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Publié le 21 Janvier 2019

Bonjour à tous,

Nos avocats déposeront nos recours ce début de semaine auprès du Tribunal administratif de Caen.

-       Un référé-suspension visant à obtenir la suspension des opérations de démantèlement du barrage de Vezins qui devraient intervenir dès le mois d’Avril.

-       Un recours de plein contentieux contre l’arrêté « complémentaire » du préfet de la Manche portant sur la démolition du barrage de Vezins.

-       Un autre recours de plein contentieux contre l’arrêté « complémentaire » du préfet de la Manche portant sur la démolition du barrage de la Roche-qui-Boit.

 

Une modification des statuts de notre association s’impose pour pouvoir poursuive sereinement nos actions en justice.

C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de convoquer une

Assemblée Générale extraordinaire le 12 FEVRIER PROCHAIN 20H30 à la salle communale des BIARDS

ORDRE DU JOUR :

-       Un point sur le dossier et ses derniers développements

-       Nos dernières actions

-       Modification des statuts

-       Questions diverses.

 

Je vous espère nombreux et déterminés.

Bien à vous,

John KANIOWSKY

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Publié le 18 Janvier 2019

Traitement de l'eau : le groupe Sources vise à se diversifier

Le groupe Sources, spécialiste de la conception et construction d'usines de traitement de l'eau a opté pour une opération de LBO primaire pour permettre son développement. Celle-ci est une opération d'acquisition financée par un recours à l'endettement.

"Je suis ravi de cette opération. Elle permet au groupe Sources de sécuriser et d'accélérer son développement, a indiqué Patrick Billette, président de Sources. Les 10 managers clés de la société sont maintenant pleinement associés au capital aux côtés de Turenne Capital, notre investisseur leader, Isatis Capital, investisseur historique, et Bpifrance, nouvel investisseur bien identifié par nos donneurs d'ordre publics".

Grâce à cette opération, le groupe ambitionne de poursuivre sa croissance par l'intensification du maillage territorial, le renforcement des pôles régionaux existants et la diversification de l'activité en France et à l'étranger. Il souhaite également entendre son activité au traitement des eaux industrielles ou encore la co-méthanisation des boues et des déchets, et la mise en œuvre d'une offre d'exploitation des stations de traitement des eaux.

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Publié le 18 Janvier 2019

 
Nous cherchons le vaccin pour combattre le virus de la désinformation

"l’argent de l’Agence de l’eau va se mériter". Quelle outrecuidance ! L’Agence de l’eau mérite-t-elle l’argent que chaque usager lui verse ? Ses échecs devraient la rappeler à plus de modestie, car le bilan, de ses propres aveux à la presse, n’est pas glorieux. Einstein doutait que la résolution des problèmes puisse venir de ceux qui les avaient engendrés. Si l’agence de l’eau n’est pas à l’origine des pollutions, elle est bien responsable du choix des procédures et actions pour la résorber.

 

De bons vœux récurrents sans effets en 2019

•« réduire les produits phytosanitaires ». Que disent les statistiques de vente de produits phyto en France ? Ne sont-ils pas en augmentation constante ? La France n’est-elle pas championne d’Europe ? Est-ce honnête de prétendre depuis 10 ans "une réduction" s’il y a "augmentation" ?

 

Le « bon état 2015 »
Nous n’avons pas oublié depuis ~2010 les arguments comminatoires pour culpabiliser les propriétaires d’ouvrages : leur absence d’enthousiasme à détruire leurs ouvrages ne permettrait pas l’atteinte du bon état ! Et voilà enfin le volet « pollutions » un peu plus évoqué.

« La lutte contre les pollutions et pour la qualité des eaux va concentrer près d’un milliard d’aides pour moderniser des stations d’assainissement ».

Question : la situation est souvent calamiteuse. Pourquoi n’ont elles pas toutes été traitées en priorité, si ce n’est par un autre choix de priorisation des dépenses ?

