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Publié le 22 Août 2016

Bonjour,

La fête annuelle de lassociation « Les Amis du Barrage » aura lieu le dimanche 4 Septembre au Petit Bois de Vezins, près du barrage.

 

Cette année, elle aura pour thème LES BARRAGES TOUT EN ART.

Tailleurs de pierre, peintres de diverses spécialités, de nombreux artistes et même un tailleur de bijoux viendront exposer leurs œuvres et exercer leurs talents devant le public.

Comme chaque année, beaucoup danimations, de démonstrations et dactivités nautiques seront proposées. Le Club dAviron de mer de Granville, kayak-polo, kayak de pêche à pédales et bien dautres seront au rendez-vous. Les bateaux électriques de la Mazure seront également à disposition pour une balade au grand air.

 

Le repas sera servi à partir de 12H30 sur réservation au 06 73 94 04 39 ou auprès des membres de lassociation. Au menu : Kir de bienvenue, entrée, carré de porc frites+ratatouille, fromage, dessert et café pour 15 Euros, soleil compris. (Menu enfant 8 Euros)

Buvette, crêpes, enveloppes gagnantes et convivialité seront de la fête.

Nous vous espérons nombreux !

Bien cordialement,

John KANIOWSKY

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Rédigé par jojo

Publié le 20 Août 2016

Charente-Maritime : ce manque d’eau qui les bassine

Yves Brouzeau (à droite), dans son champ de maïs (pop-corn), et Henri Bonnet, irrigants
Yves Brouzeau (à droite), dans son champ de maïs (pop-corn), et Henri Bonnet, irrigants ©
Romuald Augé

Article abonnés Le département est exposé à un manque d’eau cinq mois dans l’année. Des solutions sont à l’étude, comme les « bassines » (retenues de substitution)

Le mois de juillet 2016 est le plus sec depuis 1959. Et les prévisions à long terme ne sont pas bonnes. On ne doit à un printemps pluvieux que des arrêtés préfectoraux de restrictions - le dernier étant tombé le 16 août (concernant les bassins de la Boutonne, Charente aval, marais sud de Rochefort, Bruant, Seudre) - et non des interdictions de prélèvement. L'absence, dans la région, de nappes phréatiques importantes et de bassins versants étendus pose de manière récurrente la question liée à l'irrigation agricole.

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Dans les bassins en déficit, l'État a engagé en 2011 des études afin de déterminer le volume d'eau réellement disponible. Objectif : plafonner la consommation et mieux la répartir. Pour l'irrigation agricole, la mise en place de cultures moins consommatrices sur de plus petites surfaces semble frappée du bon sens. « Mais on ne va pas changer des pratiques culturales vieilles de 40 ans du jour au lendemain », estime Françoise de Roffignac, vice-présidente du Conseil départemental 17 en charge de l'agriculture et présidente du Syres (lire ci-contre).

Culture intensive et irriguée

« Nous sommes conscients de pomper dans le milieu », reconnaît Yves Brouzeau, qui cultive 115 hectares de maïs à Thairé-d'Aunis. Ancien éleveur, il dit ne pas regretter son changement de production. « Dans les années 80, le Conseil général encourageait le drainage. Les céréales me permettent aujourd'hui de vivre. Si je comprends les défenseurs de l'environnement, je leur dis qu'on ne peut pas dissocier l'économie de l'écologie. »

Une querelle de clocher, avec d'un côté les agriculteurs voleurs d'eau et les défenseurs de la nature de l'autre ? Le domaine est trop complexe pour le caricaturer. « On a demandé aux paysans de produire, dans les années 60, et ils l'ont fait. Culture intensive, mécanisée, irriguée. Sauf qu'aujourd'hui, ce modèle lié à la Politique agricole commune (PAC) est caduc », estime François-Marie Pellerin, vice-président de la Coordination pour la défense du Marais poitevin.

La création de bassines revient à stocker l'hiver l'eau des nappes et des cours d'eau. Henri Bonnet, 84 ans, infatigable défenseur des irrigants, pense porter un projet viable allant dans ce sens. « Voilà douze ans qu'on s'y est mis. On espère déposer le projet lié au bassin du Curé, au nord de l'Aunis, à la préfecture en septembre. Les bassines prévues sont à Saint-Xandre, Saint-Médard, Saint-Sauveur, Benon, Anais, Gué-d'Alleré. Mais que de freins, de recours, de textes qui évoluent ! »

Pas de chèque en blanc

« Et pourtant une étude de 2010 du Bureau de recherches géologiques et minières précise que les retenues de substitution améliorent sensiblement la situation en été », assurent en chœur Yves Brouzeau et Henri Bonnet, tous deux irrigants.

Patrick Picaud, de Nature environnement 17, est plus dubitatif. « Ces bassines sont financées à 70 % par de l'argent public, argent qui profite à une seule catégorie socioprofessionnelle. Comme elles coûtent cher, il faut les rentabiliser. Autrement dit, alimenter un système qu'il faut revoir, et non encourager. » De fait, l'association a attaqué les projets de retenues de Benon et des Roches ; les procédures sont en cours.

La Fédération de pêche 17 est parfois aussi allée contre. Mais précise « être pour les réserves de substitution, sur le principe. Pas de chèque en blanc cependant. Dans le code de l'environnement, le milieu aquatique passe avant les usages. Ce n'est plus vrai aujourd'hui. Le problème, ce ne sont pas les agriculteurs, mais la politique agricole », estime son président, Gilles Brichet. Qui rappelle que quand la quantité d'eau diminue, c'est à coup sûr aussi la qualité qui trinque.

