Publié le 11 Décembre 2019

Eau potable : un baromètre annuel révèle le besoin de fluidifier la pédagogie
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Morgan Boëdec / MCM Presse pour Localtis
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Environnement

France

 

Perception des Français vis-à-vis des ressources en eau, montée en flèche des préoccupations environnementales, habitudes de consommation et malentendus persistants...  Le Centre d’information sur l’eau (Cieau) voit les mentalités des usagers évoluer entre les lignes du baromètre qu'il réalise depuis plus de vingt ans. Son édition 2019 a été présentée ce 10 décembre.

Tout le monde ne peut pas se vanter de tenir un baromètre national depuis vingt-trois ans. Ce 10 décembre, c'est fidèle au poste que le Centre d'information sur l'eau (Cieau) a présenté celui qu'il édite sur la perception des Français vis-à-vis des ressources en eau, sa qualité, sa disponibilité. Il porte aussi sur la confiance à l'égard des opérateurs qui produisent l'eau du robinet, la distribuent et des intervenants qui la contrôlent. Le crédit accordé à ces acteurs est en hausse tant à l'égard des autorités sanitaires (+2 points par rapport à 2018), des communes (+5 points) et entreprises spécialisées (+7 points). Réalisé par Kantar TNS à partir d'un échantillon de 2.508 individus sondés en suivant une logique de quotas mais aussi de stratification territoriale, ce baromètre se révèle être un outil d'évaluation utile aux collectivités grâce aux treize déclinaisons régionales dévoilées au fil de l'eau. Le baromètre breton sera présenté fin janvier à Rennes au Carrefour des gestions locales de l'eau. Pour faire connaître les autres déclinaisons locales, l'association s'appuie sur divers médias (réseau France Bleu, etc.).  

Inquiétude et malentendus persistants 

Un enseignement revient inlassablement, cette "préoccupation persistante" que la grande majorité des sondés expriment au sujet de l'avenir de la qualité des ressources en eau. Sur l'état des nappes souterraines et rivières qui s'améliore peu - les trois quarts d'entre eux pensent qu'elles sont polluées et 63% estiment que cela va encore se dégrader -, les résultats sont stables. De même pour la prise de conscience que la pollution des ressources impacte le prix du service de l’eau et pour l'acceptation d’une contribution financière afin d'en améliorer la préservation.
Ce baromètre donne aussi à voir une méconnaissance du cycle de l'eau domestique. La moitié des sondés pensent que les eaux usées sont retraitées en usine pour être transformées en eau potable. "Ce n'est pas le cas, 20.000 usines de dépollution des eaux usées les nettoient avant de les remettre dans le milieu naturel", rappelle le Cieau. Comment expliquer que perdure cette croyance dans un fonctionnement en circuit fermé ? "Le malentendu est bien ancré, tout comme celui sur le fait que la pollution des ressources impacterait la qualité de l'eau du robinet. Une influence marginale, en fait, grâce aux niveaux des traitements pour rendre l'eau potable", indique Marillys Macé, directrice générale du Cieau et par ailleurs adjointe au maire de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines).

Fluidifier la pédagogie

D'autres convictions étonnent : alors qu'une large majorité (89%) sait que l'eau est traitée pour être rendue potable, les trois quarts pensent que l'eau potable existe à l'état naturel. Et près d'un Français sur deux (48%) pense que l'eau de pluie peut être utilisée sans risque sanitaire en usage domestique. Parmi eux, 45% se disent même prêts à l'utiliser pour se laver ! Le baromètre donne aussi un aperçu intéressant du niveau d'approbation des Français sur les usages qui pourraient progresser en réutilisant plus d'eaux usées traitées. Sachant que la REUT (réutilisation d'eaux usées traitées) est une pratique opérationnelle, adaptée à l'arrosage d'espaces verts (une ville comme Sainte-Maxime le pratique) voire agricoles (à Clermont-Ferrand), mais longtemps chahutée sur le plan réglementaire, ce qui a mis de nombreux projets en sommeil. Or 81% des Français seraient disposés à consommer des légumes arrosés avec des eaux usées dépolluées. "Ils le font sans le savoir en consommant des fruits importés de pays où la REUT est courante comme en Israël ou en Espagne", indique-t-on au Cieau. 57% (contre 49% en 2017) se disent aussi prêts à boire une eau du robinet qui en serait issue - une pratique pour l'heure interdite.