 

Infox virale

« L’effacement d’un plan d’eau a permis au ruisseau de retrouver sa continuité écologique ». La belle affaire qu'un ruisseau des Mauges recouvre un fonctionnement "plus naturel". Qui chiffre le gain à l’aune des dépenses ?


• « Dans une entreprise de mécanique de précision l’atelier de traitement de surface a mis en place un système d’évaporation pour traquer les micropolluants. Les effluents sont recyclés ». Parfait !
Question : avec l’argent jeté dans le ruisseau des Mauges, les effluents d’une entreprise supplémentaire ne pouvaient-ils pas être traités ?
Le sujet de fond: la hiérarchisation des axes prioritaires n’est-elle pas à reconsidérer au visa des bilans par rapport aux besoins ?
Pour être clair : l’agence place de façon délusoire au même niveau la prétendue valorisation par la presse d’une destruction d’ouvrage, peut-être favorable aux poissons d’élevage introduits dans les cours d’eau (exemple du barrage à Saint-Junien -87- sur la Glane pour 1,5M€) et le traitement des pollutions.

 

Gestion qualitative et quantitative de l’eau

Le bon état, focalisé sur l’écologie, nécessite une eau en « quantité et qualité suffisantes».

Questions :

• Marteler à tous crins le « mauvais état écologique » (estimé à vue, sans une once de science), n’est-il pas un argument indispensable pour tenter de justifier la destruction des ouvrages ?
• Quels sont les résultats du « bon état chimique » ?

• La destruction des plans d’eau augmente-t-elle ou diminue-t-elle la quantité d’eau disponible ?

• Nous n’avons pas connaissance des prospectives permettant de dériver et retenir l’eau utile, au lieu de laisser 100 milliards de m3 s’écouler vers l’océan…puis déplorer la sécheresse et le changement climatique.

 

Depuis la LEMA 2006, nous observons les mêmes arguments attachés aux mêmes diagnostics, ceux qui n’ont précisément pas permis d’atteindre le « bon état 2015 ». Des dépenses lourdes, sans discerner les bonnes actions et les mauvaises cibles. L’Agence de l’eau garde tout, et avec la même logorrhée, ressert les plats aux nouveaux administrateurs, pour atteindre cette fois l’objectif 2021.
En, 2022, les mêmes causes produisant les mêmes effets, l’Agence aura 2027 dans le viseur… et ainsi de suite.
Seuls les particuliers ont une obligation de résultat au regard de l’administration, pas les administrations au regard de l’usager-payeur.

 

 

Eau : quand la qualité ne coule pas de source

Édith GESLIN.

Publié le 17/01/2019 

Le 11e programme de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne fixe les enjeux prioritaires pour les six ans qui viennent : reconquête de la qualité, lutte contre la pollution, adaptation au changement climatique. Avec 2,27 milliards d’euros pour accompagner des projets…

Le contexte : une situation très dégradée

Comment concilier économie, agriculture, respect de la biodiversité, qualité de l’eau, solidarité entre les territoires, réchauffement climatique ?… Un casse-tête que le programme 2019-2024 de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne prend à bras-le-corps en concentrant ses efforts sur deux piliers : la reconquête de la qualité de l’eau et la solidarité entre territoires, urbains et ruraux.

L’étau se resserre en Pays de la Loire où la situation est particulièrement dégradée. Entre 9 % et 11 % des cours d’eau, seulement, y sont considérés comme « en bon état écologique  »(1), alors que l’objectif français pour répondre à une recommandation européenne est de 37 % en 2021. En Vendée, seulement 1 % des masses d’eau sont conformes et 2 % en Loire-Atlantique.

La question de la quantité de ressource est posée avec l’augmentation de la population régionale et le besoin généré par l’afflux de touristes. L’évolution du climat fait aussi son œuvre : « Il y a dix ans, un dixième du territoire connaissait un épisode de sécheresse, aujourd’hui un tiers est concerné chaque année », souligne Thierry Burlot, président du comité de bassin. « Il y a urgence à y aller », renchérit Laurent Gérault, président des commissions programme, conseiller régional des Pays de la Loire.

