Publié le 7 Juin 2012

Rédigé par jojo

Publié dans #la pêche

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Publié le 7 Juin 2012

Quel visage pour la vallée de la Sélune en 2015

D'ici 2015, la Mazure doit procéder à de nouveaux investissements pour passer d'activités de sports nautiques à des sports terrestres.

Quel visage pour la vallée de la Sélune en 2015

Le groupement de cabinets d'études chargé d'élaborer le futur schéma de développement durable de la vallée de la Sélune a rendu public son diagnostic territorial.

Cet épais document confirme les premières pistes envisagées pour la reconversion touristique de la vallée après l'arasement des barrages.

Cheminement cycliste et piétonnier, écotourisme, sports en eaux vives, tourisme de la pêche, valorisation du patrimoine terrestre et subaquatique, festival des sports nature... Les pistes avancées en faveur de la reconversion touristique de la vallée de la Sélune, après l'arasement des barrages, se confirment et s'affinent selon un document rendu public lundi 7 mai par la préfecture de la Manche (voir ici).

A la lumière du diagnostic réalisé en 2011 sur les cantons de Saint-James, Ducey, Isigny-le-Buat et Saint-Hilaire-du-Harcouët, le groupement de cabinets d'études chargé d'élaborer le futur schéma de développement durable de la vallée esquissent le visage de ce que seront les gorges de la Sélune dans quelques années.

Hébergement et restauration

Très en vogue ces cinq dernières années, l'écotourisme pourrait venir au secours de nombreux hébergements de la vallée jugés inadaptés à la demande des touristes ou fortement impactés par la disparition des ouvrages. Outre un accueil de qualité et de proximité, ces "éco-hébergements" proposeraient la pratique de sports nature tout en s'adaptant à la clientèle des pêcheurs. Fondé sur une forte dimension environnementale, l'écotourisme est l'un des segments du marché ayant enregistré la plus forte progression ces cinq dernières années.

Pour coller avec la nouvelle configuration touristique de la vallée, le groupement de cabinets d'études suggère l'installation de guinguettes saisonnières, sur le modèle de l'Autre Café "afin que ces sites ponctuent le linéaire de la rivière pour l'itinérance". La mise en avant par les restaurateurs de produits locaux et du terroir est vue comme un attrait supplémentaire en faveur de la vallée.

Activités terrestres et nautiques

En disparaissant, les plans d'eau vont libérer une importante quantité de terrains revenant directement dans le giron du domaine public. Ces nouveaux espaces donneraient lieu à la création "d'un cheminement le long de la rivière", sorte de voie verte "bis" et parallèle à celle reliant Saint-Hilaire au Mont-Saint-Michel. Un ensemble de réseaux cyclables (route ou VTT) viendrait se greffer à ce nouveau cheminement et permettrait notamment à la base de la Mazure de bénéficier d'une labellisation station VTT. Sur l'eau, l'idée déjà évoquée du développement du canoë-kayak se confirme. Sa pratique pourrait ainsi s'étendre du printemps à l'automne.

Entre deux, le tourisme de la pêche gagnera sur un tableau mais perdra sur l'autre. "L'accessibilité de la totalité versant aux migrateurs pourrait entraîner un triplement du potentiel de reproduction de saumons et donc du potentiel de pêche", indique le document de plus de 200 pages. Mais la pêche aux carnassiers et aux blancs sera bien vouée à une mort certaine.

Pour donner une cohésion à l'ensemble de ces activités, et médiatiser le territoire, "une grande manifestation annuelle sur les thèmes des sports nature sur la vallée de la Sélune" pourrait être envisagée selon le groupement de cabinets d'études.

Patrimoine culturel et architectural

On l'oublie parfois, mais l'abaissement du niveau de l'eau va remettre à jour un "patrimoine sous-marin", dont un pont médiéval et un patrimoine gallo-romain. Mis en valeur, ces vestiges oubliés seraient mis en réseau avec les sites patrimoniaux de la région (abbaye de Savigny-le-Vieux, villages Patrimoine, cimetière américain à Montjoie Saint-Martin, château de Montgommery...) via le m-tourisme (application pour téléphonie mobile).

