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Publié le 24 Janvier 2017

 

Loire-Bretagne, doublement en huit ans des rivières en état mauvais ou médiocre

 Entre 2006 et 2013, le nombre de rivières du bassin Loire-Bretagne en état écologique médiocre ou mauvais a été multiplié par deux, alors que le nombre de rivières en état excellent a été divisé par deux. Imperturbable, l'Agence de l'eau Loire-Bretagne nous assure tout de même que "la mobilisation est payante". Loire-Bretagne, c'est aussi un bassin pilote des politiques les plus extrêmes en matière de continuité écologique, là où la doctrine fait  la promotion de la destruction systématique des ouvrages sans usage. On voit le brillant résultat des choix opérés par les gestionnaires publics… 

En éditorial de la dernière livraison de L'Eau en Loire-Bretagne (janvier 2017), Martin Gutton, directeur général de l'Agence de l'eau, affirme : "Notre bassin affiche aujourd’hui 30 % de ses cours d’eau en bon ou très bon état et il ambitionne d’atteindre l’objectif de 61 % à l’échéance 2021. Cela pourrait être décourageant si le suivi de la qualité de l’eau ne montrait pas que là où l’on agit de façon éclairée et concertée, la mobilisation est payante et les résultats sont là."

Le tableau de synthèse est le suivant:

On constate qu'entre 2006 et 2013:

  • le nombre rivière en état mauvais a doublé
  • le nombre de rivière en état médiocre a doublé
  • le nombre de rivière en bon état a stagné
  • le nombre de rivière en état excellent a été divisé par deux

Quant à l'état chimique des eaux du bassin, déjà absent lors de l'adoption du Sdage 2016-2021, le mystère plane encore. "À côté de l’état écologique, nous dit la publication, l’état chimique des eaux de surface s’appuie sur 56 substances prioritaires et prioritaires dangereuses retenues au niveau européen. Ce sont des substances qui posent un problème globalement en Europe, certaines pouvant ne pas être retrouvées en quantité importante en France. L’Union européenne permet de séparer les substances dites ubiquistes (contamination générale de l’environnement) des autres substances.Un suivi spécifique des substances prioritaires a été lancé sur la période 2015-2017. En 2015, les suivis ont été effectués sur 105 stations du réseau de contrôle de surveillance (RCS). Pour les substances non ubiquistes, 87 stations sont en bon état chimique et 3 en mauvais état. Pour les 15 dernières stations, l’état chimique n’a pas pu être déterminé".

Mais la même publication nous dit qu'il y a 837 stations dans le réseau de contrôle de surveillance: pourquoi les mesures sont-elles faites dans 105 d'entre elles, soit 12,5% seulement? On l'ignore. Et comme la plupart des rivières sont polluées par des substances ubiquistes (comme les HAP, hydrocarbures aromatiques polycycliques) ainsi que par un cocktail de centaines de micro-polluants échappant aux obligations de surveillance de la DCE, on suppose que le bilan n'est pas fameux et que très peu de rivières du bassin peuvent afficher un bon état écologique et chimique (l'obligation européenne concernant ces deux dimensions).

Le bilan est donc celui d'un échec flagrant. Loin de répondre à la question que tout le monde se pose – à savoir l'utilité des centaines de millions d'euros dépensés chaque année pour atteindre le bon état écologique et chimique des eaux –, le magazine de l'Agence de l'eau se contente d'énumérer les problèmes par sous-bassins et de se décerner quelques satisfecit de-ci de-là. Mais pourquoi ce qui n'a pas fonctionné depuis 2006 aurait des effets demain? Et qui paiera les amendes à l'Europe si cette tendance se poursuit?

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Rédigé par jojo

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Publié le 23 Janvier 2017

 
Entre LacetMer Merci à notre reporter JP. Avec l'association Entre LacetMer "art,culture,environnement" concernant l’environnement : Nous souhaitons organiser des réunions d’informations à la population (agriculteur, particulier) en partenariat avec l’agence de l’eau et les élus du territoire concerné pour expliquer l’importance de reconquérir les talus et les haies bocagères autour des grandes parcelles à proximité des cours d’eaux pour lutter contre l’érosion ce qui permet d’améliorer la qualité de l’eau, mais aussi protéger les bassins versants et les communes aval contre les inondations, de préserver la biodiversité, et de valoriser le bois en copeaux (source de revenu complémentaire pour la filière agricole).
Faire du Bassin Sélune un territoire en avance sur la protection de l'environnement et de la santé.

