le mot du président

Publié le 19 Novembre 2010

Le mot du président

 

De nombreux sympathisants ainsi que la plupart de  nos élus ont exprimé leurs craintes et leurs interrogations en participant à l’Assemblée Générale des ADB du 14 Octobre dernier. 

Fort de l’inquiétude croissante suscitée par l’annonce de la suppression des Barrages de Vezins et de la Roche-Qui-Boit, le nouveau Bureau a défini des objectifs ambitieux pour l’exercice 2011.

Les Amis Du Barrage ont décidé de mener une politique d’ouverture et de rassemblement destinée à fédérer l’ensemble des habitants du Sud-Manche et de leurs élus autour d’un projet visant à infléchir la décision gouvernementale annoncée par l’ex Secrétaire d’Etat à l’Environnement. Les incertitudes qui pèsent sur les conditions et les conséquences de l’arasement programmé des barrages sont nombreuses, alors que la décision des pouvoirs publics semble avoir été prise dans la hâte, sans que « l’après barrages » ne soit écrit.

La suppression, l’arasement ou l’effacement des barrages de Vezins et la Roche-Qui-Boit serait sans aucun doute un acte lourd de conséquences, tant sur le plan écologique, économique que sécuritaire en allant à contresens des objectifs recherchés qui font pourtant l’objet d’un très large consensus.

La libre circulation des poissons migrateurs, le maintien d’une réserve d’eau suffisante, l’amélioration de la qualité de l’eau, la régulation du débit de la Sélune et la production sécurisante d’une électricité « propre » constituent des éléments essentiels qui sont de nature à favoriser la préservation de notre vallée et celle de la baie du Mont St Michel, tout en allant dans le sens du maintien, même provisoire, de nos barrages et de nos lacs…

 

 

