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Publié le 17 Mars 2019

NON au gaspillage de notre argent sur l'Arroux & le Ternin, pour quelques saumons !
 

Une enquête publique est en cours pour déterminer si la destruction du vannage de la vieille piscine sur le Ternin et le seuil sur l'Arroux auront des conséquences sur l'environnement, social, écologique, culturel et patrimonial. 

 Une dépense publique de plus d'1 million 5,minimum, pour permettre, si le réchauffement climatique cesse,  à 10 saumons et 2 anguilles de remonter jusqu'à Igornay. Les riverains n'ont pas été concertés. Personne ne leur a expliqué ce que la baisse du niveau d'eau allait provoquer sur leur propriété ou leur outil de travail.

La décision de détruire, n'est pas inscrite dans la loi européenne et française, alors pourquoi dépenser autant d'argent ?. L'Europe demande "une gestion équilibrée et durable de l'eau". En plein changement climatique quoi penser face à la destruction d'une retenue d'eau, quel stock perdons-nous ?

Les décideurs cassent une retenue d'eau en pleine sécheresse, sans anticiper le changement climatique. Nous devrons reconstruire ailleurs avec nos impôts....

Un potentiel hydroélectrique perdu et non estimé, en pleine transition énergétique.

Un moulin présent depuis le 16 ° ne va plus avoir d'eau à terme dans son bief, la structure du bâtiment va en pâtir, les risques n'ont pas été mesurés à leur juste valeur. Le bief va devenir une jachère alors que l'eau permettait un cadre agréable pour les touristes.

Une restauration écologique qui ne respecte pas le passage originel du Ternin qui passait sous le moulin.

Une biodiversité habituée à une retenue d'eau profonde détruite en faveur des saumons et anguilles utopiques. Discrimination positive inacceptable.

Plus d'1 millions 5 pour mettre aux oubliettes un lieu chargé d'Histoires, de vie de famille, de travail. Aménagé par les jeunes d'Autun dans les années 60 du lycée Bonaparte et Lycée militaire.

N'hésitez pas à donner votre avis sur :pref-proc-env@saone-et-loire.gouv.fr

Nous avons jusqu'à lundi 24, 17 heures !

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Rédigé par jojo

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Publié le 16 Mars 2019

 
L’association de défense des barrages du sud-Manche se pourvoit en cassation

La controverse se poursuit au sujet de la destruction du barrage de Vézins sur la Sélune. Peine perdue, malgré la forte expression démocratique locale. En effet, le rouleau compresseur de l’Etat sait que les recours ne sont pas suspensifs.
En clair : l’Etat détruit les ouvrages et le juge classe ensuite le dossier …c’est une constante.
Une procédure redoutablement efficace car rien n’a jamais été reconstruit à l’identique(1).
L’idée directrice serait de combler, avec les sédiments de Vézins, la retenue du barrage de la Roche qui Boit en aval pour nourrir l’argumentaire qu’il doit lui aussi être détruit?

Et après tout, il s’agit de l’intérêt général : gagner de l’espace sur les mers et océans(2), un axe stratégique majeur pour les petits pays riches.

.

La bonne méthodologie, c’est ici :   http://cedepa.fr/dce-2000/

Les vilains contestataires, c’est là : https://www.lamanchelibre.fr/actualite-675679-l-association-de-defense-des-barrages-du-sud-manche-se-pourvoit-en-cassation

 

(1) par réciprocité, les paysans ont eu 1000 fois raison de construire leur plan d'eau à Caussade.
(2) incohérences:  on se demande pourquoi la Baie du Mt St Michel a fait l’objet d'importants travaux à grands frais pour qu’elle soit à nouveau comblée ?

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Rédigé par jojo

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Publié le 16 Mars 2019

 
Agences de l’eau : actrices de l’échec à mi-parcours ?

