Nouvelle France industrielle : le plan "qualité de l'eau" entre en action

Publié le 7 Juin 2014

Nouvelle France industrielle : le plan "qualité de l'eau" entre en action

De la station d'épuration du futur au dessalement de l'eau de mer, le plan "qualité de l'eau" a pour ambition de booster le savoir-faire de l'école française de l'eau.

Le comité de pilotage de la Nouvelle France industrielle a validé le 4 juin sept nouvelles feuilles de route des 34 plans prévus par cette initiative de "reconquête industrielle" lancée en septembre dernier par François Hollande et Arnaud Montebourg. Parmi celles-ci figure le plan consacré à la qualité de l'eau et à la gestion de la rareté, dont un point d'étape avait été fait le 26 mars dernier.

"Ce plan a été bâti autour de nos leaders mondiaux pour un enjeu planétaire : l'eau. De la station d'épuration du futur, plus sobre en énergie, au dessalement de l'eau de mer, il va leur permettre de démontrer leurs capacités d'innovation par des projets concrets et de fédérer autour d'eux un écosystème de petites entreprises françaises innovantes", annonce un communiqué commun des ministres chargés de l'économie, de l'agriculture et du numérique.

Valoriser le savoir-faire de l'école française de l'eau

"En 2030, il y aura un écart de 40% entre la demande et l'offre mondiale d'eau douce si les méthodes de gestion de l'eau n'évoluent pas vers une grande efficacité de production et de distribution", alerte l'équipe de suivi du plan drivée par Jean-Louis Chaussade, directeur général du groupe Suez Environnement, et Christophe Chevillon, PDG du groupe Environnement SA. En 2014, ajoute-t-elle, la pénurie d'eau constitue le troisième risque le plus préoccupant selon le Forum économique mondial sur les risques.

C'est pourquoi l'école française de l'eau veut valoriser son savoir-faire, dont le principal moteur est "une très forte capacité de recherche et d'innovation". Les ambitions du plan ? Il s'agit à la fois de soutenir l'effort d'innovation, de conforter le leadership français dans le monde et d'adapter les développements industriels aux nouveaux enjeux.

Pour cela, le plan se concentre sur quatre axes, indique l'équipe de suivi : les usines d'épuration du futur à faible empreinte environnementale, le grand cycle de l'eau face à l'adaptation au changement climatique, le petit cycle de l'eau pour limiter les pertes de ressources en eau sur le réseau et contrôler sa qualité et, enfin, le dessalement de l'eau en vue de développer une offre à l'export.

Le déploiement de l'innovation passera par la commande publique pour ce qui est des stations d'épuration et du petit cycle de l'eau, par l'ouverture de certaines possibilités d'expérimentations comme laréutilisation des eaux traitées et par le soutien de l'Etat pour le passage à l'industrialisation de certaines "briques technologiques clés".

Des actions planifiées jusqu'en 2016

Le plan prévoit un calendrier d'actions en quatre phases. En juin 2014, il s'agira de cadrer les projets et d'associer les collectivités et établissements publics compétents, notamment par la définition de projets démonstrateurs et la mise en place de financements dédiés. De juin à septembre 2014, il est prévu une phase de  soutien aux PME : constitution de groupements avec les grandes entreprises pour répondre aux appels d'offres, développement de solutions de financement privé-public pour les PME innovantes, etc.

Rédigé par jojo

Publié dans #arasement pollution

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