Le nouveau programme : 2,27 milliards

« L’eau va devenir une denrée rare et l’argent de l’Agence de l’eau va se mériter  », insiste son directeur, Martin Guitton. Le 11e programme met sur la table 2,27 milliards. Les investissements seront soutenus à hauteur de 335 millions par an dans l’ensemble du bassin Loire-Bretagne, malgré une baisse annuelle de 60 millions.

La lutte contre les pollutions et pour la qualité des eaux va concentrer près d’un milliard d’aides pour moderniser des stations d’assainissement, améliorer les réseaux, réduire les produits phytosanitaires, mettre en place des technologies propres… Pour la préservation de la biodiversité et la restauration des milieux aquatiques, 300 millions sont prévus. Un peu plus de 150 millions iront au partage de la ressource et à l’adaptation au changement climatique.

L’Agence de l’eau perçoit une redevance de tous les usagers : particuliers, entreprises, agriculteurs, collectivités. Pour les ménages, la fiscalité devrait baisser dans les six ans qui viennent, le taux au mètre cube perdant trois centimes d’euros.

Des projets, une logique de territoire

Bernadette Doret, la directrice de la délégation Maine-Loire-Océan (le territoire régional), le rappelle, « le 10programme a accompagné 1 600 projets ». Des exemples ? L’effacement du plan d’eau du Pinteau à Chaudron-en-Mauges (Maine-et-Loire) a permis au ruisseau du Pinoux de retrouver sa continuité écologique, un fonctionnement plus naturel. Ces travaux vont être finalisés en 2019. Dans l’entreprise de mécanique de précision Halgand, à Saint-Brevin-les-Pins, l’atelier de traitement de surface a mis en place un système d’évaporation pour traquer les micropolluants. Aujourd’hui, tous les effluents sont recyclés.

Alors que la Région Pays de la Loire souhaite prendre la main sur le sujet « eau », Laurent Gérault l’assure : « On est dans une logique de territoire et d’effort partagé avec ceux qui ont une moindre capacité d’investissement. »

Un chiffre : 13

En millions, le nombre d’habitants du bassin Loire-Bretagne qui s’étend des sources de la Loire à son estuaire et jusqu’à la pointe du Finistère. Un bassin qui couvre 28 % du territoire métropolitain, plus de 7 000 communes et 36 départements. Ainsi qu’un littoral de 2 600 km, soit 40 % du littoral métropolitain.

(1)  Une eau en quantité et qualité suffisantes pour les écosystèmes et la vie aquatique.

 

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/eau-quand-la-qualite-ne-coule-pas-de-source-6178805

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Publié le 17 Janvier 2019

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Publié le 16 Janvier 2019

Grand débat national. Sud-Manche : Les Amis du barrage se manifestent
Le président des Amis du barrage est bien décidé à se faire entendre du président de la République.
Le président des Amis du barrage est bien décidé à se faire entendre du président de la République. | OUEST-FRANCE
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Le Grand débat national s’ouvre ce mardi 15 janvier 2019 dans l’Eure. Les Amis du barrage entendent bien profiter de l’occasion.

John Kaniowsky, président des Amis du barrage, cette association qui se bat pour conserver en l’état et en état de marche les deux barrages hydroélectriques du Sud-Manche, Vezins et la Roche-qui-Boit, a profité du lancement, mardi 15 janvier 2019, du Grand débat national à Grand-Bourgtheroulde (Eure), pour se rappeler au bon souvenir du président de la République. En lui remettant un courrier pour rappeler «  la correspondance du 20 septembre que nous avons reçue du chef de cabinet de la présidence de la République, faisant suite à l’envoi de plusieurs courriers destinés à vous-même, au Premier ministre et à M. de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire ».

