Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié le 25 Avril 2019

 
 
L’image contient peut-être : arbre, ciel, plein air et nature
Philippe Vesseron

Le rapport de l’enquête publique sur le projet de PPRI de la Sélune vient d’être publié et je souhaite exprimer immédiatement les premières réflexions personnelles qu’il appelle de ma part.
Le rapport n’échappe pas à une contradiction dont j’ai dit les dangers à plusieurs reprises: parle-t-on responsabilités de l’Etat pour définir des servitudes d’urbanisme adaptées aux conséquences d’une crue centennale ou parle-t-on des responsabilités de l’Etat propriétaire d’une infrastructure qui assure « accessoirement » depuis un siècle la fonction d’ouvrage de protection contre les crues biennales et quinquennales ? Dans le premier cas, l’Etat va imposer des servitudes « non indemnisées » alors que dans le second personne n’imagine qu’il se dispense de prévenir ou compenser les conséquences qu’aura une destruction du barrage pour les habitants, commerces, activités, …, implantés dans la basse vallée avant ou après 1920.
On réaffirme à plusieurs reprises que l’objet du PPRI porte uniquement comme il est classique sur la « crue centennale » et que la décision de suppression du barrage n’a pas à être discutée à cette occasion – et en même temps on écrit « Le PPRI établit une stratégie d’urbanisme de prévention des inondations basée sur l’aléa centennal, qui est donc inclusive des petites crues (sic !) » Pourtant, chacun sait que des inondations de quelques décimètres ont des conséquences bien plus graves (sur la vie des habitants, la valeur des immeubles , le maintien des emplois ou le tarif des assurances) si elles se produisent tous les deux ans et non pas tous les siècles.
Bref, le PPRI risque bien de servir d’alibi pour ne pas répondre aux questions posées par les « petites crues » que la suppression du barrage ferait revenir à peu près comme elles étaient avant 1920. Les risques dans la basse vallée associés à ces petites crues appelleraient des actions de modification des constructions et équipements, des relocalisations, des mesures sociales, ... dont le financement serait à inclure d’urgence dans le budget de l’opération !
Cette conséquence n’a pas été exposée aux ministres successifs qui sont intervenus dans cette affaire, l’accent ayant systématiquement été mis sur les inondations provoquées à différentes reprises par des fautes de gestion (par exemple en 2000 à l’amont du lac) mais aussi sur de mauvais arguments comme le fait que la motivation de la création de ces barrages était l’hydroélectricité et non la régulation des crues ou comme l’absence de démonstration des conséquences à anticiper en termes d’inondation à l’aval. Ces « mauvais arguments » sont directement contredits par les images anciennes et coupures de presse réunies et partagées par des ONG (Voir aussi Ronan Leclair in https://selune.hypotheses.org/741 ) . Tout ceci est d’autant plus choquant que ce qui est à nouveau mis en avant en 2019 est le jeu d’études de 2012 /2013 que les inspections générales (CGEDD et CGE) qualifiaient en mars 2015 de « peu convaincantes » :
""Bien qu'il soit probable que l'effet des retenues telles que gérées actuellement soit très limité pour les crues décennales et centennales, l'étude produite apparaît peu convaincante. L'identification des zones de débordement selon différentes hypothèses n'a été réalisée que pour l'aléa centennal, et il n'est pas étonnant que la population et les élus attribuent aux barrages un rôle de protection sans doute excessif. Il est tout aussi plausible que les barrages puissent jouer un rôle positif pour les « petites crues », qui ne présentent pas d'enjeu fort en termes de sécurité, mais qui représentent un vécu plus immédiat. La question de savoir quelle est l'occupation des zones de débordement, habitations, voiries, terres agricoles, etc, est également importante.
La mission recommande aux autorités compétentes de préciser les points qui ont trait aux inondations quelle que soit la décision prise in fine concernant le démantèlement des ouvrages, et que les populations soient clairement informées.""
L’oubli de ces recommandations sera difficile à expliquer ! En tout cas, ne pas mettre en œuvre immédiatement les possibilités de renforcement de la résistance aux petites crues conduirait forcément à des difficultés graves pour l’ensemble des décideurs si des inondations « biennales » devaient se produire dans les 2 ans suivant le démontage des équipements électriques et mécaniques de Vezins, s’il est confirmé par l’Etat et les juridictions.
http://www.manche.gouv.fr/…/PPRI%20S%C3%A9lune%20RAPPORT-1.…

