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Publié le 20 Novembre 2021

Décidément, l'affaire de nos Barrages, continue à braver les interdits !

De même qu'on ne commente pas les rendus de justices, les délibérés doivent
restés secrets. Normalement, la violation de ces principes, sont punis par
la LOI !

Ci-dessous, 2 phrases extraites de ce lien :
https://aurelienbamde.com/2019/06/23/jugement-le-secret-du-delibere/

L'article 448 du CPC « les délibérations des juges sont secrètes » et aux
termes de l'article L. 8 du code de justice administrative « le délibéré des
juges est secret ».
En matière pénale, l'article 304 du CPP impose aux jurés de conserver le
secret des délibérations, même après la cessation de leurs fonctions.
Parallèlement à ces dispositions, en application de l'article 6 de
l'ordonnance n° 58-1270 du 27 décembre 1958, les magistrats de l'ordre
judiciaire prêtent également serment de « garder religieusement le secret
des délibérations ».
Les prédictions ci-dessous, parues dans notre Gazette régionale, sont-elles
de nature à respecter la sérénité des juges ???
Barrage de La Roche-qui-Boit. Les opposants à la démolition en passe d'être
déboutés par le tribunal
Inquiétés par le risque d'inondations, Ducey-Les-Chéris et une dizaine de
particuliers réclament l'annulation du permis de démolir le barrage du
Sud-Manche.

La commune de Ducey-Les-Chéris et des riverains du barrage de La
Roche-qui-Boit ont assisté à l'audience du tribunal administratif de Caen.
Ce dernier risque de les débouter de leur demande d'annulation de l'arrêté
préfectoral de démolition partiel de l'ouvrage. (©La Gazette de la Manche)
Lors de l'audience du mercredi 10 novembre 2021, devant le tribunal
administratif de Caen (Calvados), le rapporteur public a préconisé de
rejeter leur recours.
Rédaction La Gazette de la Manche
<https://actu.fr/auteur/redaction-gazettemanche> Publié le 18 Nov. 21 à
5:56

Louis Gontier

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Rédigé par jojo

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Publié le 16 Novembre 2021

Il se murmure que : l'ancien gérant qui exploitait les installations du barrage de Vezins aurait mandaté une entreprise de TP pour enlever les murs de gabions qui se trouvent sur les sites de la ville des Biards et de la Loriette.
Le site face à l'ancien château de la ville des Biards, aujourd’hui détruit, se situe à coté de l'ancien pont Romain et du grand moulin des Biards, il y aurait du avant la dépose des sédiments subir des fouilles archéologiques !!!
 
Les gabions seraient vidés de leurs cailloux, ces derniers serviraient à encaisser les chemins de rando, quand aux sédiments il seraient étalés pour en faire des espaces herborisés. ..... A suivre !
 
Je rappelle que le prestataire qui était en charge de ce chantier concernant le traitement des sédiments a quitté précipitamment les lieux .
 
La vallée de la Sélune à l'endroit de l'ancien lac de Vezins est devenu un lieu de désolation !
 
 
 
 
 
 
 