Le groupement de cabinets d'études propose même une réflexion sur la création de scénographies innovantes et interactives sur certains sites. Il est également question de conserver et de valoriser la mémoire des barrages à l'aide d'exposition ou de programme d'animations. Les bâtiments attenants aux barrages (les bâtiments d'habitation) "pourraient être réutilisés à des fins touristiques".

La Route des Lacs, qui proposait un itinéraire touristique entre deux échangeurs de l'A84, serait reconvertie en Route des Gorges de la Sélune, à l'image de ce qui existe dans la vallée de la Vire.

L'avenir de la Mazure

Le diagnostic n'élude pas l'impact fort et direct de l'arasement et de la fin des plans d'eau sur la base de la Mazure, et ce dès 2015. L'équipement sera touché à deux titres : avec la fin des activités sur les lacs et la présence d'un environnement dégradé à proximité immédiate des installations. Le groupement de cabinets d'études suggère que, jusqu'en 2015, la base doit procéder "à de nouveaux investissements pour passer d'activités de sports nautiques à des sports terrestre".

L'objectif est de conserver le même cœur de métier et les mêmes clientèles (scolaires, groupes sportifs, familles). Les experts envisagent par ailleurs de profiter de l'opération d'arasement pour en faire un événement à valoriser, "le chantier pouvant susciter l'intérêt de particuliers ou de groupes".

Quelle gouvernance ?

Pour communiquer sur cette nouvelle offre touristique et valoriser l'image de la vallée transformée, le groupement de cabinets d'études avance l'hypothèse d'une "coordination spécifique" entre les trois offices de tourisme de Saint-James, Ducey et Saint-Hilaire qui piloteraient ensemble le développement touristique de la vallée.

Ce développement devra par ailleurs « prendre toue sa place dans la candidature auprès de l'Insitut Français du Tourisme visant à inscrire le Pays de la Baie du Mont-Saint-Michel parmi les destinations touristiques d'excellence en France ». La présence d'Isigny-le-Buat, qui ne possède pas d'office de tourisme, au sein de ce comité de pilotage doit encore être résolue.




Publié par A.P le 11/05/2012 à 10h28

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Publié le 7 Juin 2012

Barrages / sud-Manche : un démantèlement unique dans le monde

Jamais un ouvrage de la taille de Vezins n'a encore été détruit, sans parler du sort réservé aux sédiments pollués sommeillant au fond de la retenue.

Barrages / sud-Manche : un démantèlement unique dans le monde

Selon une étude comparative rendue publique le 5 juin, le démantèlement des barrages de Vezins et La Roche-qui-Boit est un cas unique en Europe et dans le monde. Un suivi scientifique accompagnera leur effacement.

L'étude avait été évoquée par les services de l'État sans plus de précision. Dans le cadre du projet d'arasement des barrages de Vezins et La Roche-qui-Boit, la préfecture de la Manche a rendu public mardi 5 juin sur son site internet une analyse comparative des différentes opérations de démantèlement d'ouvrages hydrauliques à travers le monde.

Ce document, d'une vingtaine de pages, confirme le caractère inédit de l'opération que s'apprête à connaître le sud-Manche entre 2013 et 2017, et justifie l'exigence d'exemplarité demandée par le ministère de l'environnement dans la conduite de ce processus.

Que ce soit en Amérique du Nord ou en Europe, "aucune situation comparable à la Sélune ne peut être retrouvée", affirment les cabinets d'études mandatés par la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM). "Le projet de démantèlement de Vezins et la Roche-qui-Boit dépasse de très loin par son ampleur ceux réalisés dans l'est des États-Unis", région où la politique d'effacement de barrages a été la plus active depuis 1999.

Les acteurs locaux, clé de réussite de la reconversion

En France, les opérations de grande dimension sont rares, et seuls les exemples du Coupeau dans la vallée du Vicoin en Mayenne et de Kernansquillec sur le Léguer dans les Côtes d'Armor peuvent prétendre servir de référence pour une étude comparative avec Vezins et La Roche-qui-Boit. Mais dans ces deux cas de figure, les acteurs locaux et les habitants se sont appropriés le projet en co-construisant le nouvel aménagement de leur vallée. Ce qui n'est pas le cas de la population du sud-Manche où "la décision d'arasement est ressentie comme une contrainte imposée d'en haut au nom d'enjeux et d'obligations réglementaires".

