval des barrages, qui eux<br /> sont oéprationnelles, en tous cas, encore cette année, le saumon était bien présent aux dires des pêcheurs eux mêmes. Ils s'accomodent bien des barrages qui pour l'heure, leur permet d'avoir une<br /> qualité d'eau correct, je parle en dessous du barrage de la Roche qui boit. VEZINS retient quand même les sédiments et autres pour l'heure. Donc, après, on ouvre les portes et on détruit tout!<br /> Adieu saumon! Et nos saumons ont-ils besoins de 18 kms de "rivière" polluée en plus pour frayer. Le fraye s'opère bien actuellement vu les prises de poissons, sinon ils ne reviendraient pas....<br /> Enfin, pour ne pas parler saumon, il ya aussi des points de captage pour l'eau distribuée dans le réseau. Il ne faut pas oublier qu'il n'ya casiment pas de nappes phréatiques dans cette région,<br /> et on peut douter de la qualité de l'eau qui les compose. Les lacs sont une réserve d'eau importante pour la région.<br /> <br /> <br /> Pour finir, car il y  a tant à dire, c'est tout une populaltion locale et tout une économie qui va faire les frais de l'idéologie de certains car il est toujours plus facile ou<br /> nostalgique de rêver sur le passé, de retour aux sources....<br /> <br /> <br /> Ne soyez pas trop impatient de voir ce qu'il se passera, car de la façon où est géré ce dossier, il y  a des chances que ce soit plus l'exemple qui compte que vos attentes....<br /> Malheureusement!<br /> <br /> <br /> Respectueusement et sans racune<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
W
<br /> <br /> Pour ce qui est des agriculteurs, je ne les dédouane pas de leurs responsabilités. Mais conserver le barrage n'arrange en rien les apports, qu'ils soient industriels, agricoles, ou simplement dû<br /> à l'assainissement. Pointer du doigt les conséquences de l'activité agricole ne fait pas avancer le débat.<br /> <br /> <br /> Les Syndicats Mixtes des SAGE travaillent pour la plupart sur la résolution des problèmes d'érosion des sols, celui de la Sélune le fait à ma connaissance. Il faut laisser le temps au temps. Pour<br /> les contaminants, j'attends avec impatience les résultats des campagnes d'analyse des PCB réalisée par l'ONEMA. Tous stocker à l'amont de l'ouvrage est-ce la meilleure solution ? Le devenir de<br /> cette accumulation ? (questions ouvertes)<br /> <br /> <br /> Ensuite pour parler des passes à poissons, sujet qui m'est cher, dire qu'elles fonctionnent n'est vraiment pas (pour le coup !!!) crédible.<br /> <br /> <br /> Soit, on constate des remontées avec des passes, et en plus on peut les compter ! Chouette !!! Seulement le retard à la migration induit par l'obstacle à la montaison est indubitable, tout comme<br /> l'efficacité nettement moindre qu'en l'absence d'obstacle. Je vous conseille de rechercher un peu les quelques dizaines de rapports de LOire GRAnd Migrateur ou de MIGADO pour ne citer qu'eux,<br /> traitant du sujet et démontrant par des campagnes de radiopistage, l'impact des ouvrages sur la migration vers l'amont.<br /> <br /> <br /> Pour réagir de nouveau à vos propos (les zones à l'amont de l'ouvrage sont complètement colmatées), je poserais une nouvelle question : c'est mieux de les laisser à l'état actuel sans<br /> possibilités d'amélioration, ou de laisser la chance à la rivière de se refaire une santée sur le long terme, en décolmatant naturellement les radiers potentiellement colonisables par l'effet des<br /> vitesses d'écoulement enfin caractéristiques de ces cours d'eau salmonicoles ? (nouvelle question ouverte)<br /> <br /> <br /> enfin je finirais par la même conclusion que précédemment. Je comprend votre point de vue. Vous défendez vos intérêts (pêche dans le lac, activités économiques liées au lac, notion de patrimoine<br /> barrage [notion relative], prétexte de protection contre les inondations, stockage des polluants etc...) et c'est tout à fait normal.<br /> <br /> <br /> Seulement je ne doute pas que vous percevez très clairement le caractère anthropisé du site, pour partir sur des grandes notions, l'antagonisme avec la notion de naturalité. Une rivière est faite<br /> pour vivre, bouger. L'hydromorphologie des cours d'eau est sans cesse matraqué depuis des dizaines, voire centaines d'années et l'essors de l'activité hydroélectrique. Je suis heureux des<br /> objectifs européens de restauration des cours d'eau et du désimpactage total (écologique ET sédimentaire) des ouvrages prônés par nos Agence de l'Eau.