Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 20:18

300.000 saumons s'échappent d'un élevage en Ecosse

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Créé le 26/01/2012 à 16h15 -- Mis à jour le 26/01/2012 à 16h15
Un saumon d'élevage en Ecosse.

Un saumon d'élevage en Ecosse. CLOPET/SIPA

ANIMAUX - Les pêcheurs s'inquiètent de l'impact que pourraient avoir les fugitifs sur les saumons sauvages...

Une violente tempête s’est abattue pendant la semaine de Noël sur les îles Shetland, au nord de l’Ecosse. Les vents dépassant les 100km/h ont détruit onze cages d’une ferme d’élevage de saumons, laissant s’échapper dans la nature 300.000 poissons. Près d’un mois plus tard, les cages ont pu être reconstituées mais les fugitifs inquiètent les pêcheurs, rapporte le New York Times.

Car le patrimoine génétique des saumons d’élevage est moins varié que celui des saumons sauvages, plus aptes de ce fait à s’adapter aux variations du climat ou de leur milieu. Des croisements pourraient appauvrir considérablement les gênes des poissons sauvages, qui deviendraient ainsi plus sensibles aux maladies. D’autant plus que les saumons d’élevage emmènent souvent avec eux des bactéries ou des parasites, comme les poux de mer, contre lesquels les saumons sauvages ne sont pas immunisés.

Des «ravages»… si les saumons d’élevage survivent dans la nature

D’après l’association Blue Planet Society, «il y a une forte probabilité pour que 300.000 saumons nagent dans l’Atlantique Nord, faisant des ravages dans l’écosystème marin». Toutefois, un porte-parole du gouvernement écossais relativise: il a expliqué que les animaux habitués à être nourris par les hommes pourraient être nombreux à mourir rapidement sans leur ration journalière de croquettes. Les assureurs de la ferme et la marine écossaise sont en cours d’investigation pour évaluer les dommages causés à la population de saumons sauvages, même s’ils seront très difficiles à mesurer.

L’Ecosse est le troisième producteur de saumons d’élevage, après la Norvège et le Chili. En 2010, 154.000 tonnes de saumons écossais ont été produits, pour une valeur de plus de 600 millions d’euros.

Audrey Chauvet
 
Messieurs les saumoniers cherchaient vos problèmes à la source sans être obliger d'acuser les barrages du Sud-Manche Vezins et la Roche-qui-Boit
Par jojo - Publié dans : Nos arguments - Communauté : La Manche
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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 08:45

VIDEO : Adolphe Colrat, le nucléaire une chance pour la Manche

tendanceouest.com - Le nouveau préfet de la Manche, Adolphe Colrat, succésseur de Jean-Pierre Laflaquière, est en poste depuis 5 mois. Le mercredi 25 janvier, il était l'invité des rédactions de Tendance Ouest et La M...

Par jojo - Publié dans : Réaction de nos politiciens - Communauté : La Manche
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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 06:24

Effluents azotés d'élevage : revoir les systèmes de production pour limiter les impacts

Une expertise scientifique collective menée par l'Inra a étudié la question des effluents d'azote et les solutions à mettre en œuvre pour limiter les pollutions. Concentration et spécialisation des élevages sont pointées du doigt.

La Bretagne représente 6 % de la surface agricole utile (SAU) et concentre à elle seule 20 % des vaches laitières, 56 % des porcs et 26 % des volailles élevés sur le territoire français… Les dégâts environnementaux causés par cette forte concentration sont très visibles : régulièrement, la problématique des algues vertes, liée aux flux azotés rejetés dans les milieux, fait la Une de l'actualité.

Au printemps 2010, les ministères de l'Agriculture et de l'Environnement ont commandé à l'Inra une expertise scientifique collective afin de disposer d'un bilan des connaissances sur les différents flux d'azote liés aux activités d'élevage et sur les solutions possibles pour limiter ces flux.