"Pour moi, c'était une question de survie"

 

A Nieul-lès-Saintes, Fabien Chaboisseau s'est lancé dans un projet privé pour contourner les obstacles

« Mais attention, prévient l’agriculteur qui irrigue maïs et pommes de terre près de la Seudre, ne me faites pas dire que les fonds privés sont la solution ». Après cinq ans d’études et d’enquêtes publique ou archéologique, Fabien Chaboisseau est en passe de recevoir son autorisation. « Je croyais que les associations de défense de l’environnement attaquaient ces projets de réserve uniquement pour les aides publiques. Et puis je me suis rendu compte qu’ils faisaient aussi des remarques par rapport au remplissage… »

Il reconnaît que dans le cas du projet d’Henri Bonnet (lire ci-dessus), il aurait abandonné. « Il faut suivre au niveau administratif. Ce n’est pas comme pour un tracteur. On l’achète et puis deux mois après, on l’a… » À ce propos, pourquoi ne pas s’associer, comme pour les achats de matériel coûteux ? « Au-dessous de 100 000 mètres cubes, ce n’est pas intéressant. Et quand ça le devient, on arrive à des structures qui posent d’autres problèmes. »

La pomme de terre en plus

L’investissement est lourd et devrait être amorti sur 15 ans. « C’est 70 000 € d’étude environnementale, et 600 000 € d’emprunt pour une retenue de 120 000 mètres cubes et 60 hectares cultivés. Du maïs et de la pomme de terre. C’est elle, vendue en primeur qui me permet de me lancer. Si je n’avais fait que du maïs, ça n’aurait pas été viable. »

Pour que le projet le soit, Fabien Chaboisseau a dû augmenter de dix hectares la culture du tubercule qui pousse si bien dans la terre sableuse des bords de Seudre. « Je vais passer de 15 à 25 hectares de primeur sur Saint-André-de-Lidon », ajoute l’agriculteur qui irrigue 170 hectares, mais pas seulement sur la Seudre. « Pour moi, c’était une question de survie. Je suis sur un bassin où le volume prélevable, à l’avenir, va fortement diminuer. Pour vous donner une idée, on nous annonce une baisse de 92 % par rapport à notre référence, qui date de 2006. Si l’on prend une base 100, soit ce que je pouvais prélever dans le milieu il y a dix ans, je suis aujourd’hui à 73. En 2021, je serai à 7. »

Si « recevoir le papier officiel d’ici à quinze jours » pour lancer la construction de sa retenue de substitution réjouit l’irrigant, le fait que l’autorisation reste attaquable durant un an par une association écologiste ne le rassure pas.

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Rédigé par jojo

Publié le 19 Août 2016

En France, l'énergie hydraulique ne s'est jamais aussi bien portée

7188
7188 GWh d'électricité ont été produits par la filiale électrique
française en mai 2016

Fortes précipitations printanières, record de production hydroélectrique, pédagogie touristique sur les centrales : la filière hydraulique, première source d’énergie renouvelable en France, est en excellente santé. Le gouvernement vient d’ailleurs de prendre des mesures favorisant le développement de la petite hydraulique et de l’autoconsommation électrique.

Selon le dernier rapport mensuel réalisé par le gestionnaire du réseau de transport d'électricité RTE, la production globale d'électricité s'est établie en juin dernier à 40 067 GWh, en légère hausse par rapport à la même période en 2015 – où elle avait atteint 39 859 GWh. Cela a notamment permis à la France de continuer d'exporter vers ses voisins plus de courant qu'elle n'en a importé sur le mois écoulé, le solde net des échanges s'établissant à 6 749 GWh, un nouveau record annuel.

« Propre et respectueuse de l’environnement »

La production hydraulique a largement contribué à cette augmentation en raison des fortes précipitations observées au printemps. « La production hydraulique, bénéficiant des fortes précipitations du mois de mai, a atteint un record annuel avec 7 188 GWh de production mensuelle, contre 5 611 GWh il y a un an », a détaillé RTE. Les centrales hydrauliques françaises ont donc tourné à plein régime au mois de juin et continueront tout l'été de fonctionner sous l'œil avisé des touristes. La première énergie renouvelable, très utile de par sa flexibilité et sa réactivité, est aussi la plus accessible. 

Plusieurs ouvrages hydrauliques proposent en effet durant la saison estivale un parcours interactif et pédagogique sur le fonctionnement d'une centrale et la production d'électricité via la force hydraulique. En Ariège, par exemple, dans la centrale EDF d'Orlu, un parcours a été réalisé en collaboration avec des entreprises et des architectes locaux dans le but de mettre en valeur le patrimoine et le savoir-faire industriel dans la filière hydroélectrique mais également son lien avec l'environnement. Au total, plus d'une dizaine d'ouvrages sont ouverts au public depuis le début de l'été comme la centrale hydroélectrique de Montézic dans l'Aveyron, ou les centrales hydroélectriques de Vallabrègues-Beaucaire et Bollène dans le Vaucluse, en partenariat avec la Compagnie nationale du Rhône (CNR).