Or, les experts sont formels : la réussite de la reconversion de la vallée autour "d'une rivière partagée" dépendra de l'implication des acteurs locaux, notamment des élus, et de la prise en compte "des spécificités du territoire" et "des demandes locales". "Le schéma de développement durable de la vallée s'adresse donc avant tout aux habitants", rappelle le document à l'adresse du porteur du projet.

Vezins et La Roche-qui-Boit portés au rang d'exemples

Les exemples du Vicoin et de Léguer pourraient cependant s'avérer d'une portée limitée, et ce à deux titres. D'une part, parce que les hauteurs des retenues de Coupeau (1,8 m) et de Kernansquillec (15 m) ne sont pas transposables à celle de Vezins (36 m). Jamais un ouvrage de cette taille n'a encore été détruit, sans parler du sort réservé aux sédiments pollués sommeillant au fond de la retenue. D'autre part, car aucune procédure de suivi ou d'évaluation - particulièrement en ce qui concerne la dimension socio-économique - n'a été menée de manière précise pour ces deux précédents cas.

"On ne bénéficie pas d'un retour d'expérience rigoureux sur les opérations menées jusque-là", corrobore l'étude, estimant "indispensable d'accompagner l'opération de la Sélune d'un véritable suivi scientifique" avant, pendant et après. Dans l'optique de futurs démantèlements, ce suivi permettra "d'acquérir une meilleure connaissances des bénéfices et limites d'une telle opération tant sur les plans écologique, pisicole, hydrologique, géomorphologique et sédimentaire que sur les dimensions sociales et économiques". Vezins et La Roche-qui-Boit essuieront donc les plâtres.




Publié par A.P le 06/06/2012 à 20h00

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Rédigé par jojo

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Publié le 6 Juin 2012

Conférence environnementale de juillet : la "social écologie" comme méthode

L'articulation entre social et environnemental sera bien au cœur de l'agenda politique. Nicole Bricq a confirmé la tenue en juillet d'une conférence environnementale, en parallèle et "au même niveau" que la conférence sociale.

"J'instaurerai une Conférence environnementale à 5 collèges + 1, celui des parlementaires, doté d'un agenda environnemental qui déterminera chaque année des priorités, pour mettre le dialogue environnemental au niveau du dialogue social. Cette Conférence sera régionalisée, pour permettre une meilleure prise en compte de la diversité des territoires", indiquait dans nos colonnes le 17 avril le candidat François Hollande.

Après avoir réuni le Comité national du développement durable et du Grenelle de l'Environnement, le 4 juin, la ministre de l'Ecologie Nicole Bricq a confirmé la tenue d'une conférence environnementale dès juillet, "qui sera placée à égalité d'importance avec la conférence sociale", et a annoncé la méthode : la "social écologie".

"Nous devons mettre en place la transition écologique, identifier des leviers d'action, notamment dans le domaine de l'énergie. Pour y parvenir, il nous faut échanger, débattre, confronter nos points de vue. Mon ambition, et c'est le souhait du président de la République, est de placer le dialogue environnemental au même niveau que le dialogue social", a confirmé la ministre de l'Ecologie. "Il est hors de question que la transition écologique se fasse sur le dos des pauvres et des modestes. L'écologie n'est pas un luxe pour « bobos ». Pour chaque mesure, il faut vérifier l'acceptabilité sociale. Et faire en sorte que tous en profitent", précisait-elle dans une interview accordée au Monde le même jour.

Un agenda de travail pour l'année à venir

Le rendez-vous de juillet devra fixer, pour les prochains mois, "les axes de travail prioritaires et les modes de concertation associés". Mais d'ores et déjà, la ministre indique ses priorités : "Les questions liées à l'énergie, à la biodiversité sous tous ses aspects - de sa nécessaire protection à ses apports économiques - et l'émergence de nouveaux modèles de financement, seront notamment au cœur des discussions".