Certains territoires plus vulnérables que d'autres

En France, 25 à 30 % des émissions nationales de nitrate, 80 % des émissions d'ammoniac et 35 à 40 % des émissions de protoxyde d'azote sont dues à l'élevage, lorsque les seules émissions issues des effluents d'élevage sont comptabilisées. Ces chiffres passent respectivement à 50 %, 90 % et 70 % "si on tient compte du fait qu'une grande part des engrais industriels sont employés sur les cultures utilisées pour produire des aliments pour l'élevage", indique la synthèse de l'expertise collective.

Depuis soixante ans, l'agriculture s'est orientée vers un découplage de plus en plus marqué entre productions végétales et animales, une spécialisation des exploitations et une forte concentration géographique des productions sur certains territoires.

Conséquence : les quantités d'effluents azotés rejetés par les élevages dépassent "parfois largement les capacités d'absorption des surfaces agricoles sur lesquelles elles peuvent être épandues et valorisées par les végétaux".

Certains milieux sont plus vulnérables que d'autres. Cela dépend du climat, du type de sol et du mode d'occupation des sols (densité animale, part des terres agricoles dans les utilisations totales des surfaces, part des prairies permanentes…).

Des solutions à l'échelle de l'exploitation

A l'échelle de l'exploitation, "la gestion optimisée des effluents [qui représentent 20 à 80 % des pertes] apparaît être la voie majeure de progrès". Des actions sur les bâtiments (ventilation, température…), le mode de stockage et d'épandage peuvent mener à de bons résultats mais celles-ci "demandent néanmoins une vigilance continue car le risque de volatilisation est présent à chaque étape de la chaîne, depuis l'excrétion jusqu'à la valorisation agronomique".

Plus efficace : une meilleure coordination entre cultures et élevage. Le développement des prairies à base de légumineuses, une gestion adaptée de ces surfaces (retournement peu fréquents, optimisation de la valorisation des reliquats azotés par la culture suivante), le développement de cultures intermédiaires pièges à nitrate (betterave, moutarde, seigle…) et des rotations longues permettent une valorisation des flux azotés.

Autre option, "plus radicale" : la réduction des entrées d'azote, autrement dit le développement de l'agriculture biologique.

Vers une gestion collective

Mais, selon l'étude, l'optimisation des flux à l'échelle de l'exploitation ne serait pas suffisante. Une organisation collective serait nécessaire, à l'échelle locale voire nationale.

Parmi les solutions étudiées, l'exportation des engrais organiques d'une région excédentaire vers d'autres régions de grandes cultures, "où ils pourraient se substituer en partie aux engrais industriels". Mais cette option nécessite une acceptation par le public.

A Munich ou à Vittel, l'évolution collective des systèmes (développement de la forêt, des prairies, des systèmes à bas intrants comme l'agriculture biologique…) a permis des réductions très significatives de la concentration en azote dans l'eau. Certains aménagements paysagers, comme les haies ou les zones humides, permettraient une meilleure gestion des flux azotés. L'étude propose une approche via la "charge animale critique" des territoires, qui permettrait d'apprécier sa capacité d'absorption de l'azote et de définir un zonage écologique du territoire.

Plus radical : la déconcentration des élevages, conduisant à une relocalisation des productions à l'échelle du territoire national afin de rétablir les équilibres.

Dernière solution non abordée par l'étude : une modification du régime alimentaire français, très gourmand en protéines animales

Par jojo - Publié dans : arasement pollution - Communauté : environnement Sud Manche
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 18:39
Un article intéressant:

Vivent les zones humides !

Le rétablissement de la continuité écologique des zones humides signifie que les collectivités locales, avec l'aide du préfet, œuvrent pour rétablir l'écoulement des eaux dans leur configuration originelle. C'est le cas dans la vallée de la Touques, en Basse Normandie. Mais le retour à l'état de nature implique t-il la négation du facteur humain ? Exemples comparés dans l'Ouest.