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 25 Avril 2019

Barrages du sud-Manche : leurs défenseurs dans l'attente d'une suspension des travaux d'arasement
Barrages du sud-Manche : leurs défenseurs dans l'attente d'une suspension des travaux d'arasement

Les ouvriers préparent le chantier en vue de l'arasement du barrage de Vezins et de la déconstruction d'un des bâtiments à l'arrière du barrage. Les pylônes électriques ont, quant à eux, été transportés par hélicoptère jeudi 17 avril 2019.

- RZ
Le

Sans grande conviction, les Amis du Barrage espèrent obtenir du juge des référés du tribunal administratif de Caen (Calvados) la suspension des travaux du barrage du sud-Manche promis à l'arasement. Pourtant la préparation du chantier a débuté le lundi 1er avril 2019. Délibéré attendu vendredi 26 avril 2019.

Alors que les travaux de préparation au démantèlement du barrage de Vezins (sud-Manche) ont débuté le lundi 1er avril 2019, les Amis du Barrage avaient déposé un nouveau recours en référé-suspension contre le permis de démolir les barrages du sud-Manche, mercredi 3 avril 2019, devant le tribunal administratif de Caen (Calvados). L'audience a eu lieu le mardi 23 avril 2019 et le juge des référés du Tribunal administratif de Caen devrait "rendre sa décision ce vendredi 26 au plus tard", selon John Kaniowsky, président de l'association.

Urgence... ou pas ?

"Le juge n'ayant pas retenu le caractère d'urgence requis pour obtenir une suspension en référé, il avait donc, par son rejet, implicitement mais sciemment autorisé le début des travaux de démolition des structures de Vezins", explique-t-il. La justice s'est déjà prononcée à trois reprises depuis le début de l'année sur le dossier et notamment sur "l'urgence" de la suspension des travaux comme l'a toujours avancé Maître Cavalier, avocat des ADB. Jeudi 17 avril 2019, un hélicoptère de Réseau de transports d'électricité (RTE) a toutefois procédé à l'extraction des pylônes de cette ligne de 90 000 volts reliant la centrale de Vezins au poste électrique de Launay proche de Saint-Laurent-de-Terregatte. Rappelons que le tribunal administratif ne se prononcera "sur le fond" qu'en juin 2019, lors "d'une audience collégiale".

AdChoices
PUBLICITÉ

Parmi les personnes présentes à l'audience mardi 23 avril 2019, les représentants du Préfet de la Manche se sont succédé à la barre "pour dire que les travaux de démolition n'ont pas encore été lancés. Donc pas d'urgence selon eux à suspendre les opérations", précise le président de l'association. Là encore, Gilles Berrée, chef de la Mission Barrages de la Sélune, a détaillé le calendrier des travaux d'arasement qui devront être terminés dans le courant de l'automne 2019.

"Pas trop de souci à se faire"

Pour les représentants de l'Etat, l'impact des barrages est, disent-ils, "transparent" en matière de risque d'inondation. De même, les conséquences liées à la production et à la consommation d'eau potable ont, dit-on, été "anticipées" depuis 2012. "Pourtant, on a toujours pas de réponse du président du SDeau à notre courrier du 4 avril 2019, déplore le président des ADB. Une non-réponse qui pose questions et inquiétudes. Mais une réponse poserait sans doute aussi des questions tout en générant des doutes quant à l'exactitude des renseignements fournis."