J'y pense et puis j'oublie 

Sur tous ces sujets de la pédagogie, le besoin d'approfondir se fait sentir. Car l'or bleu reste frappé du syndrome "j'y pense et puis j'oublie". Sur la perception qu'ont les usagers de la fragilité de la ressource, le Cieau observe qu'elle se renforce avec les épisodes de canicule. Et que la crainte de manquer d'eau, à court et moyen terme dans leur région, s'exprime davantage que l'an dernier. Mais la sécheresse passée, tient-on à nouveau vite pour acquise l'idée d'une abondance de l'eau potable ? "C'est flagrant dans la communication sur les économies d'eau : au-delà de la crise, la campagne d'information est stoppée", pointe un expert du domaine, Mathieu Jahnich. 

Invitant à s'inspirer de bonnes idées de l'étranger, ce consultant mandaté par l'Ademe cite le cas de Londres, où une campagne a pris le contre-pied en prolongeant l'effort de prévention (campagne 2012 "We are still in drought"). En provenance aussi des pays anglo-saxons, les nudges, ces outils issus des sciences comportementales qui se concrétisent à travers une signalétique "coup de pouce", une "incitation bienveillante", conservent du potentiel pour enrichir l'action publique locale. "A condition d'être bien pensés et suivis", prévient l'expert. Si des opérateurs de transports (RATP, SNCF) en testent pour inciter les usagers à des comportements vertueux (tri des déchets), c'est une denrée rare dans le secteur de l'eau. Exemple de nudge eau testé outre-Manche : ajouter sur les factures des ménages une ligne indiquant la consommation moyenne d'autres foyers du quartier pour comparer leur consommation à celle des voisins. Et ainsi éviter de gaspiller. 

Faire campagne pour l'eau du robinet

Si l'on se contente dans l'Hexagone de campagnes d'informations classiques, par exemple de l'affichage extérieur à l'initiative de collectivités comme la métropole angevine pour valoriser l'eau du robinet, il manque, glisse une responsable d'eau de Paris, une campagne d'ampleur nationale sur la consommation d'eau du robinet. Ajoutons et de financements qui pourraient y être consacrés... Les assises de l'eau clôturées cet été (voir notre article du 1er juillet) ont-elles pris la mesure du problème ? "A leur issue, le Cieau s'est vu missionner pour travailler sur cet enjeu de communication et de mise en œuvre de campagnes de sensibilisation sur une utilisation responsable et écologique de l'eau", annonce pour conclure Marillys Macé.

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Publié le 10 Décembre 2019

Vezins. Deux pro-barrages devant la justice
Deux pro-barrages devant la justice

Louis Desloges est de nouveau convoqué devant le tribunal pour avoir pénétré dans l'enceinte du chantier du barrage de Vezins en mai dernier.

- Richard Zampa
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Louis Desloges et Victor Anfray, deux défenseurs des barrages du sud-Manche, sont convoqués à comparaître devant le tribunal de police de Coutances, lundi 16 décembre pour violation de l'interdiction de pénétrer sur le chantier du barrage de Vezins (sud-Manche).

À leur grande surprise, Louis Desloges et Victor Anfray, deux défenseurs des barrages du sud-Manche et membres de l'association Les Amis du barrage, se sont tout récemment vu remettre, par un huissier de justice, une assignation à comparaître devant le tribunal de police de Coutances, le lundi 16 décembre, en début d'après-midi.

Le motif ? Il leur est reproché de ne pas avoir respecté l'arrêté en date du 11 avril 2018, "interdisant la circulation et la pénétration dans l'emprise de la retenue de Vezins pendant les travaux (...)". Ils seront donc jugés sur ces faits, que les deux hommes ne contestent pas.

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"On observait juste les travaux à 100 m"

Seulement, Louis Desloges, "écœuré", précise "qu'il n'y avait aucun panneau (leur) interdisant d'être là. On observait juste les travaux qui se trouvaient à 100 m du côté de Saint-Laurent-de-Terregatte. En plus, il faisait beau, on s'est assis sur une botte de terre et on n'a rien fait de mal."