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Rédigé par jojo

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Publié le 15 Novembre 2021

Objet : TR: Cagnotte pour réserver des bus : audience 10-11-2021 des riverains de la Sélune au Tribunal Administratif de Caen
Bonjour à tous,
Le 10 Novembre prochain, le tribunal administratif de Caen tient audience pour répondre aux requêtes des riverains de la Sélune, au sujet du BARRAGE de la ROCHE Qui BOIT. Pour cela Mme Corinne LEPAGE avocate, aura besoin de la présence des « supporters » que nous sommes, POUR DONNER DU POIDS A SES PLAIDOIERIES.
Vous trouverez ci-dessous le message adressé par le collectif des « Riverains de la Sélune ». Merci de répondre à cette invitation lancée par des jeunes gens honnêtes et constructifs qui se mobilisent depuis 10 ans, pour DEFENDRE NOS INTERÊTS COMMUNS. Ils méritent notre reconnaissance, Répondre présent est le moindre remerciement à faire pour encourager ce dévouement bénévole, moins défaillant qu’une majorité de nos représentants officiels, indemnisés par la collectivité !
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Le message des Riverains de la Sélune
CAGNOTTE EN LIGNE : Ensemble commandons DES BUS pour les habitants de Ducey, Poilley, Pontaubault, Saint-Laurent-de-Terregatte, Saint-Quentin... dans le but d'assister à l'audience des riverains de la Sélune qui aura lieu à Caen le 10/11/2021. Ensemble soutenons tous le bassin d’emploi de la Sélune contre le retour des « petites crues ».
Faisons tout pour que le Tribunal Administratif impose à l’État : Peut être une image de texte qui dit ’Ensemble commandons des bus pour monter à a Caen!’
-de protéger tous les biens et les personnes contre les conséquences de la disparition du réservoir de Vezins.
- d’annuler le permis de démolir de la Roche qui Boit qui vient d’ailleurs d’être gelé par le gouvernement.
CAGNOTTE EN LIGNE��https://www.leetchi.com/c/selune...
CAGNOTTE EN LIGNE��https://www.leetchi.com/c/selune
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Rappels importants
Il est nécessaire d’être nombreux aux côtés des défenseurs, pour démontrer aux juges, mais aussi, à tous les acteurs des arasements, que la population est, CETTE FOIS, bien décidée à ne pas laisser la VOIE LIBRE AUX MANIPULATIONS. Montrer une réelle volonté de dire « STOP » à CEUX qui ont OUTREPASSES leurs DROITS, à VEZINS. Dire « STOP » à ceux qui ont IGNORES nos avis, nous ont vulgairement MEPRISES , refusant toute écoute, lorsque nous exprimons notre volonté et nos raisons cruciales, pour GARDER ces BARRAGES.
Comment se résoudre à laisser SE REPRODUIRE UNE TELLE IGNOMINIE, à LA ROCHE Qui BOIT, SANS RIEN DIRE !
IL NE FAUT PAS L’OUBLIER, LA DESTRUCTION DU BARRAGE de VEZINS est ILLEGALE !, il est nécessaire que des panneaux soient brandis, pour exiger SA RECONSTRUCTION à L’IDENTIQUE. Deux raisons principales, parmi bien d’autres :
Le conseil d’état, la plus haute autorité administrative, vient de rappeler au Ministère de l’Ecologie que la LOI sur L’EAU de 2006, n’a jamais validé la destruction des ouvrages HYDRAULIQUES pour rendre les Rivières à leur état sauvage. Au-delà du décret de 2019, toute destruction résulte d’une INTERPRETATION ABUSIVE de la LOI etc… En réaction, une précipitation ILLEGALE et dangereuse, rendait IRREVERSIBLE, la destruction du BARRAGE de Vezins. Les lignes Hautes Tensions étaient vite supprimées et les Voutes percées (mais, trop bas pour retenir les sédiments).
L’enquête d’utilité publique officielle déjà entachée d’irrégularités par un faisceau de présomptions, encore aggravées par d’autres documents officiel tel que celui ci-dessous !
Sur un total de 4565 Votes exprimés CONTRE le MAINTIEN des Barrages, une majorité ont été envoyés par vote électronique, de provenances étrangères, voire ETRANGES ? Observez bien !
Ce seul tableau/10 = 2206 votes
Louis Gontier

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Rédigé par jojo

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Publié le 13 Novembre 2021

"Troisième plus important patrimoine du pays, avec des dizaines de milliers d’ouvrages pluriséculaires, le patrimoine molinologique hydraulique, traité comme un vulgaire « obstacle à l’écoulement des eaux », a vu son sort scellé, comme cadeau de départ empoisonné, par un décret d’Édouard Philippe écrit sous la dictée des lobbies écocidaires et sous couvert d’écologie."