Nous avons lu le compte rendu de la séance plénière du 28/11/2018 du Comité de Bassin. Pauvre, affligeant, consternant ; en clair, rien n’est imputable à l’Agence de l’eau Loire-Bretagne. Résultant de nombreuses hypothèses peu robustes pour tenter de justifier les échecs, freins et blocages : c’est pas nous… alors que l’Agence est en position hégémonique.
Les responsables sont tous les acteurs, voire les aléas externes (économiques), puis d’en appeler au recadrage et la fermeté de la doctrine administrative.

 

.
Nous estimons que :

• cette rhétorique de mi-parcours 2016-2021 aurait dû faire l’objet d’une exégèse exhaustive en 2010 au lieu d’un constat de carence en 2018,
• les hypothèses n’ayant pas permis l’atteinte des objectifs sont de pure complaisance délusoire et n'ont aucun fondement,

• le programme, assis sur des certitudes dogmatiques, appelle des études a posteriori. A l’aune des enjeux financiers, l’usager-payeur avait droit à l’inverse. L’environnement aussi.

• l’incapacité d’exposer les mauvais diagnostics ne permettra jamais de remettre en cause le mode de pensée qui les a engendrés(*).

 

La délibération n° 2018-19 illustre nos propos et le flou général: « considérant, après avoir pris connaissance du bilan intermédiaire du programme de mesures, que la priorité est la mise en œuvre du programme de mesures arrêté le 18 novembre 2015 par le préfet coordonnateur de bassin et non la définition de mesures nouvelles DÉCIDE : Article unique ; d’approuver la proposition de ne pas identifier de mesures supplémentaires pour pallier les difficultés et retards constatés ».

C’est assez abscons.
En gros : « c’est pas ma faute, j’ai fait ce que j’ai pu, excuse moi mon Dieu de ne pas avoir été à la hauteur des enjeux, mais j’y ai pourtant dépensé beaucoup d’argent».

 

Et on reprend les mêmes arguments pour le 11ème programme.

 

Et à mi-parcours du 11ème programme, nous aurons, sur un plateau d’argent public, le même compte-rendu.

 

Loire-Bretagne examen intermédiaire

 

(*) notamment sur les axes anti-pédagogiques des travaux financés ou non, les chantages inadmissibles à la subvention, stratégies à géométrie variable révolutionnant les critères d’éligibilité des dossiers qui conditionnaient les aides de l’Etat et de l’UE.
Les Agences ont restauré le fait du Prince, avec leur arrogance financière au service d’une idéologie.

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Rédigé par jojo

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Publié le 15 Mars 2019

Caussade : une retenue d'eau au cœur d'une bataille juridique mouvementée

Le Tribunal de Bordeaux a examiné le recours des agriculteurs qui ont construit la retenue d'eau de Caussade. Ces derniers contestent l'annulation de leur autorisation. Mais ce n'est qu'une étape dans une bataille juridique qui s'annonce longue.

Ce jeudi 14 mars, un nouvel épisode s'est joué concernant la retenue d'eau dite de Caussade. Si l'ouvrage est quasiment achevé sur le terrain, d'un point de vue juridique, il ne devrait pas exister. C'est sur ce point que le Tribunal administratif de Bordeaux est revenu aujourd'hui : il a examiné le recours des agriculteurs, à l'origine des travaux, concernant l'illégalité de ce chantier. Les ministères de l'Agriculture et de l'Environnement étaient intervenus, en septembre 2018, pour que le...
 

Après recherche voilà la suite

Actions en justice
Barrage de Caussade : un projet archaïque et surdimensionné

Cet été, la préfecture du Lot-et-Garonne a donné son feu vert à la construction d’un nouveau barrage d’irrigation en travers d'une rivière sur le bassin versant du Tolzac, affluent de la Garonne, à la plus grande surprise de France Nature Environnement, la fédération SEPANSO Aquitaine et la SEPANLOG 47. Ce projet coûteux et destructeur de biodiversité, qui ne constitue en rien une solution durable pour l’agriculture, avait pourtant reçu de nombreux avis défavorables. France Nature Environnement et la SEPANSO saisissent donc le tribunal administratif de Bordeaux.

