Bonjour,
Je réponds aux différents messages que j'ai reçus et, en particulier, à ceux de Christophe Bailleul et de Stéphane
Gérard.
Je me dois d'émettre des réserves sur le contenu du blog que vous citez.
Les vidéos sont bien réalisées et, par définition, elles ne peuvent qu'être objectives. Mais, et sans entrer dans le détail,
les indications écrites que donne le rédacteur sont parfois inexactes, erronées, partielles, superficielles, tendancieuses et incomplètes. Elles sont aussi très partiales parce que le
blogueur est un opposant déclaré au député maire d'Avranches. Et ça n'aura échappé à personne à la lecture de ses commentaires qu'il présente comme "une analyse de fond". Chacun a le droit de
s'exprimer, y compris en étant subjectif. Notre rôle n'est bien évidemment pas d'entrer dans ce genre de considérations, mais certaines précisions s'imposent.
Le déclassement de la rivière serait effectivement la seule solution pour régler définitivement les problèmes. Mais il faut
préciser que plusieurs demandes ont déjà été formulées. Elles ont toutes été rejetées.
La "décision de fin de concession" ne peut pas être "suspendue" parce qu'elle a déjà été actée. Elle a été annoncée par C.
Jouanneau en Novembre 2009 et c'est une décision de non renouvellement, pas de "fin de concession". La concession arrivait à son terme le 31 Janvier 2007.
Cette décision n'a jamais été officiellement notifiée à EDF. Et c'est bien là l'objet de la polémique. Un relevé de
décisions a été envoyé par NKM suite à cette fameuse réunion du 16 février 2012. Il stipule: "afin de dissiper les ambigüités, l'Etat prendra dès à présent (20 février) la
responsabilité du projet en notifiant à EDF la décision de 2009 et en lui confiant un mandat de gestion pour poursuivre l'exploitation des barrages jusqu'à la date de la
vidange".
Je ne crois pas que si cette notification n'a toujours pas été faite, ce soit pour cause d'élection car L'Etat avait très
largement le temps de le faire avant la ou les campagnes électorales.
Quant aux allégations romanesques relatant les aventures d'un fonctionnaire missionné pour récupérer un prétendu courrier
préfectoral posté par erreur, je trouve que la ficelle est un peu grosse... Ce serait aussi faire bien peu de cas de la compétence du préfet de la Manche et de ses
services.
L'Etat a pris une décision et il a décidé (par obligation) de réfléchir ensuite. La raison aurait voulu qu'il fasse l'inverse. La
preuve en est, c'est qu'au fur et à mesure que les pouvoirs publics étudient les problèmes soulevés et les solutions techniques pour les résoudre, de nouvelles difficultés apparaissent. C'est, à
mon sens, ce qui justifie au moins en partie l'allongement des délais et les reports qui se succéderont sans doute dans le futur.
Initialement, l'abaissement du niveau des lacs aurait dû débuter courant 2011 pour que la lente vidange soit terminée en 2013. Les
graves problèmes que cette opération prématurée aurait engendrés pour l'exploitation de la Mazure et, j'en suis persuadé, nos différentes actions (et celles des élus) ont conduit les pouvoirs
publics à revoir leur calendrier.
Le même relevé de décisions indique que l' "abaissement du plan d'eau, vidange et gestion des boues, "renaturation" de la
vallée et démantèlement des ouvrages" ne se feront qu'à partir de 2015.
Il nous dit aussi que la possibilité de garder le barrage de la Roche Qui Boit sera étudiée.
Alors pourquoi agiter encore l'épouvantail des amendes, jugement et autres pénalités? Visiblement, l'Etat et EDF ne semblent
plus s'en soucier puisque les opérations sont différées et que si le barrage de la RQB était conservé il ne serait même plus question de la circulation des poissons
migrateurs.
Contradictions, incohérences? Certainement oui. Mais à n'en pas douter, de plus en plus d'hésitations.
Par ailleurs, on a déjà maintes fois évoqué l'aspect juridique de la procédure d'arasement. La réunion publique de ce samedi
26 Mai n'a rien apporté de nouveau, pas plus que les compte-rendus qui en ont été fait ici ou là. Je ne peux donc que redire que, pour le moment, rien n'est juridiquement attaquable. Nous ne
pourrons saisir le Tribunal Administratif seulement et seulement si un arrêté (ministériel ou préfectoral) est publié au Journal Officiel. C'est ce que dit l'avocat que nous avons missionné l'été
dernier.
Comme vous le savez, ce dossier est d'une extrême complexité. Il est donc très difficile à maîtriser. Ce qui explique aussi que
beaucoup d'affirmations ou de commentaires sont très éloignés de la réalité. Nous devons donc rester pragmatiques et ne considérer que ce qui est purement factuel, sans accorder d'importance
excessive à des propos de nature politique ou polémique.
Nous nous mobilisons donc sur trois axes principaux pour les semaines et les mois qui viennent.
1°) Demander à toutes les communes et (ou) communautés de communes de voter une motion de soutien au maintien des barrages.
Certaines l'ont déjà fait, d'autres apprêtent à le faire comme Sartilly Porte de la Baie.
2°) Prendre contact avec tous les ministères concernés (comme nous l'avons fait avec le gouvernement précédent), avec le concours
et le soutien de nos élus. Et ce, dès le 18 juin.
3°) Constituer un projet alternatif de développement de la vallée en maintenant nos barrages et nos lacs.
(C'est un énorme travail et, comme d'habitude, les volontaires se font trop rares.)
Nous devons aussi préparer la fête anniversaire du barrage de Vezins qui aura lieu le 16 septembre.
Par ailleurs, la "radio moquette" préfectorale m'indique que, selon toute vraisemblance, le préfet ne donnera pas une suite
favorable à ma demande de siéger au Comité de pilotage.
Et pour finir, une information de dernière minute: le cabinet ETHEIS reprend ses "travaux". Il organise une série de six ateliers
de travail auxquels nous ne sommes pas invités. Nous aurons peut-être droit à un lot de consolation puisqu'il précise que "tous ces travaux feront l'objet de présentations et de débats avec
les autres acteurs du territoire dans les prochains mois".
Je vous souhaite un agréable weekend et je reste à votre disposition pour vous fournir toute autre précision utile.
Cordialement,
John
Derniers Commentaires