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Rédigé par jojo

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Publié le 13 Novembre 2021

Madame la rédactrice en chef, Monsieur le rédacteur en chef,
Dans votre édition du 30 octobre, et sur votre site internet, vous avez publié le compte- rendu de
l’assemblée générale de l’association des amis du barrage qui s’est tenue le jeudi 21 octobre dernier
à ISIGNY LE BUAT.
Au nom de l’association, je vous remercie de bien vouloir publier le communiqué rectificatif suivant.
COMMUNIQUE
Lors de l’assemblée générale du jeudi 21 octobre, j’ai évoqué l’attitude des élus dans le projet
d’arasement des barrages de VEZINS et de LA ROCHE QUI BOIT.
Je tiens à préciser, contrairement à ce qui a été relaté dans vos colonnes, que tous les élus n’ont pas
été
»
résignés ou absents
» dans le combat mené pour conserver les barrages de la Sélune.
Je tiens notamment, au nom de l’association, à rappeler et à saluer l’engagement constant, à nos
côtés, de Guenhael HUET lorsqu’il était député de la circonscription.
Il a en effet été, en concertation avec John KANIOWSKY et les membres de notre association, à
l’initiative de nombreuses interventions en faveur des barrages, et c’est notamment à son invitation
que Mme Ségolène ROYAL, alors ministre de l’écologie, est venue sur place en décembre 2014, et a
décidé de suspendre la procédure d’arasement des barrages, redonnant ainsi espoir à tous leurs
défenseurs.
A partir de juin 2017, le nouveau gouvernement a décidé de poursuivre le projet d’arasement, et le
nouveau député, qui nous avait pourtant assuré de son soutien pendant la campagne électorale,
nous a alors indiqué qu’il ne pouvait aller «
contre un gouvernement qu’il soutenait
».
Ainsi, en juillet 2017, une délégation d’élus nationaux et locaux s’est rendue au ministère de
l’environnement pour demander d’accélérer le démantèlement des barrages
: cette délégation était
composée de parlementaires et d’élus locaux parmi lesquels se trouvaient des maires qui, après avoir
soutenu le combat de notre association, ont fait volte- face sans jamais fournir d’explications.
D’autres élus sont, comme Guenhael HUET, restés fidèles à leur engagement
: c’est notamment le
cas de Henri- Jacques DEWITTE, ancien maire de DUCEY, de son successeur Denis LAPORTE ou de
Michel GERARD, ancien maire de POILLEY.
L’association des amis du barrage tient à rappeler ces éléments factuels et à préciser, ainsi, que tous
les élus ne se sont pas comportés de la même manière dans ce dossier qui nous laisse et nous
laissera longtemps un sentiment de gâchis, d’injustice et d’amertume.
Roger LEBEURRIER
Président des Amis du barrage
 

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Rédigé par jojo

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Publié le 19 Août 2021

Alors que le groupement des experts de l’ONU a rendu lundi un rapport plus qu’alarmiste sur le réchauffement climatique, Le secrétaire national du PCF a assuré mardi sur Europe 1 qu’il était encore temps de changer la donne. Pour cela, Fabien Roussel veut miser sur l’énergie nucléaire et hydro-électrique. Voici les « PAROLES » d’un futur candidat aux prochaines présidentielles :

 

"Il faut investir aussi dans les énergies hydroélectriques"

 

Des PARLOLES qui ajoutées aux nombreuses autres du même genre, sont en totale CONTRADICTION avec les  réalités régionales, qu’il s’agisse ici de VEZINS ou, en dépit des aggravations climatiques, bientôt de LA ROCHE Qui BOIT.

 

 

 

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Rédigé par jojo

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Publié le 17 Août 2021

IN AUSTRALIE ENTRE SUR LE COMMERCE LA PREMIÈRE VOITURE D ' HYDROGÈNE !! ️

Hyundai à la pointe du progrès



IN AUSTRALIE ENTRE SUR LE COMMERCE LA PREMIÈRE VOITURE D ' HYDROGÈNE !! ️

Alors que chez nous on cherche les dernières gouttes de pétrole, la première voiture hydrogène est commercialisée en Australie, avec beaucoup de stations de recharge en seulement 5 minutes.

La voiture parcourt 900 miles avec un plein et se déplace en purifiant l'air.

Pour la première fois, la technologie du fuel cell à hydrogène est appliquée de série sur une voiture commercialisée et qui permet surtout d'avoir une autonomie aussi significative, avec des temps de recharge très faibles.

Il s'agit de Hyundai Nexo une voiture de petite cylindrée qui bat tous les constructeurs automobiles mondiaux et établit un record de durabilité ; avec une charge de 6,27 kilogrammes d'hydrogène purifie 449.100 litres d'air pendant le trajet (autant que la consommation de Respiration de 33 personnes pendant une journée entière) et de son tuyau d'échappement n'émet que de l'eau. Cette voiture ne produit pas de CO2, ni d'autres émissions polluantes ;

Il suffit de penser qu'un véhicule équivalent avec un moteur à combustion traditionnel sur la même distance émet environ 126 kg de CO2.