Il explique tout simplement que ce fameux 23 mai 2019, le jour où l'infraction a été constatée, visiblement à distance par les gendarmes de la brigade de Saint-Hilaire-du-Harcouët, il "voulait savoir ce que les ouvriers du chantier faisaient dans le fond du lac. On voyait mieux de ce côté-là, un secteur que je connais tout particulièrement." Les ouvriers s'affairaient à ce moment à la préparation du percement du barrage.

Invité à l'époque à se présenter à la brigade de Saint-Hilaire-du-Harcouët, Louis Desloges refusa, proposant aux gendarmes de venir plutôt à son domicile. De son côté, Victor Anfray s'est rendu à la convocation des autorités, mais il n'a pas signé le procès-verbal.

"C'est ridicule. On n'a rien fait de grave"

Ainsi, sept mois plus tard, les deux hommes se retrouveront à la barre du tribunal de police de Coutances pour y être jugés. "C'est franchement ridicule. On n'a rien fait de grave. Pour moi, c'est de l'acharnement", estime-t-il.

Par le passé, Louis Desloges et l'un de ses camarades avaient déjà été convoqués, cette fois au tribunal de police d'Avranches, par le procureur de la République du tribunal de grande instance de Coutances, après avoir pénétré sans autorisation dans l'enceinte du barrage de Vezins.

Le 9 mai 2019, le juge les avait condamnés chacun à 300 €, ainsi qu'à 31 € de frais de justice, pour s'être enchaînés à la passerelle du barrage de Vezins.

 

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Publié le 10 Décembre 2019

 
Fonds Barnier : un décret revoit à la hausse les subventions pour les habitations
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Philie Marcangelo-Leos / MCM Presse pour Localtis
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Environnement

Habitat

France

 

Alors que le sud-est de la France vient à nouveau d’être durement frappé par de violentes inondations, un décret publié ce 7 décembre revoit opportunément à la hausse le taux de financement des travaux de réduction de la vulnérabilité pour les particuliers.    

Un décret publié ce 7 décembre au Journal officiel introduit une hausse du taux de financement des travaux de réduction de la vulnérabilité aux inondations des habitations par le fonds de prévention des risques naturels majeurs (FPRNM), dit fonds Barnier, dans tous les territoires dotés d’un plan de prévention des risques d’inondation (PPRI). Afin d’inciter davantage les particuliers à leur réalisation, il est ainsi prévu d’augmenter le taux de subvention du fonds pour le porter à 80% (au lieu de 40% actuellement), en ce qui concerne les travaux relatifs à des biens à usage d’habitation. Une mesure directement tirée des dispositions adoptées dans le cadre de la loi de finances pour 2019, à la suite des inondations dans l’Aude à la mi-octobre 2018 et des annonces faites par le président de la République dans la foulée. 
Pour les professionnels, l’aide maximale attribuée demeure de 20% (sous réserve d'employer moins de vingt salariés) dans le but de couvrir les dépenses induites par les mesures obligatoires à prendre au titre d'un plan de prévention des risques naturels (PPRN) sur les biens existants exposés à un risque naturel et dans la limite de 10% de la valeur vénale du bien. Pour rappel, les biens des particuliers et des PME situés dans le périmètre d'un Papi (programme d’actions de prévention des inondations) sont également éligibles à une subvention du FPRNM. Le fonds a également la possibilité de couvrir des dépenses de comblement ou de traitement des cavités souterraines et des marnières, ainsi que certains aménagements nécessaires pour lutter contre les risques naturels aux Antilles, notamment le risque sismique.   