L'hydroélectricité est une énergie « propre et respectueuse de l'environnement ». « Cette énergie est renouvelable, c'est une des seules énergies de pointe que l'on peut démarrer quand on veut, et qui n'émet pas de CO2. Il paraissait donc important de la valoriser auprès du grand public », explique dans Ariège News Xavier Ursat, le directeur de l'unité de production Sud Ouest d'EDF. Et cela est d'autant plus vrai à l'heure où le secteur de la petite hydraulique (voire de la micro hydraulique) se développe de plus en plus, offrant aux particuliers et aux professionnels de nouveaux moyens d'exploitations. 

Autoconsommation

Ajouté à la visite d'une installation hydroélectrique, le projet d'ordonnance présenté fin juin en Conseil des ministres par Ségolène Royal – et publiée au Journal Officiel le 28 juillet 2016 – pourrait en effet susciter des vocations chez les professionnels comme chez les particuliers, désireux de produire et de consommer leur propre énergie.

L'ordonnance, en elle-même, définit les opérations d'autoconsommation pour toutes les installations de production d'électricité : solaire, petite hydroélectricité et moulin. Elle oblige notamment les gestionnaires du réseau électrique à faciliter les opérations d'autoconsommation, et prévoit pour ces installations un tarif d'usage du réseau spécifique (défini ultérieurement par la Commission de régulation de l’énergie) permettant de « tenir compte des réductions de coûts d'utilisation des réseaux qu'elles peuvent apporter ». Elle devrait être suivie dans les prochains jours d'un premier appel d'offres à destination des secteurs agricoles, industriels et tertiaires, concernant des installations de 100 à 150 kW pour un volume total de 40 MW, et pourrait ainsi largement favoriser le développement de la petite hydraulique.

Cette filière, reposant sur des installations de petite taille, offre une production d'électricité stable et locale, et représente un potentiel estimé à plus de 1 000 MW sur le territoire français. Un potentiel de développement qui reste donc assez faible au regard des puissances de production développées dans l'hydroélectricité traditionnelle, mais dont le rôle dans la transition énergétique ne doit pas être sous-estimé. Installées en bord de rivières ou sur des réseaux d'eau potable, turbinant les eaux des canalisations, les petites centrales hydrauliques (PCH) présentent une constance précieuse dans la production et s'adaptent ainsi parfaitement à l'intermittence des autres énergies renouvelables. Leur format et la répartition des cours d'eau et rivières sur le territoire hexagonal, en font un partenaire idéal pour l'autoconsommation. Et peut-être que, d’ici quelques années, il sera possible pour le public de les visiter.

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Rédigé par jojo

Publié le 18 Août 2016

Depuis le 22 juillet 2016, des recherches intensives étaient menées pour retrouver le corps de la deuxième victime. - La Manche Libre - Nicolas Thomas.

Le 17 août 2016 à 18:45
Par : La Rédaction

Le corps repêché, mardi 16 août 2016, dans le lac de Vezins à Isigny-le-Buat (Manche) est bien celui du jeune homme de 20 ans qui s'était noyé le 22 juillet 2016.

Le corps a été formellement identifié. Selon le substitut du procureur de la République de Coutances (Manche), il s'agit bien du jeune homme de 20 ans qui s'était noyé dans le lac le 22 juillet 2016.

Le rappel des faits

Le vendredi 22 juillet 2016, peu avant 15 h, deux jeunes hommes se noient dans le lac de Vezins (Manche). Le corps sans vie de l'un d'entre eux est rapidement repêché par les pompiers plongeurs. Mais malgré d'importants moyens déployés, les recherches pour retrouver la seconde victime restent vaines. Jusqu'à ce qu'un témoin ne prévienne les secours après avoir aperçu un corps flottant à la surface du lac, mardi 16 août 2016, plus de trois semaines après le drame.

Un jeune de 20 ans

Vers 19 h 30, les sapeurs-pompiers d'Isigny-le-Buat (Manche) ont repêché le corps, qui est donc celui d'un jeune homme de 20 ans.

 
 
 

 

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Rédigé par jojo

Publié le 17 Août 2016

Le 22 juillet dernier, un important dispositif avait été mis en oeuvre pour retrouver la dépuille du deuxième jeune homme noyé. - La Manche Libre

Le 17 août 2016 à 09:35
Par : Hélène Leforestier

S'agit-il de la deuxième victime de noyade du 22 juillet dernier dans le lac de Vezins à Isigny-le-Buat (Manche) ? Mardi 16 août 2016, aux alentours de 19 heures, les sapeurs-pompiers ont repêché la dépouille d'un homme.

C'est un témoin qui a alerté les sapeurs-pompiers, mardi 16 août 2016, peu après 19h : un corps flottait sur le lac de Vezins, à Isigny-le-Buat (Manche). Envoyés sur place, les sapeurs-pompiers ont repêché, après avoir effectué une reconnaissance, le corps d'un homme. La victime n'a pas encore été identifiée, l'enquête est en cours. S'agirait-il du second jeune homme qui s'était noyé le 22 juillet dernier dans ce même lac ?

Des recherches infructueuses

Pour rappel, suite à la noyade de deux jeunes hommes dans le lac le 22 juillet, une première victime avait été repêchée. Des recherches intensives de la deuxième victime avaient ensuite eu lieu, en vain. Depuis, les sapeurs-pompiers surveillaient particulièrement le lac.

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Rédigé par jojo

Publié le 17 Août 2016

Hydroélectricité

Le barrage de Marèges démarre sa vidange décennale

le 11/08/2016

 
 
 
 
 

Le barrage de Marèges sur la Dordogne démarre sa vidange décennale. Une opération réglementaire non dénuée de risques environnementaux.