Le moteur à hydrogène entre ainsi sur le marché des voitures et vise à rejoindre l'électricité parmi les solutions de mobilité durable que le monde adopte. Hyunday devient ainsi le premier constructeur automobile mondial à produire un véhicule à piles à combustible hydrogène pour le marché.

La voiture monte un système de piles à combustible hydrogène qui, pour générer de l'électricité, fait passer le gaz à travers une structure membraneuse où elle rencontre l'air pris par l'extérieur, un processus qui alimente un moteur électrique. L ' excès d'électricité, y compris l'énergie accumulée pendant le freinage, est stockée dans une batterie lithium ionique. L ' approvisionnement de Nexo prend 5 minutes.

La première nation où la voiture a été mise en vente est l'Australie, où les premières stations de ravitaillement ont également été construites.

Une vraie vision d'avenir durable.

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Rédigé par jojo

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Publié le 19 Juillet 2021

Bonjour à tous,

La situation sanitaire nous avait empêché de tenir les réunions quasi mensuelles de notre Conseil d’administration.

C’est le 12 Juillet dernier que nous avons enfin pu nous réunir.

Un point rapide sur le dossier nous a amenés à prendre acte de l’échec des nombreux recours que nous avons intentés contre l’État pour empêcher la destruction des barrages de la Sélune et la disparition des lacs. Comme vous le savez, nous avons saisi le Conseil d’État pour casser l’arrêt de la Cour administrative d’Appel de Nantes, afin aussi de respecter l’engagement que nous avions pris devant vous en 2011 de faire tout ce qui pourrait l’être pour que ce projet inepte ne soit pas mis en œuvre.

Malheureusement, cette ultime procédure n’a que très peu de chances d’aboutir. Et les chances de sauver la Roche Qui Boit sont tout aussi infimes.

Hélas, les réserves et les craintes que nous avons manifestées, et contre lesquelles nous avons mis en garde depuis toutes ces années, s’avèrent parfaitement justifiées. Vallée en friches, dangereuse, inaccessible, inexploitable, interdite d’accès, sans projet d’aménagement, sans budget, et pas de volonté politique Malgré les efforts des élus locaux, les services de l’État traînent des pieds et suggèrent qu’une (énième) étude soit menée par un cabinet spécialisé, financée, tout comme les précédentes, par l’argent du contribuable. Leur but est à peine voilé : gagner du temps. En attendant, pollution diffuse et récurrente du fleuve jusqu’à la Baie, inondations, dommages et catastrophes potentiels très importants au programme. Dans une indifférence politique et gouvernementale qui sera lourde de conséquences au plan local.

On commence par tout casser, ensuite on voit ce qu’on fait.

Chez nous, ça s’appelle mettre la charrue avant les bœufs. Pour les services de l’État, il s’agit d’une opération exemplaire. Dans le sens où c’est l’exemple de ce qu’il ne fallait pas faire.

Cette décision est une décision d’État. C’est donc à l’État d’en assumer toutes les conséquences. Pas à la population locale ni à ses élus qui se doivent néanmoins d’exiger des pouvoirs publics qu’ils tiennent tous leurs engagements. C’est plus facile à dire qu’à faire, on a en bien conscience.

Madame le Maire d’Isigny et d’autres élus avaient suggéré que les ADB puissent participer à l’élaboration d’un projet daménagement, à l’organisation de diverses expositions, à la mise en valeur de l’histoire et du patrimoine de la vallée de la Sélune, de ses lacs centenaires, des pontons, des cabanes de pêcheurs et de bien d’autres choses. Tenter d’empêcher que trop de bêtises ne soient faites, autant que faire se peut.

Autant d’idées et de propositions que la grande majorité des membres du C A de notre association a rejetées en bloc. Arguant que les élus ne nous ont jamais entendus, pas plus que les pouvoirs publics et qu’ils n’avaient aucune raison de croire que cela pouvait changer ou évoluer dans le bon sens. Décision que je regrette parce que j’étais plutôt tenté d’accepter cette main tendue. Notre Conseil d’administration a émis le souhait d’attendre la décision du Conseil d’État (qui devrait intervenir cette fin d’année) et, ensuite, de dissoudre l’association Les Amis du Barrage.

Un souhait et des arguments que j’entends, mais que je n’approuve pas car contraires à ma personnalité ainsi qu’à ma volonté de ne pas participer à l’enterrement d’un siècle d’histoire locale.

J’ai souvent dit que je ne serai pas le président qui dissoudra l’association des ADB, par respect pour ceux qui l’ont créée, animée et fait vivre depuis 1993.