 

 
La composition du cabinet de Nicole Bricq au JO La composition du cabinet de la ministre a été publiée au Journal officiel du 5 juin. Deux conseillers techniques travailleront sur les questions énergétiques : Pascal Lignères, ancien directeur de cabinet de l'Autorité de sûreté nucléaire, est chargé de la production et du mix énergétique, des marchés et des tarifs tandis que Christophe Schramm, attaché à la DG énergie de la Commission européenne, s'occupera des dossiers énergies renouvelables et réseaux, efficacité énergétique, climat et code minier.
Maud Lelièvre, avocate spécialisée dans l'environnement, qui a travaillé notamment sur le dossier de l'Erika, et a dirigé de l'association des Eco-maires, sera chargée des relations avec les associations environnementales et de la biodiversité.
Diane Szynkier, ingénieure en environnement et animatrice de plusieurs think thank, sera en charge de l'économie verte, mais aussi des risques technologiques, de l'urbanisme et des déchets.
Guillaume Leforestier, qui était administrateur principal de la Commission des finances du Sénat, s'occupera du budget et de la fiscalité.
 
Sur l'énergie, doit être définie la méthode et la feuille de route du grand débat national qui s'ouvrira à l'automne et devrait aboutir à une loi de programmation en 2013. "La question énergétique est majeure. Avec le rattachement de l'énergie au ministère de l'écologie, le message politique est clair", a déclaré la ministre dans les pages du Monde, ajoutant, quelques paragraphes plus loin, au sujet du gaz de schiste : "Dans les arbitrages que je ferai avec mon collègue Arnaud Montebourg [ndlr : ministre du Redressement productif], je prendrai en compte les exigences environnementales mais aussi démocratiques et économiques".

 

Sur la fiscalité, le candidat Hollande avait annoncé sa volonté d'engager une réforme fiscale de grande ampleur : "Cette réforme prendra bien évidemment en compte la problématique environnementale. Un examen systématique des niches fiscales défavorables à l'environnement sera notamment réalisé. Un des enjeux de la fiscalité environnementale est l'incitation des entreprises à avoir un comportement plus en accord avec les problématiques de développement durable. Il faut pour cela non seulement évaluer les dispositifs fiscaux, mais également garantir une stabilité de la fiscalité pour que les entreprises aient une meilleure visibilité de leurs investissements". Nul doute qu'ici aussi, Bercy participera aux arbitrages.

Concernant la biodiversité, le président a confirmé sa présence au sommet de Rio+20. Il s'est prononcé en faveur de la création d'une organisation mondiale de l'environnement (OME) "dont le rôle sera, entre autres, d'uniformiser les normes environnementales au niveau mondial, de faire un bilan de l'état des ressources naturelles dans chaque pays et de lutter contre le dumping environnemental".

Vers davantage de territorialisation

Comme cela avait été annoncé, la conférence se tiendra sur le modèle du Grenelle : cinq collèges (Etat, élus, représentants des entreprises, organisations syndicales de salariés, associations et fondations de protection de l'environnement) auxquels se joint un sixième collège : les parlementaires.  La ministre souhaite également "replacer les acteurs locaux au centre de la vie démocratique afin d'accélérer l'ancrage du développement durable dans les territoires et de s'appuyer sur les multiples initiatives développées à l'échelle territoriale".

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Rédigé par jojo

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Publié le 4 Juin 2012

Etude d'impact : la procédure de "cas par cas" en question

La réforme de l'étude d'impact entre en vigueur aujourd'hui 1er juin. Focus sur la procédure de "cas par cas" qui pose encore de nombreuses questions.

Etude d'impact : la procédure de "cas par cas" en question

Les décrets portant réforme des études d'impact et des enquêtes publiques sont parus fin décembre 2011. Alors qu'ils entrent en vigueur ce 1er juin, la question de "l'examen au cas par cas" des projets pour savoir s'ils sont ou non soumis à étude d'impact pose encore de nombreuses interrogations.

Formulaire de demande d'examen au cas par cas

L'article R. 122-1 du code de l'environnement liste dans un tableau les projets qui doivent être systématiquement soumis à étude d'impact et ceux qui sont soumis à une procédure de "cas par cas". Ces derniers doivent être examinés par l'autorité administrative compétente en matière d'environnement, dite "autorité environnementale", qui va déterminer si le projet est ou non soumis à étude d'impact.

Pour cela, le porteur du projet doit adresser un formulaire de "demande d'examen au cas par cas" dont le modèle vient d'être fixé par un arrêté paru au Journal officiel du 31 mai. Il s'agit du formulaire portant le numéro Cerfa 14734*01. Ce formulaire n'est en revanche pas applicable aux installations classées soumises au régime de l'enregistrement.