Le barrage de Marèges démarre sa vidange décennale
Le barrage de Marèges (Corrèze) démarre sa vidange décennale SHEM
 

Le barrage de Marèges, situé au coeur des gorges de la Haute-Dordogne, vient de commencer sa vidange qui va durer jusqu’à la fin août pour un retour en exploitation le 7 septembre. Une opération imposée tous les dix ans par la réglementation aux barrages dont la hauteur est supérieure à 20 m. Il s'agit de soumettre l'ouvrage à un examen technique complet de ces parties habituellement immergées. En parallèle, son exploitant, la SHEM, poursuivra l’importante campagne de travaux menée depuis 2015 sur le barrage et les deux usines hydroélectriques. Ils doivent durer 5 ans pour un montant de plusieurs millions d'euros. Il faut dire que le barrage de Marèges a été mis en eau en septembre 1935 et à l’époque, il était le premier barrage voute à double courbure d’Europe. Haut de près de 90 m, long de 247 m et d'une capacité de retenue de 47 millions de m3 d’eau, il sert de réservoir d’eau pour deux usines Saint-Pierre-de-Marèges en rive gauche et Marèges en rive droite qui produisent de l’électricité pour plus de 150 00 personnes. 
Le site industriel de Marèges est implanté dans la plus grande réserve de biosphère de France, classée par l’Unesco et en zone Natura 2000. C'est dire que l'exploitant veille à atténuer l’impact de la vidange sur le milieu naturel. C'est pourquoi, la SHEM a pris quelques précautions préalables. Avant l’abaissement du niveau de la retenue, elle a fait effectuer une pêche de sauvegarde du pied du barrage jusqu’au canal de sortie des eaux. Cette pêche électrique a permis de récupérer un grand nombre de poissons qui ont été relâchés dans d’autres cours d’eau de la région. Au cours de la vidange, la qualité de l’eau sera contrôlée à l’amont et à l’aval durant les 40 jours de l'opération. Les sables et les argiles qui transitent naturellement seront arrêtés temporairement par un batardeau implanté au droit de l’usine sur la rive droite de la Dordogne. A l’issue de la vidange, ils reprendront leur migration au fil du courant. Enfin, une analyse environnementale sera réalisée en 2017 afin d’évaluer le bien fondé des mesures prises.

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Rédigé par jojo

Climat – Environnement À partir d'aujourd'hui, la planète va vivre à crédit Par Yves Renaud, France Bleu Saint-Étienne Loire dimanche 7 août 2016 à 18:26 Un robinet qui fuit = les ressources ne sont pas inépuisables Un robinet qui fuit = les ressources ne sont pas inépuisables © Radio France - yves renaud Ça s'appelle le jour du dépassement de la terre. Ce lundi 8 août, l’humanité aura consommé autant de ressources naturelles renouvelables que ce que la planète peut produire sur une année entière. Dans la Loire, focus sur l'opération "Familles à énergie positive". Chaque année ce "jour du dépassement de la terre" intervient de plus en plus tôt. Ce moment où l’humanité a consommé autant de ressources naturelles renouvelables que ce que la planète peut produire sur une année entière. En l’an 2000, il était arrivé à la fin du mois de septembre, on a donc encore perdu presque deux mois en quinze ans. Alors que faut-il faire ? En décembre dernier à Paris lors de la COP21, près de 200 pays ont adopté un accord historique sur le climat pour tenter de maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2°C. Mais est-ce aux États de tout faire ? Les citoyens que nous sommes doivent aussi faire des efforts à notre échelle, consommer moins d’eau, moins de gaz, moins d’électricité ou de pétrole. C’est en partie ce que les participants à l'opération "Familles à énergie positive" ont fait dans la Loire sur plusieurs années. Le chantier est extrêmement vaste et parfois des actions insignifiantes peuvent avoir des effets très positifs quand elles sont démultipliées. Un exemple : mettre devant la porte en hiver un boudin de tissu permet de diminuer les fuites thermiques, ou bien fermer plus tôt ses volets a le même effet positif sur la conservation de la chaleur dans la maison. On peut aussi ajouter à la liste la réduction de ses déchets à la base, l’utilisation d'eau de pluie pour arroser son jardin ou vider ses toilettes, ou encore récupérer l’eau du mitigeur avant que la chaudière ne la chauffe pour arroser ses plantes. des incidences directes sur notre facture - Maxppp des incidences directes sur notre facture © Maxppp - Ludovic Petiot Éteindre les veilleuses des appareils électrique inutilisés, passer à une voiture hybride ou aux transports en commun pour ses déplacements... Ces petits bouts de chandelle accumulés finissent par faire des grands ruisseaux. C’est en tout cas ce qu’ont vécu les 290 foyers ligériens qui ont tenté l’expérience de l'opération "Familles à énergie positive" en 2014. Durant plusieurs années, Suzanne Chazelle une habitante de Saint-Genest-Lerpt dans la Loire a participé à l’opération. Elle a le sentiment d’avoir apporté sa pierre à l'édifice et en même temps d’avoir pu faire de réelles économies. Suzanne Chazelle une habitante de Saint Genest Lerpt dans la Loire Partager le son sur : de réelles économies à la clef - Maxppp de réelles économies à la clef © Maxppp - aurélien Morissard Suzanne Chazelle est maintenant tellement convaincue de l’intérêt de cette mobilisation citoyenne qu’elle va lancer un groupe de travail dans sa commune sur la réduction des déchets à la source. L'opération "Famille a énergie positive", qui a connu une pause en 2015, sera relancée dès le mois de septembre prochain dans la Loire. Renseignement sur le site de l'’Agence locale de l’énergie et du climat : Alec42.org.