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Publié le 23 Janvier 2017

Algues vertes : la pollution continue, un second plan de lutte s’engage

Stanislas Du Guerny

image:

Huit baies bretonnes sont concernées par la prolifération des algues vertes. Ici, la baie de Saint-Brieuc. Photo RGA/Réa - RGA/REA

Le volume des algues vertes nauséabondes diminue, mais son éradication reste très difficile à mettre en œuvre. Un second plan, accompagné de financements publics, se met en place pour la période 2017-2021.

Des centaines de plages de Bretagne envahies par des monceaux d'algues vertes... Les élus et les professionnels du tourisme ont pourtant croisé les doigts pour qu'elles disparaissent. Mais rien n'y fait. Le littoral continue d'être recouvert, chaque printemps et chaque été, par ces ulves nauséabondes et polluantes. Un joggeur décédé dans une vasière, en octobre, a remis un coup de projecteur sur le sujet. Des médecins ont expliqué qu'il a succombé à un étouffement dû aux émanations toxiques des algues. Les pouvoirs publics restent dubitatifs. Et l'inquiétude demeure. L'Etat et les collectivités emmenées par la région lancent un second plan de lutte pour les années 2017 à 2021 à la suite du premier, lancé en 2010 par François Fillon, à l'époque Premier ministre. Il avait été fixé à 134 millions d'euros, après le décès d'un cheval et le coma du cavalier tombé au milieu d'un champ d'algues. Les sommes ont été utilisées sous la forme d'aides aux agriculteurs, mais aussi pour la restauration des zones humides et des bocages. « Ce nouveau plan d'un montant de l'ordre de 60 millions d'euros, indique Gilles Huet, le directeur de l'association Eau & Rivières de Bretagne, est nécessaire, puisque le milieu naturel des 8 baies bretonnes marquées par cette pollution exige de nouveaux efforts pour arriver à éliminer les algues. »

Si le volume des algues diminue, leur présence reste visible. « Entre 2002 et 2009, on comptait chaque année un peu plus de 3.200 hectares couverts, en 2016 on l'estime à 2.312 hectares. Si rien n'est entrepris, la baisse à venir sera très faible », souligne Sylvain Ballu, chargé depuis plus d'une décennie du suivi de cette pollution au sein du Centre d'étude et de valorisation des algues. (Céva). Les collectivités ramassent chaque année entre 40.000 et 50.000 tonnes. Une politique qui leur coûte de l'ordre de 300.000 à 500.000 euros par an.

L'origine de ces algues est connue. Il s'agit d'un phénomène d'eutrophisation lié à la rencontre de plusieurs facteurs, le premier et le plus important étant lié aux apports excessifs en nutriments agricoles (azote et phosphore). Intervient également les conditions de lumière et la température. La douceur hivernale est aussi propice à la prolifération. Pour éliminer les algues, il est indispensable de faire baisser les apports d'azote dans l'eau. « Les objectifs ambitieux fixés dans le premier plan de réduction de 30 % des flux d'azote ont été quasiment atteints dans les huit baies », indique le Comité de pilotage du plan de lutte. « La plupart des sites ont bénéficié d'une baisse sensible de la présence des nitrates dans l'eau », ajoute ­Sylvain Ballu.

Limites européennes

Dans la baie de la Fresnais (Côtes-d'Armor) initialement très marquée, on est passé de 70 milligrammes de nitrates par litre d'eau en 2001 à 40 milligrammes actuellement. La baie respecterait donc les règles européennes qui fixent la limite haute maximum autorisée à 50 mg par litre ! « Mais, pour que les algues disparaissent totalement, il faut atteindre entre 10 et 15 mg de nitrates par litre », martèlent les experts du Céva. L'Agence de l'eau Loire-Bretagne confirme. « Si la présence moyenne en nitrates dans l'eau est désormais de 30 mg par litre en Bretagne contre 50 mg il y a dix ans, il faut encore faire baisser ce taux dans les bassins versants sensibles », estime Fabrice Craipeau, chargé de mission à l'Agence de l'eau Loire-Bretagne. Ce qui suppose de redoubler d'efforts, alors même que l'agriculture bretonne est en difficulté et qu'il est complexe de changer de mode de production alors que les prix ne cessent de fluctuer.