Pour les membres des Amis du Barrage, "(...) nos opposants ne devraient pas avoir trop de souci à se faire quant à la nature de la décision à intervenir vendredi prochain. Nous avions affaire au même juge, et c'est un juge unique. Il serait surprenant de le voir changer d'avis sur un dossier pour lequel il a dû subir beaucoup de pressions et sur lequel il s'est forgé une opinion conforme à la volonté de l'État, estime et soupçonne John Kaniowsky. Mais sait-on jamais ? (...) Le Conseil d'État statuera, quant à lui, sur notre pourvoi contre l'ordonnance de rejet de notre premier référé-suspension." 

 

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 25 Avril 2019

Un nouveau guide pour prendre en compte le risque d'inondation dans les plans locaux d'urbanisme

Environnement

Aménagement et foncier

Le Centre européen de prévention du risque d'inondation (Cepri) vient d'éditer un nouveau guide à destination des élus pour les aider à mieux prendre en compte ce risque dans les plans locaux d'urbanisme, communaux ou intercommunaux.

Premier risque naturel majeur sur le territoire, le risque d'inondation doit être intégré dès le début de la réflexion stratégique qui préside à l'élaboration des plans locaux d'urbanisme (PLU) communaux ou intercommunaux, estime le Centre européen de prévention du risque d'inondation (Cepri) qui vient d'éditer un guide à ce sujet destiné aux élus locaux. Dans une précédente publication, il les avait déjà invités à prendre en compte ce risque dans les schémas de cohérence territoriale (Scot).

Exemples de pratiques en cours

Structuré en deux grandes parties, ce nouveau document décrit d'abord les différentes étapes d'élaboration des PLU(i) au cours desquelles le risque d'inondation peut être intégré et les responsabilités associées. Il développe ensuite concrètement les principes de prise en compte de ce risque :  planifier la répartition des constructions et activités en fonction de leur vulnérabilité ; tenir compte de la place de l’eau ; adapter les constructions actuelles et futures ; intégrer la question des multiples réseaux (électricité, eau potable, gaz, chauffage urbain, télécommunications, transports publics, voiries, assainissement, etc.) ; envisager des bâtiments, infrastructures, aménagements à usages multiples ; inclure les ouvrages de protection dans la réflexion. Chaque partie du guide comporte des exemples de PLU(i) permettant d'illustrer les pratiques en cours sur tout le territoire.

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 25 Avril 2019

 
13 h

John Kaniowsky, président de l'association des Amis Du Barrage communique;
#lesamisdubarrage

Bonjour,

Notre recours en référé-suspension contre le permis de démolir le barrage de Vezins a été examiné hier 23 Avril par le juge des référés du Tribunal administratif de Caen. Il rendra sa décision ce vendredi 26 courant au plus tard.

Notre premier recours devant ce même Tribunal demandait la suspension de l’arrêté préfectoral du 29 Octobre 2018. Il a fait l’objet d’une ordonnance de rejet le 4 Mars dernier.

Le juge n’ayant pas retenu le caractère d’urgence requis pour obtenir une suspension en référé. Il avait donc, par son rejet, implicitement (mais sciemment) autorisé le début des travaux de démolition des structures de Vezins.

Les deux représentants du Préfet de la Manche (au nombre de trois au total) se sont succédés hier à la barre pour rassurer les requérants que nous sommes (et surtout le juge) et dire que les travaux de démolition n’ont pas encore été lancés. Donc pas d’urgence selon eux à suspendre les opérations. Pourtant, Monsieur BERREE (Chef de la mission barrages DDTM) a bien été contraint d’admettre que l’entreprise chargée de démolir était déjà en place, et prête à bondir dès que les préparatifs auront été menés à leur terme. Il a aussi détaillé le calendrier des travaux d’arasement qui doivent absolument être terminés à la fin de cette année au plus tard.

Les arguments de l’État sont toujours les mêmes : les barrages sont « transparents » (Débit sortant toujours égal au débit entrant, ce qui est notoirement faux) et n’ont donc aucun impact sur la gestion des crues.