Publié le 15 Août 2016

Climat – Environnement

À partir d'aujourd'hui, la planète va vivre à crédit

Par Yves Renaud, France Bleu Saint-Étienne Loire dimanche 7 août 2016 à 18:26

Un robinet qui fuit = les ressources ne sont pas inépuisables
Un robinet qui fuit = les ressources ne sont pas inépuisables © Radio France - yves renaud

Ça s'appelle le jour du dépassement de la terre. Ce lundi 8 août, l’humanité aura consommé autant de ressources naturelles renouvelables que ce que la planète peut produire sur une année entière. Dans la Loire, focus sur l'opération "Familles à énergie positive".

Chaque année ce "jour du dépassement de la terre" intervient de plus en plus tôt. Ce moment où l’humanité a consommé autant de ressources naturelles renouvelables que ce que la planète peut produire sur une année entière. En l’an 2000, il était arrivé à la fin du mois de septembre, on a donc encore perdu presque deux mois en quinze ans.

 

Alors que faut-il faire ? En décembre dernier à Paris lors de la COP21, près de 200 pays ont adopté un accord historique sur le climat pour tenter de maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2°C.

Mais est-ce aux États de tout faire ?

Les citoyens que nous sommes doivent aussi faire des efforts à notre échelle, consommer moins d’eau, moins de gaz, moins d’électricité ou de pétrole. C’est en partie ce que les participants à l'opération "Familles à énergie positive" ont fait dans la Loire sur plusieurs années. Le chantier est extrêmement vaste et parfois des actions insignifiantes peuvent avoir des effets très positifs quand elles sont démultipliées.

Un exemple : mettre devant la porte en hiver un boudin de tissu permet de diminuer les fuites thermiques, ou bien fermer plus tôt ses volets a le même effet positif sur la conservation de la chaleur dans la maison. On peut aussi ajouter à la liste la réduction de ses déchets à la base, l’utilisation d'eau de pluie pour arroser son jardin ou vider ses toilettes, ou encore récupérer l’eau du mitigeur avant que la chaudière ne la chauffe pour arroser ses plantes.

 

des incidences directes sur notre facture - Maxppp
des incidences directes sur notre facture © Maxppp - Ludovic Petiot

 

Éteindre les veilleuses des appareils électrique inutilisés, passer à une voiture hybride ou aux transports en commun pour ses déplacements... Ces petits bouts de chandelle accumulés finissent par faire des grands ruisseaux. C’est en tout cas ce qu’ont vécu les 290 foyers ligériens qui ont tenté l’expérience de l'opération "Familles à énergie positive" en 2014.

Durant plusieurs années, Suzanne Chazelle une habitante de Saint-Genest-Lerpt dans la Loire a participé à l’opération. Elle a le sentiment d’avoir apporté sa pierre à l'édifice et en même temps d’avoir pu faire de réelles économies.

 

 
 

Suzanne Chazelle une habitante de Saint Genest Lerpt dans la Loire

 

 

de réelles économies à la clef  - Maxppp
de réelles économies à la clef © Maxppp - aurélien Morissard

 

Suzanne Chazelle est maintenant tellement convaincue de l’intérêt de cette mobilisation citoyenne qu’elle va lancer un groupe de travail dans sa commune sur la réduction des déchets à la source.

L'opération "Famille a énergie positive", qui a connu une pause en 2015, sera relancée dès le mois de septembre prochain dans la Loire. Renseignement sur le site de l'’Agence locale de l’énergie et du climat : Alec42.org.

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Rédigé par jojo

Publié le 14 Août 2016

Tonnerre, Avallon, Belan-sur-Ource... les effacements d'ouvrages continuent de plus belle
Le 9 décembre 2015, Ségolène Royal avait demandé aux Préfets de ne pas insister sur les effacements de seuils de moulin, en attendant les recommandations du CGEDD pour comprendre les meilleurs moyens de sortir des blocages. Peine perdue, les établissements de rivière ou de bassin (ici Sirtava, Sicec, Parc du Morvan) continuent leur programme méthodique de destruction du patrimoine hydraulique dans les rivières classées au titre de la continuité écologique. Un gâchis d'argent public, pas même capable de promettre un gain écologique concret, entretenant l'illusion abêtissante d'une "renaturation" de rivières anthropisées depuis des millénaires et chimiquement altérées depuis 50 ans.

Nous avons exposé dans le cas de Tonnerre le caractère absurde de ces travaux au regard de la qualité IPR du cours d'eau et de son peuplement piscicole (voir l'ensemble des articles), nous avions longuement étudié le cas du Cousin, où les truites n'ont pas souffert historiquement des moulins et où le patrimoine de la ville d'Avallon est classé en ZPPAUP (voir l'ensemble des articles), nous avions évoqué à Belan-sur-Ource la diversité écologiquement intéressante des écoulements créés par les ouvrages répartiteurs (voir cet article). Les mêmes pratiques s'observent partout : étude préparatoire à charge, répétition du catéchisme sans analyse de biodiversité locale, absence d'objectif écologique précis, régime de responsabilité peu clair en cas de troubles liés au changement local des écoulements, prime à la casse du patrimoine et du paysage, acharnement sur des petits ouvrages sans impact réel, voire à effet positif, quand les grands barrages n'ont pas de projet. On jette l'argent public par les fenêtres pour des opérations cosmétiques décidées au nom de dogmes. Nous appelons évidement les riverains et les amoureux du patrimoine à participer aux trois enquêtes publiques.