Ces dernières années, 3.500 agriculteurs - 10 % du nombre des exploitants de la région - ont été concernés par le plan algues vertes. « L'implantation de la luzerne ­constitue un objectif fort de la baie de Saint-Brieuc avec un total prévu de 5.000 hectares d'ici à 2027 », note le comité de suivi. Le principal est d'éviter certains types de cultures comme le blé pour se concentrer sur des pièges à nitrates comme le colza ou la moutarde, tout en sachant que ce sont des plantes aux revenus faibles. « Il faut surtout plus d'espaces en herbe afin de diluer le cheptel dans plus d'hectares », note encore Sylvain Ballu.

Stanislas du Guerny
Correspondant à Rennes

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/pme-regions/actualite-pme/0211717835924-algues-vertes-la-pollution-continue-un-second-plan-de-lutte-sengage-2059016.php#WlL1s7OYAjWVhUbX.99

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Publié le 23 Janvier 2017

Grand froid : la filière éolienne accusée de ne pas produire assez d'électricité
La période de froid qui secoue actuellement la France réveille un certain nombre de tensions au sein même du secteur énergétique. En particulier, les acteurs du renouvelable (éolien, solaire, biomasse…) se voient stigmatisés car leurs outils ne produiraient pas ou peu d'électricité alors que le pays en a actuellement besoin. Pour certains observateurs, c'est bien simple: faute de vent sur le territoire, l'éolien serait bien en peine d'envoyer le moindre mégawatt (MW) sur le réseau. ...

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Publié le 22 Janvier 2017

Yvonnic Fauchon a partagé un lien.

RETROSPECTIVE DE L'ANNÉE 1976 "SÉCHERESSE" AU BOUT DE 41ANS NOUS SOMMES À NOUVEAU AU MÊME POINT.
REGARDEZ CETTE VIDEO, UN REPORTAGE TOURNÉ EN 1976, DANS LE DÉPARTEMENT VOISIN DE L'ILLE-ET-VILAINE.

BRETAGNE sécheresse barrage (de mirloux, construction) janson (maire de St Méloir des Ondes)
ina.fr|Par Institut National de l’Audiovisuel – Ina.fr
 
 
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Publié le 22 Janvier 2017

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Touche pas ma zone humide !

Actu - Environnement

Les milieux humides abritent une biodiversité exceptionnelle. Apprenons à les connaître ! / Photo archives
Les milieux humides abritent une biodiversité exceptionnelle. Apprenons à les connaître ! / Photo archives

Plusieurs rendez-vous sont proposés prochainement dans le département pour partir à la découverte de ces écosystèmes essentiels à notre environnement.

La Journée mondiale des zones humides sera déclinée en Lot-et-Garonne via plusieurs animations, du 28janvier au 28février, pilotées par le Conservatoire d'espaces naturels d'Aquitaine.

 

Le sujet n'est pas futile, loin de là. Marais, tourbières, prairies humides, lagunes : entre terre et eau, les milieux humides présentent de multiples facettes et se caractérisent par une biodiversité exceptionnelle. Ils abritent en effet de nombreuses espèces végétales et animales.

Un patrimoine menacé

Par leurs différentes fonctions, ils jouent un rôle primordial dans la régulation de la ressource en eau, l'épuration et la prévention des crues. Menacé par les activités humaines et les changements globaux, ce patrimoine naturel fait l'objet d'une attention toute particulière. Sa préservation représente des enjeux environnementaux, économiques et sociaux importants. Et depuis bientôt quarante ans, la France s'est engagée à préserver les zones humides sur son territoire, notamment à travers la signature de la convention internationale de Ramsar. Dans notre département, plusieurs animations sont proposées au grand public. Dimanche 12 février, de 14 h 30 à 16 heures, une sortie nature entre canal et Garonne permettra la découverte d'une zone d'expansion des crues à Lagruère. Cette sortie sera reconduite lundi 13 février de 14 h 30 à 16 heures. Mercredi 15 février de 14 heures à 16 h 30 autre sortie nature mais cette fois à Miramont-de-Guyenne «à la découverte des zones humides du Saut-du-loup». Dans le Villeneuvois, c'est du côté de Bias qu'on pourra se déplacer le 11 février, pour découvrir un chantier participatif visant à créer une mare pédagogique. Le 4 février, rendez-vous ornithologie sur une gravière réaménagée à Villeton (non loin de Tonneins) ; une observation des oiseaux commencée par la réserve naturelle de la Mazière.