Aucun souci pour la production d’eau potable. Tout a été anticipé depuis 2012.

Pourtant, toujours pas de réponse du président du SDeau à notre courrier du 4 Avril. (Copie jointe)

Une non-réponse qui pose questions et inquiétudes. Mais une réponse poserait sans doute aussi des questions tout en générant des doutes quant à l’exactitude des renseignements fournis.

Nous étions quatre du Conseil d’administration des ADB hier à l’audience. Tous d’accord pour dire que nos opposants n’étaient pas vraiment à l’aise. Pourtant, et ce n’est que mon point de vue, ils ne devraient pas avoir trop de soucis à se faire quant à la nature de la décision à intervenir vendredi prochain. Nous avions affaire au même juge, et c’est un juge unique. Il serait surprenant de le voir changer d’avis sur un dossier pour lequel il a dû subir beaucoup de pressions et sur lequel il s’est forgé une opinion conforme à la volonté de l’État.

Mais sait-on jamais ?

Le combat est loin d’être terminé.

Courant Juin, l’affaire viendra au fond devant ce même Tribunal administratif de Caen. Nous aurons cette fois une audience collégiale. Donc pas de juge unique.

Entre temps (ou peut-être un peu après), le Conseil d’État statuera sur notre pourvoi contre l’ordonnance de rejet de notre premier référé-suspension.

A très bientôt pour de nouvelles aventures.

Bien cordialement,

John KANIOWSKY

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 25 Avril 2019

Normandie. Déconstruction du barrage de Vezins : les opposants entament un nouveau round judiciaire

Mardi 23 avril 2019, les Amis du barrage ont saisi le tribunal administratif de Caen (Calvados) pour obtenir la suspension du chantier d'arasement des barrages du Sud-Manche.

Mardi 23 avril 2019, les Amis du barrage ont saisi le tribunal administratif de Caen (Calvados) pour obtenir la suspension du chantier d'arasement des barrages du Sud-Manche.
Mardi 23 avril 2019, les Amis du barrage ont saisi le tribunal administratif de Caen (Calvados) pour obtenir la suspension du chantier d’arasement des barrages du Sud-Manche. (©Le Studio de Com’)

 

A Isigny-le-Buat (Manche), les pylônes à haute tension qui reliaient le barrage de Vézins au réseau électrique n’existent plus. Ils ont été démontés, évacués par hélicoptère. La ligne électrique a été déposée

Pourtant, les opposants à l’arasement de l’édifice, réunis au sein de l’association Les Amis du barrage, ne désarment pas.

Mardi 23 avril 2019, ils ont à nouveau saisi le juge des référés du tribunal administratif de Caen (Calvados) pour obtenir la suspension du chantier qui a démarré le 1er avril 2019.

3e audience en 4 mois

En quatre mois, c’est la troisième fois que la justice se penche sur le dossier.

Lire aussi : Légalité de l’arasement des barrages du Sud-Manche : le tribunal met son jugement en délibéré

Lire aussi : Tribunal : les Amis du barrage iront devant le Conseil d’Etat pour défendre les barrages du Sud-Manche

Cette fois, c’est le permis de démolir délivré par le préfet de la Manche qui est au cœur des débats. Jusqu’à présent, les défenseurs du barrage ont toujours été déboutés.

« Urgence à ne rien faire », plaide l’avocat

Pourtant, « il y a urgence à ne rien faire » a encore martelé Clément Cavelier, l’avocat de l’association des Amis du Barrage (ADB)

A la barre, l’avocat s’est voulu « lucide ». Un mois après un précédent revers, le recours qu’il porte a peu de chance d’aboutir.

Nous restons néanmoins persuadés que la démolition a été mal préparée. On ne parle quand-même pas d’une cabane de jardin », résume l’avocat.

Quelles conséquences ?

En ligne de mire : les conséquences de la démolition de la retenue d’eau. 

Les risques d’inondation auraient été sous-évalués, la disparition d’une importante réserve d’eau potable écartée des débats.