Nouveau passage en force pour un projet de barrage illégal et destructeur

Après le drame de Sivens, l’Etat avait déclaré que tout nouveau projet de barrage ou de retenue d’eau devait s’inscrire au sein d’un projet de territoire, soit être co-construit avec l’ensemble des acteurs concernés, pour que les projets autorisés répondent réellement à l’intérêt général.

Mais le jeu de la démocratie et du respect de l’ensemble des usagers n’a une fois de plus pas été respecté. Nos associations territoriales déplorent un manque de courage politique de la préfète du Lot-et-Garonne qui, en dehors de tout projet de territoire et en contradiction totale avec les objectifs du SDAGE Adour Garonne, autorise une retenue surdimensionnée et des prélèvements supplémentaires dans un bassin versant déjà déficitaire.

Le projet de barrage de Caussade ressemble à s’y méprendre au projet de Sivens, tant il présente les mêmes irrégularités et les mêmes dommages environnementaux : destruction de plusieurs dizaines d’espèces protégées, destruction des zones humides, saccage d’un des derniers ruisseaux du secteur ayant conservé un état écologique remarquable… Pire, ce barrage est implanté sur un bassin versant où 728 plans d’eau existent déjà et perturbent le cycle naturel de l’eau, avec un risque – évident mais non étudié – de cumul d’impacts environnementaux et de concurrence entre usagers pour remplir leurs stockages.  Si ce projet voyait le jour, il provoquerait de façon certaine une détérioration de la qualité écologique des eaux.

Une action commune des associations pour l’intérêt général

Pour France Nature Environnement, la création de retenues d’eau à des fins d’irrigation agricole ne constitue en rien une solution sur le long terme : les autorisations et les financements publics de ces fausses bonnes solutions contraires à l’intérêt général doivent cesser. La création de nouveaux stockages d’eau ne doit être autorisée que sous certaines conditions, non respectées dans le cas du barrage de Caussade. Passer en force et imposer un barrage aussi nuisible aux milieux aquatiques — alors même que vient d’avoir lieu une mission nationale visant à évaluer et améliorer la mise en œuvre des projets de territoire — est inacceptable.

Sans les éléments techniques permettant d’élaborer pour chaque territoire une gestion plus préventive anticipant les changements climatiques, il n’est plus possible de construire un énième barrage pour irriguer des cultures non adaptées à la disponibilité réelle des ressources en eau. Une vraie réflexion doit avoir lieu pour changer de modèle agricole : il convient de rendre compatibles les cultures avec les ressources en eau disponibles. Ce n’est plus à la nature de s’adapter aux pratiques humaines, mais bien l’inverse !

C’est pourquoi un recours en annulation, doublé d’un référé suspension, vient d’être déposé par les fédérations environnementales France Nature Environnement et SEPANSO Aquitaine, auprès du tribunal administratif de Bordeaux, demandant la suspension et l’annulation de l’autorisation préfectorale de la création et de l'exploitation de la retenue d'eau collective « de Caussade ».

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Rédigé par jojo

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Publié le 14 Mars 2019

Souvenons nous du dévasage du Barage , du sérieux du travail ? ? et du passage de marché , peut étre un copinage toujours en action . Pour la suite espérons que les donneurs d'ordre = le pouvoir politique ( le gouvernement ) , aurons la sagesse de s'abstenir de poursuivre VU QUE LA JUSTICE N'A PAS DIT SON DERNIER MOT , surtout si toutes les garanties d'intègrité n'est pas assurée . cela fera 2 crimes

L’image contient peut-être : plein air
 
 

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Rédigé par jojo

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Publié le 14 Mars 2019

14 mars 19

AVEC LE BON SOUVENIR de....

 

BIZET

Jean BIZET...destructeur des barrages...!

Qui, dans la vallée de la Sélune, ne connaît pas ce Sénateur insipide du Teilleul lequel, sans relâche, depuis des années, oeuvre sous le manteau pour détruire ce que nos ancêtres ont construit. Hier, dans le quotidien Ouest France, il se vante à nouveau à propos des barrages, c'est le "clap de fin"...et cela avec une délectation sans égal. 