Effacement de deux ouvrages à Tonnerre (Sirtava) - Enquête publique relative à l'effacement de deux ouvrages hydrauliques (services techniques et Bief Saint-Nicolas) du vendredi 3 juin 2016 au mardi 5 juillet 2016 inclus en mairie de Tonnerre. Le commissaire-enquêteur reçoit en mairie de Tonnerre, les 3 juin 2016 de 9 à 12 heures ; 18 juin 2016, de 9 à 12 heures ; 28 juin 2016, de 14 à 17 heures ; 5 juillet 2016, de 14 à 17 heures.

Effacement total ou partiel de trois ouvrages à Avallon (Parc du Morvan) - Enquête publique relative à l'aménagement de trois ouvrages hydrauliques (Moulins-Nageotte, Poichot et Mathey) du lundi 6 juin 2016 au jeudi 7 juillet 2016 inclus en mairie d'Avallon. Le commissaire-enquêteur reçoit en mairie d'Avallon, les lundi 6 juin 2016, de 9 à 12 heures ; mardi 14 juin 2016, de 9 à 12 heures ; samedi 25 juin 2016, de 14 à 17 heures ; jeudi 7 juillet 2016, de 14 à 17 heures.

Effacement d'un ouvrage à Belan-sur-Ource (Sicec) - Enquête publique relative à l'effacement de l'ouvrage Massard à Belan-sur-Ource du 14 juin au 16 juillet inclus en mairie de Belan-sur-Ource. Le commissaire-enquêteur reçoit en mairie de Belan, les 16 juin de 09:30 à 12:30, 27 juin de 14 à 17 heures, 11 juillet de 09:30 à 12:30.

Illustration : moulin de Belan-sur-Ource.

 
L’image contient peut-être : arbre et plein air
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Rédigé par jojo

Publié le 13 Août 2016

 
vendredi 12 août 2016

Scandaleuses manoeuvres politiciennes: la protection législative du patrimoine hydraulique aura vécu… un mois

 
La loi "patrimoine" avait institué en juillet un principe général de protection du patrimoine hydraulique dans le cadre de la gestion durable et équilibrée de l'eau. Un mois plus tard jour pour jour, la loi "biodiversité" supprime cette disposition. Oui, vous avez bien lu, la défense du patrimoine hydraulique aura vécu 30 jours en France alors que la représentation nationale n'a évidemment pas changé dans l'intervalle… Retour sur cet incroyable chassé-croisé, qui a pour origine la pression des députés de la majorité de la Commission développement durable de l'Assemblée nationale – dont au passage M. Caullet, député-maire d'Avallon ayant entrepris de casser cet été (avec une certaine cohérence) les 3 ouvrages communaux de sa ville. Ce n'est que partie remise : ces joutes politiciennes ne changent pas les problèmes de fond de la continuité écologique, notamment l'intolérable et irrémédiable destruction des ouvrages hydrauliques anciens agrémentant le cours des rivières. Nous dénoncerons et combattrons ces pratiques sur le terrain, en attendant qu'une majorité parlementaire un peu moins doctrinaire et un peu plus pragmatique se rassemble pour engager les évolutions nécessaires sur la définition d'une gestion réellement durable et équilibrée de la rivière.
 


La loi "patrimoine, architecture et création", publiée le 8 juillet au Journal officiel, avait créé un nouvel alinéa pour l'article L 211-1 du Code de l'environnement.
Article 101
Le code de l'environnement est ainsi modifié :
1° L'article L. 211-1 est complété par un III ainsi rédigé :
«III.-La gestion équilibrée de la ressource en eau ne fait pas obstacle à la préservation du patrimoine hydraulique, en particulier des moulins hydrauliques et de leurs dépendances, ouvrages aménagés pour l'utilisation de la force hydraulique des cours d'eau, des lacs et des mers, protégé soit au titre des monuments historiques, des abords ou des sites patrimoniaux remarquables en application du livre VI du code du patrimoine, soit en application de l'article L. 151-19 du code de l'urbanisme.»
Il s'agissait d'une avancée importante puisque la protection du patrimoine des rivières était reconnue comme un élément structurant de la gestion durable et équilibrée de l'eau.

La loi "biodiversité", publiée au Journal officiel un mois plus tard, a choisi d'abroger purement et simplement l'article à peine créé :
Article 119
Le III de l'article L. 211-1 du même code est abrogé.
C'est assez extraordinaire, et assez déplorable disons-le pour l'image renvoyée au public de la vie parlementaire: les mêmes assemblées élues adoptent un texte en juillet… pour le supprimer en août. La loi est censée être l'expression patiemment mûrie de la volonté générale, la voilà qui devient jetable comme tout le reste.

Jeux politiciens à la Commission développement durable
Cette abrogation résulte de l'amendement n°458 déposé par Geneviève Gaillard au nom de la Commission développement durable de l'Assemblée nationale (voir notre lettre ouverte à Mme Gaillard qui connaît mal ses dossiers). L'exposé sommaire nous dit: "cette disposition va à l'encontre de la volonté de favoriser la restauration des continuités écologiques exprimée par les députés, volonté  qui s'est traduite par l'adoption en deuxième lecture puis en commission en nouvelle lecture d'un amendement de suppression de l'article 51 undecies A."