<br /> <br /> <br /> Les quelques armes réglementaires visant à cela sont une première étape (L214-17; Plan Anguille définissant des ouvrages prioritaires [ même si cela ne représente pas un levier réglementaire en<br /> tant que tel), L432-6 [ qui traine depuis trop longtemps]. La prise de conscience de nos élus accompagnée de décision telle que l'arasement des ouvrages de Vezins et de la Roche qui boit est<br /> courageuse ET nécessaire. L'impact de ces premiers grands arasements à l'échelle française (et européenne ???) devra être bien évaluer pour ne pas empêcher d'autres projets aussi ambitieux de<br /> voir le jour.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> J'attends avec impatience...<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
W
<br /> <br /> Vous êtes des sacrés rigolos !!<br /> <br /> <br /> "Stoppons la pollution" : les agriculteurs vont êtres comptant de savoir qu'ils sont largement pointés du doigts alors qu'ils connaissent une crise sans précédent.<br /> <br /> <br /> "Mettons une passe à poissons" : efficacité pour le franchissement des poissons très limitée ce qui implique un coût exhorbitant pour le nombre de saumons qui passerons à l'amont; sans barrage,<br /> soyez sûr qu'ils remonteront et trouverons des zones de reproduction bien plus vastes. A parier que les populations remonterons rapidement une fois l'amont désentravé...<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> j'en passe car vous n'êtes vraiment pas crédible, même si je comprends votre point de vue et que même si je ne vais absolument pas dans votre sens, vous avez le mérite de défendre votre point de<br /> vue et vos intérêts.<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
J
<br /> <br /> PRIMO :Cette personne est légèrement hors sujet, je ne vois pas ce que la crise vient faire là dedans, d'ailleurs, pour info,<br /> tout le monde la subi.<br /> <br /> <br /> SECUNDO: Si l'on tient compte de ce commentaire, celà reviendrait à dire que les agriculteurs ne doivent pas être<br /> <br /> <br /> "égratignés" et peuvent faire ce qu'ils veulent en égard à la situation de crise que nous subissons tous! A croire que c'est un monde privilégié<br /> alors?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Mais, revenons au sujet qui nous intéresse.<br /> <br /> <br /> "Stoppons la pollution"": Il est évident que celà concerne toutes le formes de pollution ( humaines, industrielles<br /> etc...), tous les rejets de la société qui partent dans la terre, puis sont transportés par les ruissellement  vers les cours d'eau et terminent leur voyage dans la mer.<br /> <br /> <br /> En ce qui nous concerne, les milliers de M3 de sédiments, boues et autres qui sont stockés dans le lac de VEZINS, sont issus de ces formes de<br /> pollution venant de l'amont des barrages. C'est tout ce qu'il y a de plus logique, je n'ai encore jamais vu des matières remonter vers l'amont des cours d'eau!<br /> <br /> <br /> "Mettons une passe à poissons":<br /> <br /> <br /> Pour ce qui est de mettre une passe à poissons, çà fonctionne bien sur des ouvrages plus importants que le barrage de vezins. il y a<br /> même des ascenseurs à poissons , qui permettent de recenser précisément le nombre de saumons qui remontent!<br /> <br /> <br /> Dire que des échelles à saumons ont un coût exhorbitant !<br /> <br /> <br /> Que dire alors des centaines de millions d'euros qui vont être dépensés dans cette utopie?<br /> <br /> <br /> De plus, les boues et sédiments ne seront pas enlevés et s'écouleront tranquillement vers l'aval pour aller colmater les frayères<br /> actuelles. Inutile de préciser qu'un saumon ne vit pas dans cette environnement pourri, et qu'il ne remontera encoremoins le lit boueux de l'ex-lac sur 18 kms! C'est de la pure fabulation et je<br /> ne vois pas comment on peut apporter de la crédibilité à de tels propos!<br /> <br /> <br /> A noter que pour l'heure, les pêcheurs de saumons de la Sélune qui représentent 2 % de l'activité pêche, ont le bonheur de prendre du saumon,et<br /> ce, avec le barrage en place.<br /> <br /> <br /> Alors, pourquoi détruire ce milieu?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Pascal<br /> <br /> <br /> <br />