« Aucun effet concret »

Ce courrier, rappelle le président des Amis du barrage, «  nous assure que le chef de l’État est à l’écoute de nos inquiétudes concernant la destruction des barrages de la Sélune et qu’il a informé M. de Rugy de nos préoccupations pour qu’il procède à un examen diligent de notre intervention ».

Or, à ce jour, « ces échanges épistolaires n’ont été suivis d’aucun effet concret, mis à part la parution de deux arrêtés préfectoraux ordonnant la « déconstruction » des deux ouvrages, confirmant ainsi une décision inepte prise sans aucune concertation ».

Le président des Amis du barrage demande à Emmanuel Macron de «  bien vouloir faire en sorte qu’un dialogue franc soit enfin établi avec les citoyens et que nous soyons reçus par M. de Rugy ou un de ses proches collaborateurs ».

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Publié le 16 Janvier 2019

Manche : les doléances des Amis du Barrage transmises à Emmanuel Macron
Manche : les doléances des Amis du Barrage transmises à Emmanuel Macron

Le démantèlement du barrage de Vezins - 278 mètres de long et 36 mètres de haut - est prévu à partir du printemps 2019.

- RZ
Le

L'association Les Amis du Barrage réclame désormais "un dialogue franc avec les citoyens" du sud-Manche et être reçue par le ministre de l'Ecologie.

A l'occasion de l'ouverture du grand débat national à Grand-Bourgtheroulde (Eure), lors du lancement de la tournée d'Emmanuel Macron, mardi 15 janvier 2019, les Amis du Barrage (ADB) lèvent le voile sur leurs doléance transmises au chef de l'Etat. John Kaniowsky, président de ladite association, rappelle les correspondances entre le chef de cabinet de la présidence de la République, les différents ministères, l'Elysée et les ADB.

"Aucun effet concret"

Sauf qu'à ce jour, et malgré "l'écoute de nos inquiétudes concernant la destruction des barrages de la Sélune", ces échanges "épistolaires n'ont été suivis d'aucun effet concret, mis à part la parution de deux arrêtés préfectoraux ordonnant la déconstruction des deux ouvrages, confirmant ainsi une décision inepte prise sans aucune concertation". Le président des ADB invite donc en cette période de grande réflexion et de débats de "bien vouloir faire en sorte qu'un dialogue franc soit enfin établi avec les citoyens et que nous soyons reçus par Monsieur de Rugy - ministre de la Transition écologique et solidaire - ou un de ses proches collaborateurs".

 

 

 

 
 

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Publié le 16 Janvier 2019

Grand débat national : étangs et moulins auront-ils un jour voix au chapitre ?

Battage médiatique sur le grand débat national. Aucune question n’est interdite lors de cette grande consultation. Seules les réponses sont prédéfinies : « nous ne reviendrons pas sur les mesures qui ont été prises ». Point.
C’est l'art de beaucoup s’agiter en 2019 avec l’intention de ne strictement rien changer.
Le volet citoyen serait donc déjà clos.

Qu’en est-il pour le volet "code de l’environnement"?

A la différence du citoyen lambda, les propriétaires d’étangs et de moulins ne vocifèrent pas sur tous les sujets.

Ils s’insurgent sur l’interprétation, les tentatives de neutralisation, la déformation de quelques articles du code de l’environnement par l’administration elle-même.
Et cela dure depuis 10 ans.

Cherchez les responsables et quel profit pourrait en tirer l’environnement ? Quel est le mobile ?
Les propriétaires exploitants d’ouvrages hydrauliques sont légitimes dans leurs propos, d’ailleurs parfaitement résumés par Vanick BERBERIAN président de l’AMRF (Association des maires ruraux de France) il y a quelques jours sur France Inter : « ce ne sont plus les élus qui commandent, ce sont les administrations centrales ; il faut que nous reprenions les rênes… ».