Rédigé par jojo

Publié dans #Qui sommes nous

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C
<br /> <br /> tout d'abord, une petite leçon de courtoisie : quand on commente un message, on commence par Bonjour, c'est la moindre des politesses ! on peut avoir des avis divergents cela n'empêche pas un<br /> minimum de civisme !<br /> <br /> <br /> pour en revenir à vos arguments, pouvez-vous les étayer car ils sont un peu fades et cela ressemble beaucoup à de la redite d'idées préconsues issues de salons de thé parisiens. Le fait d'être<br /> rétrograde dans vos propos ne fait pas avancer le dossier car où sont vos solutions, propositions, je ne vois rien ....<br /> <br /> <br /> a votre clavier et revenez nous si possible avec des arguments, cette fois ci, dignes d'être lus, écoutés, analysés et discutés<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> a vous lire<br /> <br /> <br /> <br />
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W
<br /> <br /> arguments que vous enoncez pour le maintien des barrages :<br /> <br /> <br /> "la libre circulation des poissons migrateurs" : est-ce une blague ?<br /> <br /> <br /> "le maintien d'une réserve d'eau" : même polluée vous la voulez ?<br /> <br /> <br /> "l'amélioration de la qualité de l'eau" : depuis quand un ouvrage joue un rôle dans le récyclage d'éléments néfastes à la qualité de l'eau ? les carpes du lac ?<br /> <br /> <br /> "la régulation des débits" : l'artificialisation est le mot plus appropié.<br /> <br /> <br /> <br />
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J
<br /> <br /> Merci d’alimenter le modeste blog des rigolos que nous sommes par vos réflexions dont certaines sont pertinentes mais parfois<br /> empreintes d’un irréalisme flagrant.<br /> <br /> <br /> Car nous sommes dans la « vraie vie » et, par définition, c’est la présence même de l’homme sur la planète qui génère<br /> inévitablement un processus d’anthropisation. Les populations humaines modifient et transforment l’environnement naturel par leurs pratiques culturales, l’élevage, l’urbanisation, la<br /> déforestation et l’activité industrielle. C’est un état de fait. C’est ainsi que nos aïeux ont construit les barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit pour répondre à leurs besoins croissants en<br /> énergie et pour tenter de limiter les effets dévastateurs des crues répétées de la Sélune (notamment à la hauteur de Ducey). L’augmentation exponentielle des rejets polluants, qu’ils soient<br /> industriels, agricoles ou domestiques, nous a conduit à la situation préoccupante que nous connaissons aujourd’hui. L’heure n’est pas à la vaine désignation de coupables éventuels, mais à une<br /> réaction commune visant à prendre les mesures nécessaires pour inverser le phénomène. Même si les décisions qui ont été prises à différents niveaux montrent une réelle volonté d’aboutir, elles<br /> sont trop souvent hâtives, incohérentes voire dangereuses quand elles ne sont que le piètre résultat de marchés politiques.<br /> <br /> <br /> Personnellement, et au risque de vous surprendre, je ne serais pas opposé à ce que l’on envisage à plus ou moins long terme de<br /> supprimer, d’araser ou d’effacer nos barrages.<br /> <br /> <br /> Je ne suis pas pour autant persuadé qu’il faille mettre la charrue avant les bœufs, pas plus qu’il soit nécessaire de commencer par la<br /> fin. Vous avez raison d’écrire que le fait de conserver les barrages n’empêcherait pas l’arrivée de sédiments pollués car ils viennent de l’amont. Les ADB n’ont jamais prétendu le contraire, pas<br /> plus qu’ils ne « pointent du doigt » une activité particulière quelle qu’elle soit. Nous ne défendons pas « nos intérêts », mais ce que l’on considère comme étant l’intérêt<br /> public.<br /> <br /> <br /> Ce n’est donc pas en nous faisant un mauvais procès d’intention que vous ferez avancer le débat.<br /> <br /> <br /> Les barrages ont pour effet, entre autres, de retenir une grande partie des éléments polluants. Ils servent de bassins de décantation<br /> et ils agissent comme des filtres en limitant la pollution de l’aval. La qualité de l’eau est d’ailleurs indéniablement meilleure en aval qu’en amont. La suppression des lacs aurait pour<br /> conséquence une pollution immédiate de l’aval, jusqu’à la baie du Mont Saint Michel. Cette pollution serait rendue durable par l’érosion des « nouvelles »  rives formées par la vase souillée, et reproduite à chaque crue en entraînant irrémédiablement les sédiments contaminés vers la baie. L’arasement prématuré des<br /> barrages n’apporterait aucune solution à la problématique liée à l’amélioration nécessaire de la qualité de l’eau, bien au contraire.<br /> <br /> <br /> Je suggère donc pour ma part de commencer par le commencement en faisant d’abord un effort soutenu pour limiter les rejets polluants<br /> sur l’ensemble du cours de la Sélune et de ses affluents. Action beaucoup moins spectaculaire que la destruction des barrages, je vous le concède, mais sans aucun doute plus efficace aussi bien<br /> pour l’amont que pour l’aval. Dans le même temps, il serait plus que souhaitable de procéder à de réelles études d’impact menées autrement que dans la précipitation pour estimer les conséquences<br /> qu’une éventuelle suppression pourrait induire sur l’énergie (le Grenelle de l’Environnement prévoit l’augmentation de la production d’hydroélectricité), l’écosystème, la réserve d’eau (80% de<br /> l’eau consommée dans le Sud Manche – qui ne dispose pas de nappes phréatiques-), l’économie (800 emplois), l’agriculture (comment produire du maïs sans pompage et sans priver les<br /> habitants?)… Les interrogations et les craintes sont aussi nombreuses que justifiées.<br /> <br /> <br /> Mais je ne doute pas qu’un jour, peut-être dans 20 ou 30 ans, les conditions seront réunies pour rendre à la Sélune sa liberté.<br /> Paradoxalement, nous sommes tous d’accord sur les buts que nous devons atteindre. Nos divergences résident uniquement sur les moyens à mettre en œuvre.<br /> <br /> <br /> L’optimisme est donc de rigueur. Mais pas l’utopie. Chacun sait que la « libre circulation des poissons migrateurs » est un<br /> faux prétexte, et même beaucoup d’adeptes de cette pêche élitiste l’admettent volontiers. Si l’on s’en réfère à la mémoire collective et à certains écrits, les saumons pourtant très nombreux au<br /> XIXème jusqu’au milieu du XXème ne remontaient guère au dessus de l’actuel barrage de Vezins. Même en écartant cet argument, leur mémoire génétique étant scientifiquement estimée à cinq ans, il<br /> leur serait bien difficile de retrouver la route des frayères dont vous rêvez.<br /> <br /> <br /> Mais peut-être que quand les carpes auront des dents…<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> John<br /> <br /> <br /> <br />