En fait, ce personnage bien connu pour ses controverses politiques est appelé à devenir l'effigie d'une image à ne jamais reproduire. C'est lui qui, au nom de l'Europe, a fait passer la fausse utilité d'arasement des barrages en instrumentalisant la nécessité absolue de rétablir une continuité écologique digne du "Pliocène". C'est encore lui qui a tenté de faire passer un texte sur ce même sujet lors de la Commission Paritaire Assemblée - Sénat, préparatrice des textes du Grenelle en 2008.C'est aussi lui, qui prétend défendre les agriculteurs, mais qui, dans le même temps, favorise les produits "Monsento" et la source "glyphosate", génératrice d'une agriculture que nos jeunes paysans dénoncent partout. C'est encore lui qui, en juillet 2017, a fait le forcing près des services de Nicolas HULOT, accompagné de M. GOUPIL, maire d'Isigny le Buat, et deux autres sommités, pour réclamer son dû pour les barrages en insistant sur la destruction immédiate des ouvrages qui lui donnent la nausée. En fait, la conséquence directe des inconséquences caractérisées trouve sa source dans les mensonges multiples qui sont à l'origine de cette affaire dont la France, hélas, est friande. Pourquoi s'interroger de l'émergence des gilets jaunes sur les rond points? En fait, ces populations, en retrait de toute convenance politicienne, se heurte mortellement contre des personnages politiciens qui n'ont que faire des droits à la parole des "manants"? 

Tout est dit. Mais ce petit peuple des "manants" attend autre chose qu'une gouvernance simpliste et insipide dont le seul attrait serait de leur demander de payer les "gaffes" comme cela se démontrera bientôt pour la démolition des deux ouvrages et de la renaturation de la vallée, dont le chiffre reste délibérément caché...et pour cause..! Sans "Père Noël, il n'y aurait plus de Noël". Heureusement qu'il existe encore des élus dans ce sud Manche pour démontrer que certains "parrains" de l'opération ont tort. J'en tiens pour preuve cette lettre signé par 120 élus locaux attachés à leurs lacs et à leur vie paisible, et qui ont parfaitement compris qu'il ne pêcheront pas le moindre saumon avant 20 ans. Tout çà pour çà..!

Monsieur BIZET nous dit (à la population) que les fonds ce sera Bruxelles, mais il oublie de nous dire que ceux-là viennent des chèquiers nationaux. Quand il nous dit que la démolition sera supportée par l'Agence de l'Eau, il oublie encore que les fonds de l'Agence proviennent des prélèvements sur nos factures d'eau ou encore des subsides de l'Etat (donc de nos impôts). Toutes ces finasseries lamentables, ajoutées les unes aux autres, ont permis cette révolte des petites gens qui ne pourront jamais s'associer à ce type de "casse". 

Alors, si nous devions requalifier l'intervention de Jean BIZET, ce serait pour lui dire "clap de fin pour vous M.le sénateur". 

Elodie CREPAUX

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Publié le 13 Mars 2019

L'association de défense des barrages du sud-Manche se pourvoit en cassation
L'association de défense des barrages du sud-Manche se pourvoit en cassation

Les travaux de déconstruction du barrage de Vezins (Manche) pourraient démarrer comme prévu début avril 2019. Et ce, avant que le dossier ne soit jugé sur le fond.

-
Le

L'association des Amis du Barrage a demandé à ce qu'un pourvoi en cassation soit formé devant le Conseil d'État contre l'ordonnance de rejet prononcé par le Tribunal administratif de Caen (Calvados). Pour l'heure, l'arasement du barrage de Vezins (Manche) n'est pas suspendu et les travaux pourraient débuter début avril.

Suite à l'ordonnance de rejet du tribunal administratif de Caen (Calvados), le mardi 5 mars 2019, portant sur la requête visant à suspendre l'exécution de l'arrêté du préfet de la Manche et donc l'arasement des barrages du sud-Manche, l'association des Amis du Barrage (ADB) a tenu un conseil d'administration lundi 11 mars 2019.