"Ce formulaire contient également un bordereau des pièces à joindre ainsi qu'un récépissé qui sera rendu au porteur de projet suite au dépôt de sa demande", précise l'arrêté. Un document intitulé "Informations nominatives relatives au maître d'ouvrage ou pétitionnaire", enregistré sous le numéro Cerfa 14752*01, doit être joint au formulaire d'examen au cas par cas.

Le préfet de région compétent dans la plupart des cas

L'autorité environnementale sera, dans la majorité des cas, le préfet de région pour des projets au niveau local et le ministre chargé de l'environnement pour les autres projets. Mais, lorsque l'opération est réalisée par le ministère lui-même ou un organisme placé sous sa tutelle, la fonction d'autorité environnementale est assurée par une instance spécifique instituée au sein du CGEDD. En cas de doute sur l'autorité environnementale compétente sur un projet, cette dernière invite d'ailleurs le maître d'ouvrage à contacter son secrétariat avant tout envoi du formulaire.

Avec cette nouvelle procédure, certains professionnels craignent une "régionalisation de la réglementation" et, du même coup, une insécurité juridique liée au caractère aléatoire des décisions prises suivant les DREAL, qui instruisent les dossiers sous l'autorité des préfets de région. "Il nous faut absolument une réglementation claire, lisible, stable et homogène sur tout le territoire", insiste Pierre Audiffren, vice-président du syndicat professionnel CICF Territoires et Environnement.

A titre d'exemple, le code de l'environnement soumet désormais toute route d'une longueur inférieure à 3 km à la procédure de "cas par cas". "La prise en compte de l'ampleur de l'aménagement et la proportionnalité par rapport au milieu concerné constituent effectivement une mesure de bon sens. En revanche, l'absence de seuil intermédiaire est susceptible de poser problème", juge Georges Dantin, secrétaire du même syndicat. "D'autant que certains travaux qui se trouvaient au-dessous du seuil de la notice d'impact se retrouvent maintenant soumis à la procédure de cas par cas", ajoute-t-il.

Risques de dérapage du calendrier

Le délai d'instruction du dossier est de 35 jours. Un délai qui court "à compter de la complétude" du dossier, soit 15 jours à compter de la réception du formulaire, sauf si l'autorité environnementale demande des compléments d'information durant ce délai. A l'expiration des 35 jours, l'autorité environnementale doit rendre une décision informant le porteur du projet de la nécessité ou non de réaliser l'étude d'impact. L'absence de réponse vaut obligation de réaliser l'étude.

Il est prévu que cette décision, ou la mention de l'absence de décision, soit mise en ligne sur le site internet de l'autorité environnementale. "Elle figure dans le dossier d'enquête publique ou de procédure de mise à disposition du public", précise le ministère de l'Ecologie.

"La décision d'examen au cas par cas peut faire l'objet d'un recours gracieux ou hiérarchique ou d'un recours contentieux dans un délai de deux mois à compter de sa publication ou de sa notification", précise le récépissé de dépôt du formulaire. Mais, en cas de décision implicite, le destinataire de la décision doit, à peine d'irrecevabilité du recours contentieux, former un recours administratif préalable auprès de l'autorité environnementale.

Pour Georges Dantin, un risque de dérapage du calendrier s'ajoute à celui de la régionalisation. "La procédure d'examen au cas par cas induit un délai incompressible de 50 jours, qui peut occasionner le report d'un projet de plusieurs mois lorsque par exemple l'état des lieux d'une espèce n'est plus possible au terme de ce délai", relève ce professionnel de l'étude d'impact environnemental.

Et, lorsque l'autorité environnementale décide qu'une étude est nécessaire et qu'il est fait appel à la procédure de "cadrage préalable", se pose la question des moyens des services instructeurs pour répondre dans des délais raisonnables. "On est en droit de se poser ces questions lorsque l'on sait que pour la seule région Midi-Pyrénées, le nombre de demandes d'examen au cas par cas est estimé entre 600 et 800 dossiers, alors que le nombre de fonctionnaires de la DREAL affectés à ces procédures se limite à quatre", s'inquiète Georges Dantin. Tant et si bien que la réalisation directe d'une étude d'impact sans passer par la case "examen au cas par cas" pourrait s'avérer plus opportune.