Donc si l'on comprend bien et si l'on se contente d'inverser l'ordre de la proposition pour révéler tout son sens, selon ces députés majoritaires de la Commission développement durable, la restauration des continuités écologiques doit aller à l'encontre de la préservation du patrimoine!

On ne sera pas surpris au passage que M. Caullet, député-maire d'Avallon engageant en ce moment-même la casse de 3 ouvrages de la ville situés en zone protégée ZPPAUP, soit l'un des votants de cet amendement… Nous avons signalé au commissaire-enquêteur l'absence de rapport des autorités en charge de la culture et du paysage dans le projet avalonnais de destruction. Nous verrons ce qu'il en est.

Même sans cette protection du patrimoine, les effacements peuvent être combattus
La loi est la loi, même dans de telles conditions ubuesques où elle change tous les mois: les moulins ont perdu cette bataille face à une volonté essentiellement politicienne de détricoter des choix opérés par le Sénat. Ce n'est que partie remise, les cartes seront rebattues en juin 2017 et la mise en oeuvre actuelle de la continuité écologique a de toute façon besoin d'une réforme profonde, allant au-delà de la nécessaire critique de la destruction lamentable du patrimoine des rivières.

Cette mésaventure doit nous faire redoubler d'ardeur à combattre chaque effacement sur le terrain, puisqu'après tout la loi offre déjà de nombreuses options pour cela, et que les dossiers d'effacement sont généralement défaillants sur plusieurs dispositions obligatoires (voir et surtout utiliser ce vade-mecum).

N'oublions que le premier problème de la mise en oeuvre de la continuité écologique, avec son acharnement à détruire des ouvrages très modestes, c'est déjà son incroyable légèreté dans le domaine où elle prétend tirer sa légitimité, à savoir l'écologie de la rivière. Les diagnostics complets ne sont pas faits, donc on détruit sans être raisonnablement capable de démontrer l'existence d'un bénéficie chimique, physique ou biologique pour la qualité de l'eau et des milieux. En particulier, les destructions ne garantissent pas le principe du "zéro perte nette de biodiversité", qui est inscrit dans la loi nouvelle de biodiversité et que nous aurons à coeur d'opposer à chaque chantier, dont ceux en cours sur l'Armançon, le Cousin et l'Ource.

La lutte continue, il faut déconstruire la machine à décerveler mise en place par les idéologues
Le travail de sensibilisation des parlementaires (mené essentiellement par la FFAM sur ce texte) n'aura pas été inutile. D'une part, l'article L 214-17 CE a malgré tout été modifié pour intégrer un certain niveau de protection du patrimoine hydraulique, mais de portée moindre que celle garantie de manière si éphémère par l'article L 211-1 CE (nous y reviendrons dans un article dédié). D'autre part, un grand nombre d'élus reconnaît désormais que la continuité écologique va trop loin, promeut des solutions disproportionnées, provoque le conflit et la division au bord des rivières.

Les casseurs du patrimoine gagnent encore dans les coulisses de certaines Commissions parlementaires comme dans celles des Agences de l'eau et quelques autres lieux discrets, mais ils sont en train de perdre la bataille de l'opinion face aux révélations progressives sur l'absurdité de la continuité écologique dans sa mise en oeuvre française, unique au monde par sa brutalité, son autoritarisme et sa précipitation.

Il faut être lucide et patient : face à l'incroyable machine à décerveler mise en place depuis 10 ans par certains cadres de l'administration et par certains lobbies, l'opinion parlementaire ne va pas se renverser en si peu de temps. De plus, ces questions ont une grande complexité technique et les élus sont vite dépassés car ils ne peuvent avoir une expertise approfondie du sujet. Ce qui les rend sensibles comme tout le monde à des exagérations, dissimulations, simplifications et autres biais par lesquels la continuité a tenté de s'imposer. Pour faire évoluer les avis des décideurs, il faut un lent travail d'information et d'argumentation, mené tant au niveau local qu'au niveau national.

Une gestion soi-disant "équilibrée" qui ignore le patrimoine, le paysage, l'histoire… ce déni démocratique n'aura qu'un temps
Enfin, le patrimoine et l'écologie sont des notions assez lourdes de sens et de portée, toutes deux d'intérêt général, pas vraiment des poids plumes symboliques. Les voir ainsi mises en balance en si peu de temps par la représentation nationale, dans un sens puis dans l'autre, est révélateur selon nous d'un malaise assez profond lié à la mise en oeuvre des politiques de l'environnement. Ces politiques cherchent encore leur équilibre, entre l'indifférence d'hier et certains excès d'aujourd'hui.

Il est stupéfiant que la "gestion durable et équilibrée" de l'eau n'inclut pas en France des notions comme le patrimoine, le paysage, la culture, l'agrément, notions qui représentent une part essentielle de l'expérience concrète des riverains. Ces riverains sont dans leur immense majorité insensibles au fait de savoir s'il existe un déficit local de juvéniles de cyprinidés rhéophiles, un changement de granulométrie de la charge solide sableuse et autres questions n'intéressant que des spécialistes, des questions d'enjeux écologiques tout à fait minuscules quand elles concernent les ouvrages de l'hydraulique ancienne des moulins et étangs. En revanche, ces riverains veulent une rivière agréable à regarder, à arpenter et à vivre, une rivière qui ne charrie pas des pollutions, une rivière qui ne se réduit pas partout à un filet d'eau à l'étiage sous prétexte qu'il faudrait "renaturer" chacun de ses mètres carrés, etc. La prétention de la gestion écologique de la rivière à ignorer voire combattre les enjeux de sa gestion hydraulique et paysagère est un coup de force qui ne passe pas.