Même les aménagements apparemment les plus anodins déclenchent la contestation. La Sélune (photo) est un fleuve côtier d'un peu moins de cent kilomètres de long, au centre d'un bassin-versant d'environ 1.000 km². Celui-ci s'étend sur la partie méridionale du département de la Manche, débordant légèrement sur les deux départements voisins. La Sélune se jette dans la baie du Mont-Saint-Michel (fiche). De la propreté des eaux continentales dépend la qualité des coquillages exploités dans la baie (moules et huîtres). En 1993, lors du dernier curetage des lacs de barrage, les exploitants ont nettement ressenti l'impact de la pollution.

Les deux barrages hydroélectriques de la Sélune datent de l'entre-deux-guerres, exploités encore aujourd'hui par EDF. A l'amont (carte), des lacs occupent depuis lors le lit majeur, comme le lac d'Assouan la moyenne vallée du Nil. La comparaison s'arrête évidemment là car la vallée du fleuve normand ne contient ni potentiel agricole majeur, ni vestige archéologique. Le régime hydrographique de la Sélune ne justifie pas un soutien des eaux d'étiage, en pleine zone océanique. Le cours d'eau traverse une zone rurale en déprise démographique, loin des grandes agglomérations régionales (Caen ou Rennes). Dans ces conditions les lacs attirent une petite activité touristique saisonnière appréciable en terme d'emplois.

Deux problèmes se posent toutefois, d'inégale importance. D'une part, les retenues ont accumulé limons et dépôts toxiques, reliquats d'activités industrielles et artisanales depuis longtemps suspendues. Ceux-ci menacent de se déverser dans la Baie si l'on ne prend pas garde à traiter les boues avant la vidange des retenues (source). D'autre part, les ouvrages empêchent la remontée des poissons de mer, et en particulier du saumon ; sur ce point précis, je pense qu'un aménagement latéral pourrait aplanir la difficulté. En outre, les saumons arriveront, mais les carpes, brochets et autres poissons des lacs disparaîtront.

Après l'annonce de la destruction des barrages en 2009, la polémique a enflé, malgré la visite de la ministre de l'Ecologie de l'époque. WWF jubile (source). Sur place, la bataille fait rage (source), alors que le dossier n'avance guère (source). Deux éléments me retiennent de me prononcer en faveur du maintien en l'état du fleuve, contre les décisions ministérielles qui se dessinent. Le premier est que le maire d'une des communes du secteur - par ailleurs à la tête du schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) de la Sélune - plaide intelligemment en faveur de la réhabilitation de la vallée (source). Le deuxième est une réticence de principe face au réflexe des opposants ('Pas dans mon jardin' / Nimby ).

Du point de vue des écologistes, je comprends bien la logique d'une levée des barrages, même si la perte d'emploi conséquente ne peut être balayée d'un revers de main. Je bloque en revanche face au volet énergétique du dossier. Le potentiel hydroélectrique de la région reste en deçà des besoins : 'Pacte-à-quatre'. Le barrage de Vezins produit une électricité propre et renouvelable, contrairement aux centrales nucléaires de la Manche ou de Seine-Maritime. Les défenseurs de la nature, en combattant à la fois le nucléaireet l'hydroélectricité se privent du soutien du plus grand nombre. Il est vrai qu'avec le prix unique de l'électricité, personne ne se souciera vraiment de l'arrêt de la production de la Sélune.

Une carte mise en ligne en décembre 2011 par le journal Ouest-France ramène la Sélune à sa juste proportion, un mince trait bleu au sud-est de la mention 'Baie du Mont-Saint-Michel'. Sur cette carte figurent les principales zones inondables de l'Ouest ('par débordements de cours d'eau et submersions marines'). La guerre des barrages bas-normands prend sa dimension picrocholine. Ainsi les services de l'Etat se penchent sur le cas d'une micro-vallée, quand de vastes secteurs restent sous la menace des éléments. Je vise ici précisément la hiérarchie des priorités...