Enfin, au Passage-d'Agen comme dans l'Albret à Bruch, la fédération de la pêche participera à ces journées mondiales, avec des opérations plutôt dédiées aux scolaires. Au Passage- d'Agen par exemple, il s'agira de sensibiliser aux aménagements de berges, qui évitent certes les débordements naturels, mais qui nuisent aussi à la reproduction de certaines espèces, par exemple pour les brochets.

Le programme complet des animations est à télécharger sur www.cen-aquitaine.org

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Publié le 21 Janvier 2017

EnvironnementPublié le lundi 23 janvier 2017

L'Agence française pour la biodiversité (AFB) a désigné jeudi l'ancien ministre de l'Ecologie Philippe Martin comme son futur président et adopté une feuille de route pour les mois à venir, a annoncé le ministère de l'Environnement le 19 janvier.

Réuni pour la première fois jeudi 19 janvier, le conseil d'administration de l'Agence française pour la biodiversité (AFB) a désigné, sur proposition de la ministre de l'Environnement Ségolène Royal, l'actuel président du conseil départemental et député socialiste du Gers Philippe Martin comme "futur président exécutif" de ce nouvel organisme. Philippe Martin, dont la nomination doit être officialisée en conseil des ministres, a été ministre de l'Ecologie de juillet 2013 à mars 2014. Il avait alors "présenté la première mouture du projet d'agence en conseil des ministres", a rappelé à l'AFP la ministre de l'Environnement. Deux vice-présidents seconderont Philippe Martin : Françoise Gaill, biologiste au CNRS, coordinatrice de la plateforme océan et climat, et Ferdy Louisy, président du parc national de la Guadeloupe. L'astrophysicien Hubert Reeves a, lui, déjà été nommé président d'honneur de l'AFB.
Promise par le président François Hollande lors de la première conférence environnementale en 2012, la création de l'AFB est une des mesures phares de la loi sur la biodiversité adoptée l'an dernier. Opérationnelle depuis le 1er janvier, l'agence, qui dispose d'un budget de 225 millions d'euros, résulte de la fusion de quatre organismes existants : l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques (Onema), l'Atelier technique des espaces naturels, l'Agence des aires marines protégées et les parcs nationaux. Outre son rôle dans la préservation et la gestion de la faune, la flore et l'eau, elle sera l'interlocuteur des élus et des entreprises dans les projets d'infrastructures.
Ségolène Royal a donné "un plan de travail immédiat" à l'agence, a indiqué le ministère. Ce programme comprend la "généralisation des sciences participatives", avec la mise en place du portail "65 millions d'observateurs", la généralisation de l'offre de service de "Vigie nature école" pour toutes les écoles, la création de huit aires marines éducatives en 2017 et l'aide à la réalisation de "500 nouveaux atlas de biodiversité communales", selon le communiqué du ministère.
Parmi ses autres missions : la restauration d'un site Natura 2000 au large de Saint-Raphaël "par l'enlèvement d'un "récif artificiel en pneus immergés dégradés et sa reconstruction", le développement des mouillages écologiques dans les parcs naturels marins, le recensement des mammifères marins aux Antilles. L'agence devra aussi apporter son soutien au plan "France Terre de pollinisateurs" à travers la publication du guide communal "Zéro pesticide" et la campagne nationale "Terre saine" du ministère, une "expertise sur les alternatives aux pesticides, dont les néonicotinoïdes, pour permettre d'accélérer leur mise sur le marché" et la "mise en place d'un réseau de référence sur le lien entre le climat et la biodiversité grâce aux programmes des parcs nationaux 'lacs sentinelles' et 'alpages sentinelles'".
L'AFB devra également contribuer à la lutte contre les pollutions de l'eau dans les zones de captage en mettant en place un "centre de référence pour s'assurer de l'efficacité des actions". "Ce centre mettra à disposition des élus, professionnels, associations et usagers l'expertise nécessaire", a indiqué le ministère. Ségolène Royal a également demandé à l'AFB de "travailler aux plans nationaux" mis en place par le ministère (Zéro pesticide, Plan national santé environnement, Stratégie nationale pour la mer et le littoral, Plan de reconquête et de gestion de la ressource en eau, Stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte, Lutte contre le trafic des espèces menacées, Stratégie nationale contre les perturbateurs endocriniens, Relance de la stratégie nationale de la biodiveristé...), ajoute le communiqué du ministère.