Sur le conseil de ses avocats, l'association, présidé par John Kaniowski, a "aussitôt demandé à ce qu'un pourvoi en cassation soit formé devant le Conseil d'État contre cette ordonnance de rejet. Notre conseil d'administration a entériné cette décision, à l'unanimité (...) Quelque chose me dit que ce pourvoi est aussi un moyen de dépayser le dossier. Peut-être que les pressions seront moins fortes à Paris qu'elles ne le sont en Basse-Normandie." Malgré ses multiples courriers, rappelons que John Kaniowski n'a toujours pas eu de réponse du ministre de la Transition écologique, François de Rugy. "Nous n'excluons pas des actions plus musclées en cas de mutisme prolongé", prévient-t-il.

 
"Ce pourvoi n'est pas suspensif",

"Malheureusement, ce pourvoi n'est pas suspensif", explique le président Kaniowski, déçu. "Pendant toute la durée de cette audience d'une bonne heure et demie le jeudi 28 février 2019, ce même (et unique) juge nous avait semblé à l'écoute, très attentif, sachant poser les bonnes questions. Il s'était même réservé la possibilité de 'réaudiencer l'affaire', compte-tenu de la complexité du dossier. Ce qui ne l'a pas empêché de rejeter aussitôt notre requête, sans autre forme de procès. Surprenant." Les travaux de déconstruction pourraient, de ce fait, démarrer comme prévu début avril.

Combatifs, les membres de l'association entendent bien ne pas en rester là. "Nous avons bien sûr décidé de maintenir notre requête sur le fond. Elle sera examinée dans un délai d'environ neuf mois par le tribunal administratif de Caen. Ce qui laisse largement le temps de pratiquer des dommages irréversibles au barrage et aux structures attenantes." Il ne leur reste donc plus qu'à espérer, sans trop y croire néanmoins, que le préfet de la Manche attende l'audience au fond avant de lancer le chantier de déconstruction.

"Ce dossier est très politique et très politisé"

Quoi qu'il en soit, John Kaniowski indique que les ADB "doivent rester mobilisés pour nous opposer à toute mesure qui viendrait contredire le cours normal de la justice (...) Ce dossier est très politique et très politisé. D'énormes pressions de puissants lobbies tentent de faire en sorte que tout ce qui pourrait contrevenir à l'exécution d'un arrêté de démolition des barrages de la Sélune soit balayé." Il conclut : "Nous combattrons la décision de supprimer les barrages et les lacs de la Sélune par tous les moyens légaux dont nous disposerons, et jusqu'à épuisement de tous les recours possibles."

 

 

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Rédigé par jojo

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Publié le 13 Mars 2019

La pollution responsable d'un quart des morts prématurées et des maladies dans le monde
L'aciérie Ilva, reprise par ArcelorMittal en Italie depuis janvier, est réputée comme l'usine la plus polluante d'Europe.
L'aciérie Ilva, reprise par ArcelorMittal en Italie depuis janvier, est réputée comme l'usine la plus polluante d'Europe. | ARCHIVES OUEST-FRANCE/THIERRY CREUX
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Selon l'ONU, un quart des morts prématurées et des maladies à travers le monde sont liées aux pollutions et aux atteintes à l’environnement causées par l’Homme.

La mise en garde vient de l'ONU, ce mercredi 13 mars, dans un rapport sur l’état de la planète : un quart des morts prématurées et des maladies à travers le monde sont liées aux pollutions et aux atteintes à l’environnement causées par l’homme.

 
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Les émissions responsables de la pollution de l’air, les produits chimiques contaminant l’eau potable et la destruction accélérée des écosystèmes nécessaires à la survie de milliards de personnes causent une sorte d’épidémie mondiale qui entrave également l’économie, souligne le texte.

Ce rapport sur l’environnement mondial (Global Environment Outlook, GEO), sur lequel ont travaillé 250 scientifiques de 70 pays pendant six ans, souligne également un fossé grandissant entre pays riches et pays pauvres : surconsommation, pollutions et gaspillage alimentaire au Nord précipitent famine, pauvreté et maladies au Sud. Et alors que les émissions de gaz à effet de serre continuent à augmenter, les dérèglements climatiques, comme les sécheresses ou les tempêtes, risquent de s’ajouter au fardeau de milliards de personnes.