Tous ces risques n’ont pas suffisamment été pris au sérieux », prévient le conseil qui s’étonne de « l’empressement » de la préfecture à démolir l’édifice.

Fin de travaux pour octobre

Les travaux préparatoires terminés, les ouvriers pourraient en effet s’attaquer au barrage dans les tous prochains mois. « Les gros travaux doivent être terminés pour septembre ou octobre », confirme un agent de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM), chargé de mission sur la question du barrage.

Pour Clément Cavelier, l’opération est trop importante pour être « prise dans l’urgence, par un seule juge ». Son souhait : que le juge des référés accorde un sursis à l’équipement, en attendant que la justice se penche sur le fond du dossier avec attention. L’audience est prévue en juin prochain.

Demande de sursis

On l’a bien vu à Notre-Dame-des-Landes avec le dossier de l’aéroport, il a été sage d’attendre toutes les décisions de justice avant d’aller trop loin », analyse le conseil.

En face, les représentants de la préfecture contestent une nouvelle fois les arguments avancés par les opposants. La déconstruction ne peut pas attendre. L’édifice doit absolument disparaître avant la fin de l’année.

La déconstruction ne peut attendre

C’est une question de sécurité publique », insiste Adrien Richard, le juriste de la préfecture.

Or, le chantier ne peut avoir lieu qu’au printemps ou en été, quand la Sélune est à son niveau le plus bas.

Le moindre retard dans le planning impliquera d’importants travaux de consolidation pour que le barrage tienne le prochain hiver. Or, ces travaux sont onéreux », prévient le représentant de l’État. 

Lire aussi : Barrages du Sud-Manche : le préfet fustige la désinformation

Impact « transparent » sur les crues

A ses yeux, les craintes d’ADB sont sans fondement. Le risque d’inondation ne serait pas avéré. Surtout, le barrage a un impact « transparent » sur l’importance des crues, confirme l’agent de la DDTM présent à l’audience.

De la même manière, la disparition de l’édifice et ses conséquences pour la distribution d’eau potable dans le secteur auraient été anticipées dès 2012.  D’importants travaux ont notamment été réalisés au niveau de l’usine d’eau de la Gauberdière, à Saint-Aubin-de-Terregatte.

Lors de l’enquête publique, le maire de la commune n’avait pas caché ses craintes de perdre une importante réserve d’eau potable. L’élu avait même émis un avis défavorable quant à la déconstruction du barrage. « Son avis n’était que consultatif. Nous n’étions pas tenus de le suivre », tranche le juriste de la préfecture.

Le juge des référés a mis son ordonnance en délibéré. Il pourrait rendre sa décision vendredi 26 avril 2019.

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 23 Avril 2019

 
 
L’image contient peut-être : texte
CF Objectivites à Hydrauxois

Dimanche 19 mai 2019, découverte de la vallée du Rabutin et de ses ouvrages

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 23 Avril 2019

Une autre bataille de gagnée

Ne jamais renoncer!

Cliquez pour voir l'article en ligne:

https://www.ladepeche.fr/

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 22 Avril 2019

L' HYDROGENE décarboné...

H2-route-lacs

A  VEZINS, C'EST DEMAIN....!!!

Pendant que les "arracheurs de dents" s'agitent sans anesthésie autour de la disparition des barrages, d'autres travaillent d'arrache pied à leur projet compensateur et utile pour la région des Lacs. 

Ceci est un APPEL....à tous !!

Citoyens, INDUSTRIELS et Bureaux d'Etudes spécialisés dans les énergies durables, en Normandie ou en Bretagne, de France ou de l'Union Européenne, venez participer à ce grand élan industriel du 21° siècle et à la candidature H2 décarboné lancée par la Région Normandie et l' ADEME.

ECOLOGIE NORMANDE souhaite, en ce sens, rassembler toutes les compétences pour les transformer dans la plus grande énergie du 21ème siècle. 