Anne Lenormand

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Publié le 19 Janvier 2017

Isigny-le-Buat. La vidange du lac de Vezins sera lancée en 2017

  • Sylvie Crochet a longuement évoqué la vidange du lac, qui démarre progressivement en avril.
    Sylvie Crochet a longuement évoqué la vidange du lac, qui démarre progressivement en avril. | Ouest-France

Par Ouest-France

C’est le projet de l’année. La vidange du lac de Vezins, à Isigny-le-Buat, va s’effectuer progressivement pendant un an, jusqu’en avril 2018. L’assec est prévu en juillet 2018.

Samedi après-midi, Sylvie Crochet, maire déléguée de Vezins, a présenté ses vœux à la population. « Cette année, la vidange du lac va commencer. Jusqu’en avril, il sera procédé à la sécurisation et au traitement des sédiments du secteur de l’Yvrande. D’avril 2017 à avril 2018, il s’agira d’un abaissement progressif du plan d’eau de 58 m à la côte 52 à partir d’octobre 2017. L’usine hydroélectrique pourra continuer à fonctionner avec une phase de traitement des sédiments. En avril 2018, la vidange proprement dite débutera avec l’ouverture des vannes de fond jusqu’à l’assec, en juillet 2018, suivi de l’examen technique complet pour revue de sûreté. Nous ne saurons qu’ensuite ce qu’il advient des barrages. »

Et de poursuivre : « Nous avons une réunion avec les services de la préfecture, lundi 23 janvier, à la Mazure. Nous devrions avoir davantage de détails sur la façon de procéder. Le bail de pêche sur le lac n’a pas été renouvelé en 2017. Les pêcheurs pourront continuer à pêcher, dans la limite des zones autorisées par les travaux. Il faudra prendre connaissance des arrêtés qui seront affichés. »

Plus d’infos dans l’édition Avranches - Sud-Manche du mardi 17 janvier, à lire aussi en édition numérique.

 

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Publié le 19 Janvier 2017

2017 année MARIN MARIE

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Diverses manifestations proposées sur Marin Marie pour l'année 2017

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Rédigé par jojo

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Publié le 19 Janvier 2017

Projet: remblayer 5000 m3 dans le Loir pour faire un parking poids lourds. Qui dit mieux ?

{CAPTION} Combler le Loir sur toute sa largeur avec les matériaux d’excavation d’une île de 1000m² au milieu du cours d’eau, telle est la spéculation d’un usinier. Serait-ce un canular burlesque ? Un projet du 19ème siècle ? Ou émanent d’un utopiste qui n’aurait jamais eu connaissance du CE? Tout faux ; Il est encouragé par le triptyque administratif: l’ONEMA(*) réfléchit, la DDT valide et l’Agence de l’eau finance. Si le Préfet du Loir et Cher autorisait ces travaux illégaux, nous aurions un « Retour d’expérience » qui pourrait candidater aux palmes de l’outrance environnementale et de l’entorse administrative.

 Nous exposons cette affaire de manière très succincte car la version 2016 de l’étude n’est pas définitive. Le Copil s’est réuni hier, 16 janvier 2017.

 Les enjeux

Enjeux privés :

Le propriétaire du moulin de St Jean sait que la continuité écologique pourrait nécessiter des dépenses inutiles pour sa minoterie. Il sait qu’en restaurant ses ouvrages hydrauliques, l’Agence de l’eau ne le subventionnera pas, notamment les deux vannes de 5 mètres de large.

le potentiel hydroélectrique est modeste.

Les poids lourds ont des difficultés d’accès et de manœuvre devant le moulin. Le propriétaire caresse donc l’idée d’optimiser ce facteur.