J’ai donc remis ma démission à Monsieur LEBEURRIER, vice-président, qui l’a reçue en mains propres au nom du Conseil d’administration lundi dernier 12 Juillet. Je l’ai fait sans attendre la prochaine Assemblée générale, pour avoir la certitude de ne pas me retrouver dans l’obligation morale et matérielle d’assumer un nouveau mandat, celui de la dissolution.

Monsieur LEBEURRIER assure donc l’intérim de la présidence jusqu’à la prochaine AG.

Je vous souhaite un bel été.

Prenez soin de vous.

Bien cordialement à vous tous,

John KANIOWSKY

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Rédigé par jojo

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Publié le 15 Mai 2021

Barrages du Sud-Manche. « Le dimanche, on prenait les cannes et on partait au lac » #Isigny-le-Buat #Avranches #Manche @OuestFrance

https://www.ouest-france.fr/normandie/isigny-le-buat-50540/barrages-du-sud-manche-le-dimanche-on-prenait-les-cannes-et-on-partait-au-lac-cf622798-b3cc-11eb-95ff-b028d432246a 

 
Souvenirs !!!

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Rédigé par jojo

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Publié le 22 Avril 2021

 
Localtis, un média Banque des territoires
Les pesticides, première source de pollution de l'eau potable en France

Plus d'un million de consommateurs, surtout en zones rurales, boivent une eau polluée essentiellement par des pesticides, selon une nouvelle étude sur la qualité de l'eau potable publiée ce 20 avril par l'UFC-Que Choisir, en lien avec l'ONG Générations futures. Les deux associations demandent une interdiction de certains des produits soupçonnés d'être des perturbateurs endocriniens.

L'UFC-Que choisir a publié ce 20 avril la nouvelle édition de son étude nationale sur la qualité de l'eau potable et de sa carte interactive accessible au grand public. Fondées sur les résultats d'analyses réalisées pour le compte des agences régionales de santé (ARS) et élaborées en lien avec l'ONG Générations futures, ces nouvelles publications confirment que la qualité de l'eau s'améliore : "Désormais 98% des consommateurs ont accès à une eau conforme à la totalité des critères sanitaires, soit une progression de plus de 2 points par rapport à la précédente étude de 2017", selon un communiqué des deux associations. Elles estiment que dans les grandes villes, cette amélioration peut être attribuée à la fermeture des réseaux de distribution contaminés par les pesticides et, dans le cas des plus petites communes, au transfert des compétences sur l’eau aux intercommunalités (loi NOTRe), ce qui a permis de financer une meilleure dépollution des eaux. Mais, font-elles remarquer, "alors qu’une large proportion des rivières et des nappes phréatiques françaises est massivement contaminée par les nitrates et les pesticides, ce paradoxe de la bonne qualité de l’eau potable s’explique par la mise en place de coûteux traitements de dépollution que seules les collectivités disposant de ressources financières et humaines suffisantes sont en capacité de financer. En effet le coût de la dépollution des pollutions agricoles représente entre 750 millions et 1,3 milliard d’euros par an, intégralement financé par les consommateurs via leurs factures d’eau et la redevance qu’ils versent aux agences de l’eau".

Un million de consommateurs privés d'eau conforme aux limites sanitaires

L'étude met en avant le fait  que près d’un million de consommateurs, essentiellement en zones rurales ou de montagne, reçoivent une eau non conforme aux limites sanitaires. "La présence de pollutions dans ces petites communes s’explique avant tout par la faiblesse de leurs capacités financières, le manque de personnel et la vétusté des réseaux de canalisation, analysent les deux associations. Ainsi, le simple respect des normes bactériologiques implique un suivi constant et donc des moyens humains conséquents. Quant aux pesticides, il est difficile pour de petites communes rurales de financer les coûteuses installations qui permettraient de les éliminer. Enfin, des canalisations mal entretenues ou vieillissantes sont susceptibles d’occasionner des fuites à l’origine de contaminations supplémentaires."