ADRESSEZ d'urgence vos candidatures à : 

ecologie.normande16@gmail.com

Pierre JUHEL

01

La lumière vint à Vezins...!

Fresque de Dan Méaux (salle des machines - Vezins)

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 22 Avril 2019

 
Pollutions des cours d’eau : des appréciations visuelles sans preuves

Il est temps de faire cesser ces allégations déplacées relevant de simples appréciations personnelles puisque les mesures officielles produisent des résultats de plus en plus encourageants sur la qualité des masses d’eau, devant confirmer et louer les bons résultats des Agences de l’eau. De quoi surtout dresser de bons rapportages à Bruxelles.

Plus sérieusement : nos dénonçons la pollution des cours d’eau depuis longtemps. Ce discours n’intéressait personne car le dogme de la continuité écologique cible prioritairement les ouvrages hydrauliques réputés responsables de la dégradation de la qualité des masses d’eau. Le discours administratif (DDT, programmes des Agences de l’eau et des syndicats de Rivières, AFB) appuyé par la FNPF n’a pas été actualisé.
Or, s’accrocher à la qualité écologique nous a toujours semblé un argument dérisoire, en tout cas bien éphémère, quand les eaux sont de plus en plus polluées.

Imaginer qu’il n’y aurait pas d’impact sur le système nerveux des espèces amphihalines prouve que la croyance prime la science. Perturbées au point de ne pas savoir où aller (certaines cessent leur migration sans raison apparente). Elles doivent remonter ! Point. Et de là, infliger des prescriptions et charges exorbitantes aux propriétaires d’ouvrages.
Tel est le discours légal. Il ne souffre aucune interrogation, encore moins de remise en cause car il est pratique et bien ancré, même s’il n’a encore rien apporté de probant.
Au lieu de commencer par s’acharner sur la morphologie des cours d’eau, il fallait commencer par traiter les pollutions et mettre l'homme au coeur de la réflexion.

Nous savions que le vent tournerait par la force des choses. Les mesures, de la manière dont elles sont prises, produisent des résultats qui ne reflètent pas du tout la qualité réelle de l’eau, ce n’est pas une découverte.
Les AAPPMA sont bien placées pour observer la dégradation des habitats. Et moins il y a d’eau, plus la concentrations des pollutions et leur effet cocktail augmentent.
C’est la « rivière sauvage » labellisée … mais sans eau.
Les pêcheurs savent que ces principes dépourvus de bon sens ne sont pas durables.
Ils savent que la biomasse piscicole ne peut pas être la même dans 20 m3 que dans 1 m3 d’eau dans lequel se concentrent tous les produits chimiques.

Il paraît qu’en étiage, le débit de la station d’épuration de Rodez serait supérieur au débit de l’Aveyron.

De quoi encourager la vente de cartes de pêche et la baignade en aval dans ces sites magnifiques.

 

Consommer régulièrement du poisson extrait de ces eaux polluées sera même un risque en termes de santé publique. Les préfets signent déjà des arrêtés interdisant dans certains cas la consommation.

Le jour viendra où les écologistes porteront plainte pour maltraitance animale contre une AAPPMA qui empoissonne un cours d’eau pollué.
Le jour viendra où un pêcheur s’estimant intoxiqué portera plainte contre l’Etat.
Le futur a de l’avenir. Le poisson de certains cours d’eau, beaucoup moins.

 

Illustration : le lit du Cher colmaté. Il faut se nettoyer les bottes couvertes d’algues gluantes avant de remonter dans sa voiture ; les galets, quand ils sont visibles, sont colmatés par une couche épaisse que le courant aura du mal à nettoyer.

 

Pollution des rivières d'Aveyron : "On ne peut plus se taire"

Photo de la Sorgue, ici à Versols, les galets de la rivière sont recouverts d’algues vertes filandreuses. DR

 Mis à jour le 20/04/2019

ENVIRONNEMENT

Les Chevaliers de la gaule alertent sur la qualité de l’eau des rivières d'Aveyron.