 Enjeux de la continuité écologique :

le fonctionnement actuel de l’ouvrage (vannes hors d’usage levées) selon l’étude du SERAMA (bureau d’étude) le rend transparent au titre du CE. Le transit sédimentaire et la circulation des espèces piscicoles sont garantis par le pertuis de 10 mètres de large.

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Le marché est posé

Ayant bien analysé la fébrilité administrative, d’une charge, le propriétaire va transformer la continuité écologique en aubaine : « vous voulez détruire ? Je vous offre une opportunité»...à condition de verdir le chantier d’extension foncière (objectif prioritaire) dans la présentation du dossier et en le finançant à 100%.

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L’étude : une opération de séduction du Copil

Des termes délusoires et des assertions personnelles peu robustes ne compensent pas des scénarios invraisemblables destinés à prioriser celui du mandant: la destruction.

Pour l’ONEMA et l’Agence de l’eau, peu importent le contenu et les coûts pourvu que l’ouvrage disparaisse de la carte. C’est la doctrine. Tant pis pour l’ACB (analyse coût-bénéfice).

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Qu’est-ce que l’administration est venue faire dans ce dossier ?

C’est le mariage de la carpe et du lapin : un marché gagnant/perdant.

Dans les perdants, il y a le contribuable qui devrait payer. Il y a aussi tous les riverains, attachés à leur cours d’eau tel qu’il fut aménagé depuis des siècles.

Pour la DDT 41, la position est plus inconfortable car elle devra dénouer l’écheveau spécieux de l’étude et le traduire à l’aune de la loi.

Par exemple, le moulin est édifié sur le Loir rectiligne à cet endroit. Il n’y a donc pas de bief. Ce terme inapproprié a été employé à dessein : pour les services instructeurs, remblayer un bief mériterait une médaille. Combler un cours d’eau tel que le Loir serait un calvaire en termes de procédure et placerait le projet aux antipodes du dogme actuel... et de la loi.

Le verdissement sémantique est donc indispensable pour dérouter l’instruction du dossier.

Dans le discours illusionniste il y aurait aussi le fait de réduire cette opération à un simple déblai/remblai pour la qualifier de « neutre ». Au niveau des volumes, c’est probablement exact: en décaissant l’île, en récupérant les atterrissements et les déblais du déversoir, on doit pouvoir récupérer suffisamment de matériaux pour remblayer le cours d’eau.

Mais au niveau IOTA (Installations, ouvrages, travaux et aménagements soumis à la loi sur l’eau) le législateur a prévu autre chose qu’un satisfécit : il y a une nomenclature précise à respecter.

Pour nous, une forte incidence + une forte incidence ne s’équilibrent pas mais s’additionnent.

Au lieu de ce package très mal ficelé, le dossier de demande d’autorisation au titre du CE devra scinder en plusieurs volets:

1)    Le remblai de 5000 m3 dans un cours d’eau (avec une étude d’impact robuste et une enquête publique) peut-il être autorisé ?

2)    L’extraction d’une île (avec une étude des impacts environnementaux) de presque 1000m² est-elle nécessaire à la continuité écologique ?

Subsidiairement :

Dans le domaine judiciaire, l’ensemble des décisions des tribunaux constitue une source de droit : c’est la jurisprudence. Elle n’existe pas dans le domaine administratif. C’est dommage car la réciprocité serait intéressante : « vous avez remblayé un cours d’eau ici, je peux faire la même chose là ; vous avez fait disparaître une île, je peux remblayer la mienne très érodée ou j’ai besoin d’une grande pelouse devant mon moulin ». Rien de tel ne peut être invoqué : ce qui est permis à un endroit peut être interdit ailleurs. C’est « au cas par cas ». Le « cas par cas » a le dos large et nous fait toujours craindre le pire : il peut susciter l’iniquité, les arguments circonstanciels et l’arbitraire.

Si l’addiction à la destruction (ONEMA-Agence de l’eau) et la complicité administrative (DDT 41) observent ce projet avec complicité, les deux communes concernées et tous les riverains sont vent-debout pour que le bon sens perdure.

 

Affaire à suivre.

 (*) AFB en 2017

illustration: le Loir au droit du moulin ; toute la partie en eau sur la photo sera comblée avec 5000 m3 de matériaux "tout venant"

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