9 millions de morts

Dans ce domaine, l’Accord de Paris de 2015 vise à limiter le réchauffement à +2 °C, voire 1,5 °C, par rapport à l’ère pré-industrielle. Mais les impacts sanitaires des pollutions, de la déforestation et d’une chaîne alimentaire industrialisée sont moins bien connus, et il n’existe aucun accord international sur l’environnement équivalent à celui de Paris sur le climat.

Le rapport GEO publié mercredi, qui utilise des centaines de sources de données pour calculer l’impact de l’environnement sur une centaine de maladies, compile une série d’urgences sanitaires liées aux pollutions de toutes sortes.

 

 

Des conditions environnementales « médiocres » sont responsables « d’environ 25 % des morts et maladies mondiales », selon le texte, qui parle d’environ 9 millions de morts liées aux pollutions environnementales en 2015.

Faute d’accès à l’eau potable, 1,4 million de personnes meurent chaque année de maladies évitables comme des diarrhées ou des parasites liés à des eaux contaminées.

 

Les produits chimiques évacués en mer provoquent des effets négatifs sur la santé « potentiellement sur plusieurs générations », et 3,2 milliards de personnes vivent sur des terres dégradées par l’agriculture intensive ou la déforestation.

Le rapport estime aussi que la pollution de l’air cause 6 à 7 millions de morts prématurées chaque année.

Quant à l’utilisation débridée d’antibiotiques dans la production alimentaire, elle risque d’entraîner la naissance de bactéries super-résistantes qui pourraient devenir la première cause de morts prématurées d’ici le milieu du siècle.

« Des actions urgentes sont nécessaires »

« Des actions urgentes et d’une ampleur sans précédent sont nécessaires pour arrêter et inverser la situation », indique le résumé à l’attention des décideurs qui accompagne le rapport.

Sans une réorganisation de l’économie mondiale vers une production plus durable, le concept de croissance pourrait devenir vide de sens face aux morts et aux coûts des traitements, estiment les auteurs. « Le message central est que si vous avez une planète en bonne santé, elle soutient non seulement la croissance mondiale mais aussi la vie des plus pauvres qui dépendent d’un air pur et d’une eau propre », indique à Joyeeta Gupta, co-présidente du GEO. « À l’inverse, un système en mauvaise santé cause des dégâts immenses aux vies humaines. »

 

 

Réduire CO2, pesticides, gaspillage alimentaire…

Le rapport note toutefois que la situation n’est pas irrémédiable, appelant notamment à la baisse des émissions de CO2 et de l’utilisation des pesticides.

Le gaspillage alimentaire pourrait également être réduit, alors que le monde jette aux ordures un tiers de la nourriture produite (56 % dans les pays les plus riches). « Tout le monde dit que d’ici 2050 nous devrons nourrir 10 milliards de personnes, mais cela ne veut pas dire que nous devons doubler la production », insiste Joyeeta Gupta, plaidant notamment pour une baisse de l’élevage. Mais cela « entraînerait un changement des modes de vie », reconnaît-elle.

La publication de ce rapport pendant l'Assemblée générale du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) à Nairobi devrait alimenter le débat sur la question de la responsabilité des dommages causés à la Terre.Selon des sources proches des négociations, certains pays riches, États-Unis en tête, menacent de ne pas « accueillir favorablement » le rapport, un mauvais signe dans l’espoir d’un éventuel futur accord sur la réduction des gaspillages, de la surconsommation et des pollutions.

Mais petits ou grands, les pays auront à s’adapter à la réalité de leur environnement, souligne Gupta. « Si on regarde l’eau douce, c’est plus ou moins (un volume) fixe », note-t-elle par exemple. « Vous devrez finir par partager. C’est un discours que beaucoup de pays développés n’aiment pas ».

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Publié le 13 Mars 2019

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Publié le 13 Mars 2019

 

Bonjour,

Le Conseil d'administration de l’association Les Amis du Barrage s'est réuni hier soir. Nous avons fait un point sur la situation et nos actions à venir.