L’association de pêche de Saint-Affrique, qui affiche 820 adhérents, a pour nom “Les Chevaliers de la gaule”. Elle gère La Sorgue et ses affluents, le Dourdou de Saint-Izaire à Montlaur et Le Cernon. Son assemblée générale s’est tenue la semaine dernière, à la maison de l’éducation populaire. Côté finances, les recettes sont de 24 617 € et les dépenses de 31 855 €, soit un déficit de 7 237 €. "On était en excédent depuis quatre ans, a commenté Stéphane Cornuéjouls, le trésorier. On a décidé d’investir à hauteur de 6 000 € dans du matériel technique et d’analyse pour suivre l’évolution de la population de truite." Et c’est là que le bât blesse.

Une concentration des nitrates et des phosphates

"Jusqu’à maintenant, on a évité de dire certaines choses, a enchaîné Frédéric Forzini, le président des Chevaliers de la gaule. On se base sur l’état des cours d’eau depuis quelques années. Sur les affluents, on constate une nette diminution de la population piscicole. Nos diagnostics techniques l’ont confirmée." Et le président d’informer l’assemblée de l’état d’un ruisseau, sans le nommer, sur lequel "en 2008, sur une portion bien identifiée, il y avait 160 truites. En 2015, il en restait 7. On l’a mis en réserve de pêche et en 2018, il y a zéro truite sur le parcours." Il s’agit du ruisseau de Cornus (notre édition du 12 mars). "Dans les rivières, la diminution des populations piscicoles est moins rapide car il y a une capacité naturelle d’auto-épuration, a poursuivi le président. Le diagnostic, on a le courage de le faire. Beaucoup d’associations ne le font pas car ce n’est pas vendeur. Cela ne donne pas envie d’y prendre son permis. La fédération départementale partage ce silence car je pense qu’avec les permis, ils financent leurs salaires." Pour le trésorier, la fédération incite à déverser des truites portion d’élevage "qui n’ont rien de sauvage. C’est pour satisfaire les pêcheurs." Le président a, ensuite, précisé que les effluents, jus de fumier et eaux blanches des fermes "partent dans le caniveau et les champs. Quelques fermes font des efforts. Mais c’est une certitude, la Sorgue est recouverte d’algues vertes filandreuses."

Stéphane Cornuéjouls, par ailleurs professeur de biologie, a rappelé les ravages en Bretagne avec le phénomène porcin : "L’eutrophisation de l’eau entraîne une concentration des nitrates et des phosphates. Quand il pleut, ils s’infiltrent dans le sol et rejoignent les rivières. Cette augmentation des sels minéraux favorise la croissance de végétaux et d’algues. Ces dernières meurent et sont décomposées par des bactéries qui dégagent du dioxygène qui entraîne la mort de plus en plus d’espèces animales dans les cours d’eau. En quelques mois, la faune d’une rivière peut être tuée, d’autant plus quand il y a des eaux basses comme cette année." Frédéric Forzzini a noté que durant vingt ou trente ans il y a eu des épandages intensifs d’éléments azotés : "Il y a trente ans, dans une bergerie, il y avait 300 brebis. Aujourd’hui, 500 brebis c’est une petite ferme. Donc la concentration est beaucoup plus importante."

"On se baigne dans une fosse septique"

Le duo reconnaît "prendre un gros risque en disant tout ceci. On s’attend à perdre des baux de pêche. Maintenant, on ne peut plus se taire quand on ne voit plus les galets. Sur la Sorgue, une seule commune n’a pas de station d’épuration. Tout sort dans la rivière, serviettes, cotons-tiges. Et quatre kilomètres plus bas, tout le monde se baigne dans une fosse septique. Si c’est un loisir çà !". Mais pour les responsables de l’association, l’agriculture n’est pas le seul facteur de pollution des cours d’eau : "Il y a les stations d’épuration. Elles ne sont pas magiques. Elles limitent les rejets qui ne sont pas exempts de pollution. Elles ne traitent pas des phosphates. Nous sommes tous des pollueurs." Et de citer l’action des lessives et pastilles de lave-vaisselle. Frédéric Forzini constate qu’en France, "quand un bassin-versant est sans zone agricole, il y a une eau de bonne qualité et il y a de belles populations piscicoles, comme la Dourbie."