Pistes d’évolution

La ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne avait annoncé la publication de ce décret quelques jours auparavant lors de son déplacement dans le Var "afin de témoigner de sa solidarité envers les familles de victimes et les habitants sinistrés, ainsi que de sa reconnaissance envers les services de secours, de l’Etat, et des collectivités territoriales mobilisés sur le terrain". Un territoire à nouveau durement touché, ces dernières semaines, par deux épisodes méditerranéens causant la mort de treize personnes. A cette occasion, la ministre a réuni les élus locaux pour travailler "aux réponses concrètes" à apporter pour une meilleure prévention et gestion des risques d’inondations. Parmi ces pistes,  "il s’agira en particulier de renforcer le pré-cadrage des procédures environnementales plus en amont, de donner de la souplesse aux modifications de programmes d’actions de prévention des inondations [Papi] et de paralléliser les procédures afin de gagner en réactivité", a-elle précisé.
La mission d'information du Sénat sur les risques climatiques, présidée par Michel Vaspart (LR-Côtes-d’Armor), dont les travaux ont été rendus publics en juillet dernier, regorge de propositions. Pour sa rapporteure, Nicole Bonnefoy (Socialiste-Charente), il faut faire du fonds Barnier le "bras armé" de cette politique, et donc "renforcer ses missions et améliorer son efficacité". Mais le déplafonnement des ressources du fonds, pourtant jugé crucial par la mission pour disposer de nouvelles marges de manœuvres budgétaires, a d’emblée été exclu par le gouvernement.

 
Référence : décret n°2019-1301 du 5 décembre 2019 modifiant l'article R. 561-15 du code de l'environnement relatif à la contribution du fonds de prévention des risques naturels majeurs au financement de certaines mesures de prévention, JO du 7 décembre 2019, texte n°6.

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Publié le 5 Décembre 2019

Coalition Eau : « Les élus doivent faire respecter le droit à l'eau dans leur commune »

Le droit à l'eau et à l'assainissement a été reconnu comme droit humain fondamental en 2010 par l'ONU. En France, il n'est pas assuré pour tous alors que les élus peuvent agir. Détails avec Sandra Métayer, coordinatrice de la Coalition Eau.

En 2020, cela fera dix ans que le droit à l'eau et à l'assainissement est un droit reconnu fondamental par l'ONU. Mais force est de constater qu'il n'est pas encore respecté partout. Certaines populations n'ont pas d'infrastructures à disposition pour accéder facilement à l'eau potable et à l'hygiène. Surtout, ce n'est pas une situation réservée aux pays en développement. La France aussi est concernée et tous les maires ont donc un rôle à jouer.

C'est le message que la Coalition Eau souhaite faire passer dans sa campagne lancée à l'occasion du Salon des maires et des collectivités territoriales (SMCL) le 19 novembre dernier. Cette coalition de 30 ONG interpelle les maires et les candidats aux élections municipales de 2020 sur la situation et, surtout, sur les moyens mis à leur disposition pour garantir le droit à l'eau et à l'assainissement. Les élus sensibilisés et prêts à s'engager sont invités à signer le Manifest'Eau.

Détails avec Sandra Métayer, coordinatrice de la campagne.

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Publié le 5 Décembre 2019

 
Chaleur renouvelable : une semaine pour accélérer le tempo 
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Morgan Boëdec / MCM Presse pour Localtis
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Environnement

Energie

France

 

Du 3 au 5 décembre, une "semaine" est consacrée par l'Ademe et les acteurs de cette filière à la valorisation de la chaleur renouvelable. Une accélération des projets est attendue en 2020. 

Il y a les projets en attente d'un coup de pouce financier et qui en bénéficieront grâce à l'augmentation du fonds Chaleur (350 millions d'euros en 2020). Ceux à rattraper au vol après avoir été tentés de passer au gaz, ce féroce concurrent de la filière. "À l'investissement, la chaleur renouvelable coûte souvent plus chère que les énergies fossiles mais en fonctionnement, moins", a d'ailleurs comparé Rémi Chabrillat, directeur productions et énergies durables à l'Ademe, lors d'une présentation le 3 décembre de la "Semaine de la chaleur renouvelable", qui dure jusqu'au 5 décembre. "Et puis il y a toutes ces villes moyennes non équipées que nous commençons à démarcher avec un chargé de mission à plein temps", ajoute Serge Nocodie, vice-président de l'associations d'élus et d'entreprises Amorce. 