Une circulaire explicative attendue

"Les services concernés sont bien conscients de l'importance de la réforme et se préparent à la mettre en œuvre. De nombreuses réunions avec eux ont été organisées à cette fin par l'Administration centrale", tente de rassurer Marie-Françoise Facon du Bureau de l'intégration environnementale du CGDD. En tout état de cause, la circulaire d'accompagnement de la réforme sera étudiée de très près. "Nous faisons le nécessaire pour une sortie le plus vite possible", précise Marie-Françoise Facon.

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Rédigé par jojo

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Publié le 3 Juin 2012

La Manche Libre 2 Juin 2012

Barrages : une enquête publique aurait dû être instruite

Selon Marie-Françoise Kurdziel, candidate aux élections législatives dans le sud-Manche sous les couleurs du Front National, l'arasement des barrages aurait dû faire l'objet d'une enquête publique.

La candidate du Front National aux élections législatives dans la circonscription d'Avranches-Granville, Marie-Françoise Kurdziel, révèle que l'arasement des barrages approuvé par arrêté préfectoral aurait dû faire l'objet d'une enquête publique. "La loi sur l'eau et les milieux aquatiques dite LEMA du 30 décembre 2006 fait obligation de réviser pour s'y conformer tous les schémas d'aménagement et de gestion de l'eau approuvé antérieurement à la LEMA."

Le Sage Sélune avait voté pour l'arasement des barrages du sud-Manche (Vezins et la Roche-qui-Boit) en 2005. Selon la candidate, une enquête publique aurait dû être instruite avant l'arrêté préfectoral du 20 décembre 2007. Elle a adressé un courrier en ce sens au Préfet de la Manche en date du 29 mai 2012.




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Rédigé par jojo

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Publié le 3 Juin 2012

Bonjour,
 
Je réponds aux différents messages que j'ai reçus et, en particulier, à ceux de Christophe Bailleul et de Stéphane Gérard.
 
Je me dois d'émettre des réserves sur le contenu du blog que vous citez.
Les vidéos sont bien réalisées et, par définition, elles ne peuvent qu'être objectives. Mais, et sans entrer dans le détail, les indications écrites que donne le rédacteur sont parfois inexactes, erronées, partielles, superficielles, tendancieuses et incomplètes. Elles sont aussi très partiales parce que le blogueur est un opposant déclaré au député maire d'Avranches. Et ça n'aura échappé à personne à la lecture de ses commentaires qu'il présente comme "une analyse de fond". Chacun a le droit de s'exprimer, y compris en étant subjectif. Notre rôle n'est bien évidemment pas d'entrer dans ce genre de considérations, mais certaines précisions s'imposent.
 
Le déclassement de la rivière serait effectivement la seule solution pour régler définitivement les problèmes. Mais il faut préciser que plusieurs demandes ont déjà été formulées. Elles ont toutes été rejetées.
 
La "décision de fin de concession" ne peut pas être "suspendue" parce qu'elle a déjà été actée. Elle a été annoncée par C. Jouanneau en Novembre 2009 et c'est une décision de non renouvellement, pas de "fin de concession". La concession arrivait à son terme le 31 Janvier 2007.
Cette décision n'a jamais été officiellement notifiée à EDF. Et c'est bien là l'objet de la polémique. Un relevé de décisions a été envoyé par NKM suite à cette fameuse réunion du 16 février 2012. Il stipule: "afin de dissiper les ambigüités, l'Etat prendra dès à présent (20 février) la responsabilité du projet en notifiant à EDF la décision de 2009 et en lui confiant un mandat de gestion pour poursuivre l'exploitation des barrages jusqu'à la date de la vidange".
Je ne crois pas que si cette notification n'a toujours pas été faite, ce soit pour cause d'élection car L'Etat avait très largement le temps de le faire avant la ou les campagnes électorales.
 
Quant aux allégations romanesques relatant les aventures d'un fonctionnaire missionné pour récupérer un prétendu courrier préfectoral posté par erreur, je trouve que la ficelle est un peu grosse... Ce serait aussi faire bien peu de cas de la compétence du préfet de la Manche et de ses services.
 
L'Etat a pris une décision et il a décidé (par obligation) de réfléchir ensuite. La raison aurait voulu qu'il fasse l'inverse. La preuve en est, c'est qu'au fur et à mesure que les pouvoirs publics étudient les problèmes soulevés et les solutions techniques pour les résoudre, de nouvelles difficultés apparaissent. C'est, à mon sens, ce qui justifie au moins en partie l'allongement des délais et les reports qui se succéderont sans doute dans le futur.
 