JEAN-MARC COGNOT

 
 
 
 

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 22 Avril 2019

Un barrage relevé pour protéger le château de Chenonceau de la sécheresse
Un barrage relevé pour protéger le château de Chenonceau de la sécheresse
Le château de Chenonceau enjambant le Cher. © Alain LE BOT/Gamma-Rapho via Getty Images

 

Le niveau anormalement bas du Cher pour un mois d'avril menace les fondations du château de Chenonceau. En réponse aux inquiétudes, la préfecture d'Inde-et-Loire a accepté de relever le barrage à aiguilles voisin afin de faire remonter le niveau des eaux.

Le château de Chenonceau ne sera pas victime de la sécheresse, ses pieds baigneront à nouveau complètement dans l'eau. Face aux inquiétudes qui régnaient depuis plusieurs semaines, la préfecture de l'Indre-et-Loire a annoncé jeudi sa décision d'agir pour faire remonter les eaux du Cher dont le niveau est anormalement bas pour un mois d'avril.

En début de semaine, la rivière affichait en effet une hauteur moyenne de trente centimètres, quarante-cinq centimètres par endroits. Un niveau particulièrement bas pour cette période à laquelle le Cher atteint normalement 1,20 mètre de profondeur. Causée par le manque de pluie de cet hiver, cette situation a créé une vive inquiétude pour les fondations du château de Chenonceau.

"Une partie des arches du château de Chenonceau est construite sur des pieux de bois comme à Venise", a expliqué à l'AFP Caroline Darrasse, directrice de la communication du château. "Ces pieux ne doivent pas être hors d'eau pendant une trop longue période car cela fragilise la structure du monument ", a-t-elle poursuivi.

 

Relever le barrage voisin

Alors que le niveau du Cher n'a pas dépassé les 30 cm depuis trois semaines, la préfecture de l'Indre-et-Loire a été appelée à réagir. Une demande de dérogation exceptionnelle lui a été adressée afin de relever le barrage à aiguilles voisin de Civray-de-Touraine situé à environ 1,5 km en amont du château. Une demande que la préfecture a validé jeudi via un arrêté dérogatoire.

"C'était un problème complexe. Il fallait tout faire pour préserver le Château de Chenonceau tout en respectant la continuité écologique et permettre aux poissons migrateurs de pouvoir remonter le Cher", a expliqué à France Bleu, Vincent Louault, conseiller départemental et président du syndicat mixte du Nouvel Espace du Cher.

Une directive européenne impose normalement que les barrages à aiguilles du Cher restent ouverts jusqu’au 31 mai, pour permettre la remontée des poissons migrateurs. Mais la construction d'une rivière de contournement cet automne au barrage de Civray-de-Touraine a permis de contourner le problème et de valider le réhaussement du barrage.

 

Cette mesure d'urgence démarrée jeudi va permettre de réduire l'écoulement d'eau et donc de faire remonter le niveau du Cher sous les arches du monument. "Nous sommes satisfaits de voir que l'Etat prend ses responsabilités pour protéger le château de Chenonceau, tout en respectant la législation sur la migration des poissons", a réagi pour l'AFP Vincent Louault.

Après de 900.000 visiteurs par an, le château de Chenonceau fait partie des châteaux de la Loire les plus visités. Propriété de la famille Menier, il figure aussi parmi les monuments privés les plus visités de France. Marqué par une longue histoire remontant jusqu'au XIIIe siècle, Chenonceau est surnommé le château des Dames en raison du grand nombre de femmes qui en ont eu la charge.

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0
<< < 10 20 30 40 50 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 80 90 100 200 300 400 > >>