Ce 3 décembre fut la journée des institutionnels, avec des regards croisés d’aménageurs, d’architectes, d’urbanistes... et des débats sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), "dont l'adoption est espérée d'ici février", a glissé le directeur général de l’énergie et du climat, Laurent Michel, ou encore sur les avancées de la loi énergie climat : mise à jour de l'obligation de schéma directeur, obligation de classement dès 2022 des réseaux, etc. Les récentes conclusions du groupe de travail ministériel (voir notre article du 8 octobre) sur les réseaux de chaleur et de froid satisfont les acteurs. "La formule fonctionne bien. Sur le même principe, on souhaiterait que trois autres groupes soient initiés sur le bois-énergie, la géothermie et la récupération de chaleur sur unité de valorisation énergétique (UVE)", relate Jean-Louis Bal à la tête du SER (Syndicat des énergies renouvelables). Les réseaux de chaleur contribuent à décarboner les villes. "Mais aussi à faire retravailler ensemble divers acteurs - municipalités, préfectures, écoles/universités et hôpitaux - pour y raccorder leurs bâtiments. C'est un outil structurant pour un territoire", ajoute Serge Nocodie. "Ils créent aussi du développement économique, on ne se rend pas toujours compte. Ces trois jours sont les bienvenus pour le faire valoir et le raconter", conclut Pascal Roger, président de la Fédération des services énergie environnement (Fedene).

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Publié le 4 Décembre 2019

Selon une étude allemande, les voitures électriques polluent plus qu’une voiture diesel: leur empreinte carbone pourrait être 28% supérieure

Par Epoch Times

19 novembre 2019 Mis à jour: 19 novembre 2019
 

Les voitures électriques ne réduisent l’empreinte carbone que sur papier, en Allemagne. En réalité, elles ont même augmenté les émissions de CO2. C’est le résultat d’une étude menée par Hans-Werner Sinn et le professeur de physique Christoph Buchal, de Cologne. Les critiques sévères à l’égard du résultat n’ont pas tardé à se manifester.

L’ancien président de l’Institut de recherche économique Ifo de Munich, Hans-Werner Sinn, et le professeur de physique, Christoph Buchal de Cologne ont défendu leur étude critique sur le bilan environnemental des voitures électriques.

Dans un article paru dans le journal Frankfurter Allgemeine Zeitung, M. Sinn et M. Buchal contredisent l’allégation selon laquelle l’étude menée sur la voiture électrique aurait été mal réalisée intentionnellement. Les chercheurs avaient comparé les émissions de CO2 de deux voitures du même type de gamme (une Tesla Model 3 avec une batterie de 75 kWh et une Mercedes C 220 d) et ils sont arrivés à la conclusion que, dans le cas du mélange électrique allemand, la voiture électrique émet 11 à 28 % de CO2 supplémentaire par kilomètre.

Au contraire, ils avaient « évalué la voiture électrique avec plus d’optimisme qu’il n’aurait été possible sur la base de diverses hypothèses », écrivent les deux chercheurs. Entre autres, ils ont fait valoir qu’en utilisant certains cycles de conduite (NEDC), ils n’avaient ni préféré la voiture diesel, ni sous-estimé la durée de vie de la batterie.

MM. Sinn et Buchal se réfèrent également aux calculs du groupe Volkswagen publiés mercredi. VW avait calculé qu’avec le mélange électrique allemand actuel, une E-Golf émet un peu plus de CO2 par kilomètre qu’une Golf diesel. « VW atteint des valeurs presque identiques aux nôtres », écrivent les chercheurs dans l’article publié dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Les voitures électriques contribuent à réduire l’empreinte carbone allemande uniquement sur le papier

L’étude de l’Ifo disait, entre autres choses, que les voitures électriques réduisent l’empreinte carbone allemande uniquement sur le papier. En réalité, elles ont même augmenté les émissions de CO2.

Dès que les émissions de CO2 provenant de la fabrication des batteries et du mélange électrique allemand sont prises en compte dans le calcul, une voiture électrique pollue 11 à 28 % de plus l’environnement qu’une voiture diesel.

Le lithium, le cobalt et le manganèse pour les batteries sont produits et traités avec un apport énergétique élevé. Une batterie pour une Tesla modèle 3 pollue l’environnement avec 11 à 15 tonnes de CO2.

Les auteurs de l’étude, MM. Buchal, Hans-Dieter Karl et Hans-Werner Sinn, ont calculé qu’avec une autonomie de dix ans et un kilométrage annuel de 15 000 kilomètres, cela signifie 73 à 98 grammes de CO2 par kilomètre.