Effectivement, une doctrine univoque portée par une poignée de hauts fonctionnaires a subitement sabordé les relations avec l’administration, annihilant une longue période de regain de confiance en leur administration que recouvraient les propriétaires.
Situation très dommageable vis-à-vis de l’intérêt général.

Les services  déconcertés  déconcentrés ont été irrigués par des consignes toujours "à charge", bafouant entre autres l’art L.110-1 CE.
Certains, assez dubitatifs, font la part des choses dans une démarche pragmatique. D’autres, ayant mal lu le code ou pire relisant la loi, dérivent dans les excès : abus de droit et de pouvoir, erreurs d’appréciations, exigences infondées...
Les nombreux courriers souvent ubuesques en témoignent.
Les actions contentieuses se multiplient.

Nous espérions naïvement le "bon état administratif 2015". Nous n’attendrons pas le "bon état 2021, voire 2027": les circulaires et notes diverses, non datées non signées, qui créent la zizanie: ça suffit!
Nous avons droit à l'application de la loi tout de suite.

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Rédigé par jojo

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Publié le 16 Janvier 2019

Plan d’eau: estimation de la valeur vénale.

L’étang de Peyrelevade(19) à la casse valait une fortune. Nous suggérons une méthode expertale d’estimation d’un plan d’eau public au visa d’un bilan financier exhaustif : quel est son prix de revient actualisé? Nous écartons d’emblée les sophismes divers: « l’étang est subventionné donc l’étang n’est pas cher ».
Ces considérations ne répondent ni à l’expertise, ni à la friction du marché immobilier.

 

En dessous de Peyrelevade (termes de la carte postale) il n’y avait rien. Après, il n’y aura rien de plus… hormis les perspectives de dépenses pour renaturer la nature.

 

Entre temps, depuis 1974, il y a eu les multiples services rendus par le plan d’eau (social, touristique…) à porter à son crédit.

 

Nous dénonçons encore  les incohérences fondamentales et les idées reçues d’un mode de pensée biaisé, qui ne résisterait à aucun état des lieux mémoriel (s’il était reconstitué) et encore moins à un bilan financier (s’il était requis) mais qui président pourtant à sa destruction sans aucune analyse multicritères.
Rien de tel : la mémoire est courte et l’argent public est réputé gratuit.

Nous ne prétendons pas que toutes les vallées de France auraient dû être noyées. Certaines l’ont été selon des considérations à respecter, à analyser, pas à contester dogmatiquement a posteriori.

 

Très accessoirement à Peyrelevade et ailleurs, l’acceptation sociale de la destruction ne semble pas acquise. Peu importe la démocratie participative : le maître d’ouvrage outrepasse et  valorisera le projet en s’émouvant que le cours d’eau s’écoule à nouveau dans le fond du vallon !

 

Des arguments perdant/perdant

 

1) le retour des truites sauvages => un vieux mythe dans les esprits.
Les truites "sauvages" ont toutes été récoltées par une ponction "jusqu’à la dernière" par la pêche de loisir. Les peuplements piscicoles originels sont disparus par l’acte de pêche depuis les 30 glorieuses.
Depuis 1970, toutes les truites proviennent d’élevages piscicoles.
L’argument est donc chimérique, infondé, délusoire mais servi à toutes les sauces…colporté, martelé pour en faire une "vraie vérité" aux fins de lever encore d’autres financements.

 

2) le prétendu réchauffement de l’eau.
sur un chapelet d’étangs (comme il en existe),  est-ce que la température en aval atteint 150°celsius ?

 

3) une défaillance de l’ACA (Analyse coût avantage).
Selon l’article, une passe à poissons aurait été édifiée en 2004, peut-être étudiée par l’administration, certainement construite sur argent public, puis validée par l’administration ?
Elle serait, comme bien d’autres, inopérante ?  Un constat d’échec habituel.

 

La valeur vénale actuelle

La valeur vénale de l’étang de Peyrelevade peut être estimée dans une fourchette de 250 000 à 270 000€.