Près de 700 réseaux non conformes sur le critère pesticides

Les pollutions agricoles restent la première source de non-conformités avec comme première cause des contaminations les pesticides. Sur l’ensemble du territoire, 690 réseaux (soit 1,5% des réseaux), répartis dans 647 communes, sont non conformes sur le critère pesticides. "On peut estimer qu’approximativement 450.000 consommateurs boivent ainsi une eau non conforme car contaminée par les pesticides", relèvent les associations. Mais par rapport aux précédentes études où près de 5% des réseaux étaient touchés, la baisse est "très significative", observent-elles. "Il est possible que cette amélioration soit pour partie attribuable au récent transfert des compétences sur l’eau, des communes vers les intercommunalités (loi NOTRe), permettant la mise en commun des moyens financiers des petites communes ainsi regroupées, remarquent-elles. Dans les études précédentes, certaines grandes et moyennes villes étaient également concernées par les non conformités en pesticides, du fait du maintien de réseaux pollués de manière récurrente. Désormais, on constate que ces réseaux ne sont plus exploités."
Les principales zones où l’eau est contaminée en pesticides correspondent aux zones de cultures intensives : les Hauts-de-France, notamment dans les départements du Pas-de-Calais, qui est une zone de grandes cultures, de polyculture et de maraichage ; le Bassin parisien (Eure, Eure-et-Loir, Loiret, Seine-et-Marne, Aube, Marne), correspondant à des zones de grandes cultures céréalières et viticoles ; les Pays de Loire, la Charente, l’Indre, l’Indre-et-Loire, le Loir-et-Cher, la Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire et la Sarthe, zones de polycultures ; le Sud-Ouest (Landes et Gers) zone de polyculture et de maïsiculture ; le Languedoc (Aude) où l’on trouve d’importantes surfaces viticoles. Les villes les plus touchées par ces contaminations sont Château-Gontier (Mayenne), Langres (Haute-Marne), Déols (Indre) et  Longue Jumelles (Maine-et-Loire). 

Les nitrates, deuxième cause de contaminations

Deuxième cause de contaminations, les nitrates sont surtout concentrés dans le quart Nord-Est (Aube, Eure-et-Loir, Marne, Haute-Marne, Pas-de-Calais, Somme, Yonne et Val-d'Oise). 347 réseaux sont concernés (soit 0,8% des réseaux), répartis dans 334 communes. L'étude estime qu'environ 148.000 consommateurs reçoivent ainsi une eau non conforme en nitrates. Parmi les principales collectivités touchées : Berck (Pas-de-Calais), Chinon (Indre-et-Loire), Malesherbois (Loiret), Nogent (Haute-Marne) ; Rang-du-Fliers (Pas-de-Calais). 287 réseaux (soit 0,6% des réseaux), répartis dans 164 communes, restent exposés à des contaminations bactériennes. La population recevant cette eau est estimée à 80.000 consommateurs. "Ces contaminations peuvent être dues à une mauvaise sécurisation des sources, un traitement de potabilisation défaillant (quantité insuffisante de désinfectant entrainant la présence de bactéries), un manque de surveillance de la part de l’exploitant ou encore une vétusté des installations peuvent également être à l’origine de ces non-conformités", expliquent les auteurs de l'étude. Les autres contaminations (arsenic, radioactivité, sélénium…) restent plus limitées et touchent de plus faibles proportions de consommateurs.

Spectre des analyses jugé insuffisant

Les deux associations de défense des consommateurs et de l'environnement s'inquiètent particulièrement de la disparité, selon les départements, des pesticides recherchés dans l'eau potable. "Alors que plus de 750 molécules différentes de pesticides et de leurs dérivés sont susceptibles de se retrouver dans l’eau potable, seulement 206 sont en moyenne recherchées", constatent-elles. La liste des molécules recherchées est définie par chaque ARS, en fonction des spécificités locales, notamment agricoles. "Pour près de vingt départements, le spectre des analyses est clairement insuffisant, estiment-elles. C’est le département de l’Aisne qui remporte la palme du plus faible nombre de substances recherchées (12 seulement en moyenne, soit 50 fois moins que dans le Var !), alors même qu’il s’agit d’une région d’agriculture intensive où sont répandues de grandes quantités de pesticides."
L'étude révèle aussi la présence de pesticides soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens dans 28% en moyenne des analyses considérées comme conformes à la réglementation. Par conséquent, l'UFC-Que Choisir et Générations futures demandent que la commercialisation de ces pesticides soit interdite au nom du principe de précaution. Les associations demandent également "d'intensifier les recherches de pesticides en lien avec les niveaux de risques et les types de cultures environnantes".

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Rédigé par jojo

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