À cela s’ajoutent les émissions de CO2 de l’électricité. En fait, la Tesla émet entre 156 et 181 grammes de CO2 par kilomètre, soit nettement plus qu’une Mercedes diesel comparable.

Zéro émission est une tromperie

Le fait que la politique européenne classe les voitures électriques dans la catégorie des voitures zéro émission est une tromperie, ont critiqué les chercheurs. La valeur limite de 59 grammes de CO2 par kilomètre prescrite à partir de 2030 correspond à une consommation de 2,2 litres de gazole ou 2,6 litres d’essence aux 100 kilomètres et est « irréaliste en termes d’ingénierie ».

Par conséquent, les constructeurs automobiles devraient bientôt livrer la majorité de ces voitures à leurs clients sous forme de voitures électriques. Les moteurs à essence au méthane seraient meilleurs pour le climat et leurs émissions de CO2 seraient inférieures d’un tiers à celles d’un moteur diesel.

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Publié le 3 Décembre 2019

Ducey-Les Chéris. Les écoliers plantent des arbres fruitiers
...
photo vendredi, les écoliers de l’école publique victor-hugo ont planté deux poiriers et un pommier dans le cadre d’une proposition du conseil d’élèves, financés par l’association des parents d’élèves. les trous pour les planter ont été faits par les services techniques de la ville, dans le petit jardin près de l’école. © ouest-france

Vendredi, les écoliers de l’école publique Victor-Hugo ont planté deux poiriers et un pommier dans le cadre d’une proposition du conseil d’élèves, financés par l’association des parents d’élèves. Les trous pour les planter ont été faits par les services techniques de la Ville, dans le petit jardin près de l’école.© Ouest-France

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Publié le 30 Novembre 2019

Bonjour,

 

Comment ne pas réagir face à l’arrogance triomphante et méprisante, réaffirmée encore tout récemment sur FR3.

 

Quel genre d’arguments aura pu séduire nos Elites Manchoises pour qu’elles adhérent SANS plus de RESERVE, aux FAUX PRETEXTES des commanditaires ARASEURS ?

 

Un alignement qui frôle l’obéissance militaire… allant jusqu’à leur faire NIER l’évidence et IGNORER les AVANTAGES nombreux que possèdent ces BARRAGES. UN SIECLE aura amplement suffit à prouver et rendre crédibles les BIENFAITS de ces édifices si bien implantés par le VISIONNAIRE CONSTRUCTEUR que fut Mr Albert CAQUOT,

 

Albert CAQUOT, un ingénieur d’exception qui, au lieu de subir les OUTRANCES faites à son travail, mériterait, à titre posthume, d’être cité en exemple et de recevoir en signe de RECONNAISSANCE et de RESPECT, une DECORATION pour services rendus, pour LUI-MÊME et sans oublier ses OUVRIERS.

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A titre d’exemple, voici le premier COUP DE POIGNARD DONNE DANS LE DOS des CITOYENS de notre région en même temps qu’à ces CONSTRUCTEURS de génie :

 

Il s’agit de l’organisation et du déroulement de cette enquête dite « d’utilité publique » dont les 53% « supposés » majoritaires à l’arasement, furent obtenus en faisant appel à 2386 votes hors territoire / 4500 exprimés.

 

Après quoi, une vraie consultation populaire ADB, révélait qu’en réalité la population LOCALE était à 98.89 % / 19 276 exprimés contre l’arasement des Barrages. Chiffre d’autant plus crédible que dans l’enquête officielle le pourcentage obtenu, sans les 2386 votants hors région, reste très proche.

 

  1. Lisez (ou relisez) en pièce jointe, l’extrait de compte rendu préparatoire de l’enquête et réalisez-bien la préméditation Préfectorale demandant l’introduction d’une option « empoisonnée ».

Une méthode expérimentée qui pourrait avoir été offerte « clé en main » par les ONG et associations anti-Barrages ? Un travail de pros, astucieusement dosé entre, apparences respectueuses et efficacité de sabotage.

 

En clair, nous avons été délibérément PRIVES de notre droit à décider, contrairement à une volonté qu’exprimait dans les mêmes moments, Mr MACRON.