Les côtes de la Vendée et de la Charente-Maritime ('Ne pas confondre 'jeter un pavé dans la mare' et 'ne pas se mouiller'), le Golfe du Morbihan et ses environs immédiats ('Oiseaux migrateurs contre mouettes opportunistes'), la Baie du Mont-Saint-Michel et les marais du Cotentin et du Bessin ne connaissent pas les mêmes niveaux d'occupation humaine. Tous se retrouveront un jour ou l'autre envahis par les eaux océaniques. A l'intérieur des terres, l'urbanisation des lits majeurs de la Loire et de ses principaux affluents a largement progressé, comme le montre l'exemple de Tours à la confluence de la Loire et du Cher ('Déjouer les tours').

Dans le département de la Loire-Atlantique (carte au-dessus), les risques peuvent potentiellement se cumuler, parce que l'océan pénètre à marée haute dans le large estuaire de la Loire. A ce titre, l'agglomération de Saint-Nazaire souffre d'un double handicap. Le PPR (plan de prévention des risques) résiste pourtant à tout alarmisme, c'est le moins que l'on puisse dire... Aucune digue ne barre le littoral ni ne longe l'estuaire (carte). Dans la moitié occidentale, rocheuse, le bâti domine les eaux mi-salées mi douces de quelques mètres (carte).

Au centre en revanche, dans le prolongement du cœur de Saint-Nazaire, une large plage assure la transition entre l'estuaire et la ville. Un peu à l'est se situe l'entrée du bassin à flots (carte). Sur la route à l'arrière de la bande sableuse - à l'ouest comme à l'est - le piéton distingue la pente douce de la plage et la continuité avec les rues qui rentrent à la perpendiculaire dans la ville. Avec une mer démontée le flot ne rencontra aucun obstacle (voir schéma ci-après).

La presse hésite à agiter le chiffon rouge, comme ici en mars 2010. A quelques kilomètres s'étendent les marais de la Brière inondés en 2000-2001 (photo en fin / Noroîs)... Sur les 70.000 habitants de la commune de Saint-Nazaire (200.000 pour l'aire urbaine), une majorité sont concernés, qui ne connaissent pas forcément l'histoire de la ville. Avec le dépassement du site premier, il est difficile de se référer à un épisode de crue majeure. Dans sa configuration actuelle, Saint-Nazaire date de la construction du port de haute mer à partir du Second Empire (source). Je doute que la protection d'un nouveau mur de l'Atlantique suscite l'enthousiasme de la population, mais imagine d'ores et déjà qu'au lendemain de l'inondation - submersion, le discours sur le rétablissement de la continuité écologique des zones humides, de la Brière à Saint-Nazaire passera mal sur place.

Pour l'heure, rien n'empêche l'océan de rentrer dans les terres, loin de la Sélune.

 

Par jojo - Publié dans : Articles - Communauté : environnement Sud Manche
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 08:41

 

L’effacement des barrages de la Sélune

Le 13 novembre 2009, la secrétaire d’Etat à l’écologie, a annoncé la décision du gouvernement de ne pas renouveler la concession hydroélectrique du barrage de Vezins sur la Sélune et de procéder à son effacement.

L’opération d’effacement qui se traduira par la reconquête de 20 kilomètres de vallée actuellement ennoyée par les deux retenues de Vezins et la Roche qui Boit.

Le Préfet de la Manche est chargé par le ministre de mener à bien les opérations de démantèlement des ouvrages et de  réhabilitation de la vallée de manière exemplaire, au plan technique, environnemental et dans l'accompagnement des acteurs locaux prenant en compte les enjeux déclinés en groupe de travail local.

Par jojo - Publié dans : arasement pollution - Communauté : environnement Sud Manche
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