Initialement, l'abaissement du niveau des lacs aurait dû débuter courant 2011 pour que la lente vidange soit terminée en 2013. Les graves problèmes que cette opération prématurée aurait engendrés pour l'exploitation de la Mazure et, j'en suis persuadé, nos différentes actions (et celles des élus) ont conduit les pouvoirs publics à revoir leur calendrier.
Le même relevé de décisions indique que l' "abaissement du plan d'eau, vidange et gestion des boues, "renaturation" de la vallée et démantèlement des ouvrages" ne se feront qu'à partir de 2015.
Il nous dit aussi que la possibilité de garder le barrage de la Roche Qui Boit sera étudiée.
 
Alors pourquoi agiter encore l'épouvantail des amendes, jugement et autres pénalités? Visiblement, l'Etat et EDF ne semblent plus s'en soucier puisque les opérations sont différées et que si le barrage de la RQB était conservé il ne serait même plus question de la circulation des poissons migrateurs. 
 
Contradictions, incohérences? Certainement oui. Mais à n'en pas douter, de plus en plus d'hésitations.
 
Par ailleurs, on a déjà maintes fois évoqué l'aspect juridique de la procédure d'arasement. La réunion publique de ce samedi 26 Mai n'a rien apporté de nouveau, pas plus que les compte-rendus qui en ont été fait ici ou là. Je ne peux donc que redire que, pour le moment, rien n'est juridiquement attaquable. Nous ne pourrons saisir le Tribunal Administratif seulement et seulement si un arrêté (ministériel ou préfectoral) est publié au Journal Officiel. C'est ce que dit l'avocat que nous avons missionné l'été dernier.
 
Comme vous le savez, ce dossier est d'une extrême complexité. Il est donc très difficile à maîtriser. Ce qui explique aussi que beaucoup d'affirmations ou de commentaires sont très éloignés de la réalité. Nous devons donc rester pragmatiques et ne considérer que ce qui est purement factuel, sans accorder d'importance excessive à des propos de nature politique ou polémique.
 
Nous nous mobilisons donc sur trois axes principaux pour les semaines et les mois qui viennent.
 
1°) Demander à toutes les communes et (ou) communautés de communes de voter une motion de soutien au maintien des barrages. Certaines l'ont déjà fait, d'autres apprêtent à le faire comme Sartilly Porte de la Baie.
2°) Prendre contact avec tous les ministères concernés (comme nous l'avons fait avec le gouvernement précédent), avec le concours et le soutien de nos élus. Et ce, dès le 18 juin.
3°) Constituer un projet alternatif de développement de la vallée en maintenant nos barrages et nos lacs.
(C'est un énorme travail et, comme d'habitude, les volontaires se font trop rares.)
 
Nous devons aussi préparer la fête anniversaire du barrage de Vezins qui aura lieu le 16 septembre.
 
Par ailleurs, la "radio moquette" préfectorale m'indique que, selon toute vraisemblance, le préfet ne donnera pas une suite favorable à ma demande de siéger au Comité de pilotage.
 
Et pour finir, une information de dernière minute: le cabinet ETHEIS reprend ses "travaux". Il organise une série de six ateliers de travail auxquels nous ne sommes pas invités. Nous aurons peut-être droit à un lot de consolation puisqu'il précise que "tous ces travaux feront l'objet de présentations et de débats avec les autres acteurs du territoire dans les prochains mois".
 
Je vous souhaite un agréable weekend et je reste à votre disposition pour vous fournir toute autre précision utile.
 
Cordialement,
John
 

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Rédigé par jojo

Publié dans #Nos arguments

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Publié le 1 Juin 2012

Rédigé par jojo

Publié dans #Réaction de nos politiciens

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Publié le 1 Juin 2012

Guénhaël Huet et les autres candidats aux législatives contre l ...
salle barrages Sélune législatives 2012 Ducey réunion débat Même si rien .... " Controverse autour du barrage de Vezins", page 21 lire ici). Gérard Sauré en ...
avranchesinfos.canalblog.com/archives/2012/.../24367939.ht...

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Rédigé par jojo

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