 

 

  1. Dans le tableau ci-après, observez la composition du résultat. De quoi se poser quelques questions basiques :
  • Qui sont ces votants ?
  • D’où sont-ils ?
  • Que connaissent-ils de la vie et des intérêts locaux ?
  • Qui les a coordonnés pour qu’ils se prononcent tous au bon moment ? cela ne s’improvise pas !
  • Qui a procédé à la validation de ces 2386 mails, sous quels contrôles ?
  • L’ archivage de ces mails est-il accessible pour un nouveau contrôle éventuel ?

 

 

cid:image003.png@01D59BE9.487BDD20

 

Maintenant que VEZINS est injustement SACRIFIE, tout faire pour sauver la ROCHE Qui BOIT est l’évidence, mais insuffisant :

 

  • Des actions populaires beaucoup plus marquées et plus nombreuses sont indispensables.

 

  • VEZINS et les zones d’ombre qui pèsent sur les raisons réelles de sa destruction ne doivent pas être oubliés. Connaitre la vérité doit faire partie intégrante du combat qui reste à mener.

 

 

Louis Gontier

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Publié le 27 Novembre 2019

Les retenues d'eau sont-elles une réponse à la sécheresse ?

La guerre des bassines fait rage dans certains territoires. Confrontés à la sécheresse, les agriculteurs veulent sécuriser leurs récoltes. Les opposants ne veulent pas qu'ils s'accaparent la ressource. Décryptage de ces conflits dans ce nouveau plateau.

La guerre de l'eau aura-t-elle lieu ? Dans certains territoires, elle a déjà commencé et couve même depuis de nombreuses années. Caussade, Sivens et d'autres projets de barrage ou de retenues d'eau, cristallisent les tensions. La ressource en eau se tarit et le changement climatique ne va pas arranger la situation. Le partage de la ressource est au cœur des débats. Dans quelles conditions les activités économiques peuvent-elles puiser dans les milieux ? La priorité à l'alimentation en eau potable est-elle respectée ? Les milieux peuvent-ils encore supporter les prélèvements ?

Déjà fragilisée économiquement, la ferme France ne se voit pas tenir sans eau. Elle préconise la construction rapide de nombreuses retenues d'eau pour puiser l'eau dans les nappes phréatiques et les rivières en hiver, lorsque l'eau est abondante, et l'utiliser l'été pour limiter les prélèvements dans les milieux. Mais cette solution est-elle viable écologiquement parlant ? Va-t-elle bien se substituer aux prélèvements d'été ? Comment calibrer ces retenues sans ouvrir les vannes à la surexploitation ? Quel rôle l'État peut-il jouer dans les arbitrages ?

Pour répondre à toutes ces questions, Florence Roussel a invité Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres, et André Bernard, président de la chambre d'agriculture du Vaucluse (FNSEA).

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Publié le 27 Novembre 2019

Lutte contre les inondations : quand les rivières reprennent leur cours

Face aux catastrophes à répétition, certaines collectivités entreprennent de rendre leur lit aux rivières.

France 2
 
 

À Saint-Rémy-lès-Chevreuse, dans les Yvelines, l'Yvette est un cours d'eau paisible, mais qui provoquait régulièrement des inondations en ville, comme en 2016 et 2018. Problème : depuis des siècles, l'Yvette a été détournée de son lit naturel dans un étroit canal en ligne droite. En cas de forte pluie, l'eau n'arrivait pas à s'y engouffrer et débordait en ville. La décision a été de rendre son cours naturel à la rivière, cinquante mètres en contrebas, avec un lit plus large et plus sinueux.

25 000 kilomètres à aménager d'ici à 2022

"La différence principale c'est que l'ancien cours d'eau c'était un canal d'alimentation de moulin donc l'eau dévalait la vallée le plus vite possible (...) alors qu'ici, l'eau monte, mais au lieu de dévaler vers l'aval, elle se perd dans la zone humide et ça permet de stocker l'eau", explique Yves Vandewalle, président du Parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse. En France, la restauration des cours d'eau est devenue une des priorités de l'État avec 25 000 kilomètres de rivière à aménager d'ici à 2022.

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