La restauration écologique des masses d'eau, en particulier la destruction des ouvrages anciens, est actuellement fondée sur ce déni démocratique massif, avec en toile de fond une représentation biaisée de la rivière comme étant uniquement un fait naturel (éventuellement exploitée par des activités économiques) alors qu'elle est aussi et surtout pour les gens un fait historique, esthétique, social et récréatif. Cette confiscation de la rivière par une représentation minoritaire n'est pas durable. Voilà pourquoi la loi devra évoluer demain, ce qui doit se préparer dès aujourd'hui en travaillant avec les nombreux parlementaires lucides sur la réalité des enjeux.

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Rédigé par jojo

Publié le 12 Août 2016

Putanges-Pont-Écrepin L'Orne à sec dans Putanges : Jacques Martineau s'inquiète

L'Orne pourrait bien se retrouver à sec d'ici peu à Putanges-Pont-Ecrepin. Pas en raison de la sécheresse. Plutôt des règles. Jacques Martineau, maire délégué, est en colère.

04/08/2016 à 13:54 par christophe

 

Pourrait-on voir le niveau de l'Orne baisser dans les mois à venir ? C'est ce que craint Jacques Martineau, maire délégué de Putanges-Pont-Ecrepin. Pour le tourisme, il est certain que la mesure serait catastrophique. -
Pourrait-on voir le niveau de l'Orne baisser dans les mois à venir ? C'est ce que craint Jacques Martineau, maire délégué de Putanges-Pont-Ecrepin. Pour le tourisme, il est certain que la mesure serait catastrophique. -

Va-t-on supprimer le déversoir du moulin de la Forge pour permettre aux poissons de remonter l’Orne ? Très bonne question pour les habitants de la commune de Putanges-Pont-Ecrepin.

« La visite qui a eu lieu au mois de mai dernier avec l’Onéma, la DREAL, l’ARS, le Symoa, le président des moulins de l’Orne, n’était en fait qu’une mise en demeure de faire les travaux sur l’Orne pour le 7 décembre 2017, c’est-à-dire demain compte tenu de la période d’hiver et d’une saison très pluvieuse ». Jacques Martineau est maire délégué de Putanges-Pont-Ecrepin. Il est inquiet quant à l’avenir du cours d’eau qui traverse la commune et qui lui donne à la fois son charme et son attrait touristique.

Des rats, des fondations en péril, le tourisme

« Bien sûr, je ne suis pas d’accord avec cette proposition qui mettrait notre site de Pont-Ecrépin « à sec ». Il est vrai que l’on pourrait réutiliser le passage à guet en face du Lion Verd ! Ce n’est pas pensable que la ville se retrouve avec une gravière dans le centre de la commune (avec ses rives à sec, avec les rats, avec des fondations du pont et des maisons qui prendraient un grand risque). Notre commune vit avec le passage, mais aussi avec le tourisme. Je ne me vois pas proposer à Putanges de n’avoir que de la vase et un filet d’eau au passage du Pont. »

Jacques Martineau s’interroge. « Je me demande si les services de l’État sont toujours lucides pour faire une telle proposition. Dès 2015, j’avais déjà eu cette mise en demeure par ces mêmes services et la Communauté de communes du Val d’Orne n’avait pas répondu à mon courrier. »

« Comment font les poissons depuis 50 ans ? »

Pour lui, il est impensable de changer les choses qui fonctionnent bien. « Comment fait le poisson depuis 50 ans, depuis que le barrage est fait ? On me dit que les truites, les brochets et d’autres poissons ne peuvent plus accéder au bief de la commune. La fédération de pêche continue de mettre de la truite pour les ouvertures de la pêche à la truite. Celles-ci sont à peine à l’eau qu’elles redescendent vers le lac.

S’il y a une possibilité de faire une échelle à poisson sans faire baisser le niveau d’eau du bief, pourquoi pas ? »

Une étude ?

Les discussions abordées avec la communauté de communes lors d’une réunion des maires de la commune nouvelle ont été de dire « non ». « Tant pis pour la commune historique de Putanges-Pont-Ecrépin. »

Pourtant, Jacques Martineau avait demandé que les choses se fassent dans l’ordre.

« J’avais juste demandé, comme en 2015, qu’une étude soit faite par le syndicat le Symoa, ce qui n’a pas été fait. Une étude, ce n’est pas le bout du monde…

Je pense que l’ARS aiderait financièrement pour la construction d’une passe à poisson.

Maintenant, c’est à la Communauté de communes du Val d’Orne de statuer sur ce sujet et j’espère que nous aurons une réponse positive avant le 7 décembre 2017.

Je souhaite que les élus de la communauté de communes apportent une réponse favorable pour trouver une solution acceptable pour le site de Putanges. Pourvu que les habitants de Putanges-Pont-Ecrépin se réveillent un peu avant de voir se transformer l’Orne à Putanges en gravière ou en ruisseau sale et nauséabond. »

61210 Putanges-Pont-Écrepin

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Rédigé par jojo

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