Le juge des référés a rendu le 5 courant une ordonnance de rejet contre notre requête visant à suspendre l'exécution de l'arrêté du préfet de la Manche portant sur la démolition du barrage de Vezins et de l'ensemble de ses structures.

Pendant toute la durée de cette audience d'une bonne heure et demie le 28 Février, ce même (et unique) juge nous avait semblé à l'écoute, très attentif, sachant poser les bonnes questions. Il s'était même réservé la possibilité de "réaudiencer l'affaire", compte tenu de la complexité du dossier.  Ce qui ne l'a pas empêché de rejeter aussitôt notre requête, sans autre "forme de procès". Surprenant.

Sur le conseil de nos avocats, j’ai aussitôt demandé à ce qu’un pourvoi en cassation soit formé devant le Conseil d’État contre cette ordonnance de rejet. Notre Conseil d’administration a entériné cette décision, à l’unanimité. Malheureusement, ce pourvoi n’est pas suspensif.

Nous avons bien sûr décidé de maintenir notre requête sur le fond. Elle sera examinée dans un délai d’environ neuf mois par le Tribunal administratif de Caen. Ce qui laisse largement le temps de pratiquer des dommages irréversibles au barrage et aux structures attenantes.

Nous devons rester mobilisés pour nous opposer à toute mesure qui viendrait contredire le cours normal de la justice.

Ce dossier est très politique et très politisé. D’énormes pressions de puissants lobbies tentent de faire en sorte que tout ce qui pourrait contrevenir à l’exécution d’un arrêté de démolition des barrages de la Sélune soit balayé.                                                                  

Quelque chose me dit que ce pourvoi est aussi un moyen de « dépayser le dossier ». Peut-être que les pressions seront moins fortes à Paris qu’elles ne le sont en Basse-Normandie.

Mais à Paris, il y a aussi un ministre de la Transition écologique qui nous ignore. Et bon nombre de représentants des lobbies en question ont leurs ronds de serviette au 246 du Boulevard Saint Germain.

Le fait de mener des actions en justice n’exclut pas de continuer sur le terrain politique.

Nous avons adressé de nombreux courriers aux ministres Hulot et de Rugy. Monsieur Hulot nous a fait répondre (01/18) par sa « cheffe » de cabinet qu’il transmettait notre invitation à venir rencontrer la population locale… au Préfet de la Manche.

Seules nos lettres au Président de la République ont à chaque fois fait l’objet d’une réponse signée du Chef de cabinet, toujours la même : « Monsieur Macron vous remercie (…) il m’a chargé de transmettre à Mr de Rugy qui vous tiendra directement informé (…) » Notre Député B Sorre lui a également remis en mains propres une demande de rendez-vous de ma part. Restée lettre morte.

Les ADB ont adressé des dizaines de courriers à tous les présidents et ministres qui se sont succédé depuis 2010. Tous les présidents et tous les ministres nous ont répondu. Et nous avons eu parfois des échanges épistolaires fournis avec certains ministres de l’Écologie, comme par exemple Madame Kościusko-Morizet.                                                                                                                                             Le seul qui n’ait jamais daigné nous répondre est Monsieur de Rugy. Ce qui traduit à la perfection toute la considération que notre ruralité lui inspire. Ce mépris est très mal ressenti, à la fois par nos adhérents et par beaucoup d’élus locaux dont la grande majorité nous soutient.

Nous avons décidé de lui envoyer une demande un peu plus ferme, en lui rappelant les engagements de dialogue franc pris par le gouvernement auquel il appartient et auxquels il se soustrait. Nous n’excluons pas des actions plus musclées en cas de mutisme prolongé.

Comme vous pouvez le constater, notre détermination est intacte et inébranlable. Les ADB, comme l’immense majorité de la population locale et de ses élus, considèrent que la décision de supprimer les barrages et les lacs de la Sélune est inepte et largement prématurée. C’est pourquoi nous la combattrons par tous les moyens légaux dont nous disposerons, et jusqu’à épuisement de tous les recours possibles.

Bien à vous,

John KANIOWSKY

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