Nonobstant  toutes les dépenses publiques depuis 1974 (un puits sans fond et probablement sans mémoire) ne permettant pas d’estimer à son juste prix la valeur de l’étang à son prix de revient, valeur aléatoire à laquelle il convient encore d’ajouter 300 000€ de travaux de destruction et très accessoirement les substantielles dépenses futures.
Hormis la Cour des Comptes, qui aurait pu suggérer ce cumul ?

 

Seule la puissance publique peut s’autoriser un tel business perdant/perdant sur tous les plans.

 

 

 

 

 

Environnement

Pourquoi le plan d'eau de Peyrelevade (Corrèze) est-il en train de disparaître ?

Publié le 11/01/2019

 

Depuis l’automne 2018, le lac de Peyrelevade, sur le plateau de Millevaches, ne retient plus vraiment les eaux de la Vienne. Des travaux devraient supprimer la digue et favoriser le retour des truites sauvages dans ce secteur.

Un aménagement qui n'est plus aux normes

S'il a fait les beaux jours du camping de Peyrelevade et des amateurs de promenade, ce plan d'eau de 11 hectares, créé en 1974, ne répond plus aux contraintes règlementaires qui, d'année en année, se sont durcies pour ce genre d'aménagement. Des travaux ont bien eu lieu en 2004, mais la passe à poissons, par exemple, ne joue pas son rôle.

En parallèle, les partenaires de la commune sur ce dossier (Fédération de pêche, Parc naturel régional Millevaches et Agence de l'eau Adour Garonne) ont modifié leurs priorités et leurs engagements financiers. Les retenues d'eau artificielles n'y ont plus vraiment la cote.

Un impact sur l'environnement

Outre les impacts classiques, comme le réchauffement de l'eau de la rivière, sa forte évaporation, le plan d'eau de Peyrelevade constitue un verrou pour accéder à un joyau halieutique. En amont de cet aménagement, se trouve 30 % de la population de truites sauvages de la Corrèze. Le lac les empêche de migrer.

Leur retour sur ce secteur permettrait aussi de favoriser la présence des moules perlières, une espèce protégée, mais aussi des vairons, des loches… et de toute une biodiversité liée à la présence d’une future zone humide (par exemple pour les oiseaux).

Débarassé de la digue, de ses aménagements en béton, le site permettrait à la Vienne de retrouver un cours naturel, sans doute au milieu de prairies gérées par le Conservatoire des espaces naturels du Limousin.

Des bénéfices écologiques à valoriser

Le retour des truites sauvages dans cette partie du bassin de la Vienne, dont la restauration est une priorité régionale, pourrait à moyen terme, attirer les amateurs et le tourisme de pêche. 

La fédération départementale y est favorable et participe à cette opération. Elle ne veut pas oublier les amateurs de pêche en étang. Avec l'aide de la mairie, ils seront dirigés vers le lac de Chammet, à cheval sur Peyrelevade et Faux-la-Montagne (Creuse).

300.000 € de travaux

Avant que le plan d'eau ne cède sa place à une zone naturelle, l'homme va devoir intervenir. Un programme de travaux de 300.000 € pourrait démarrer au printemps 2019 pour détruire la digue, construire un 2e bassin de décantation afin de limiter le départ des sédiments... L'agence de l'eau doit payer 70 % de la somme ; des fonds européens sont sollicités pour le reste.

 

La commune de Peyrelevade n'aurait rien à payer, une opportunité qui va peut-être permettre aux habitants de mieux accepter la disparition d'un plan d'eau qui faisait partie du paysage et pour lequel, ils avaient un réel attachement.

Eric Porte

 

https://www.lamontagne.fr/peyrelevade/environnement/correze/2019/01/11/pourquoi-le-plan-d-eau-de-peyrelevade-correze-est-il-en-train-de-disparaitre_13104005.html#refresh

 

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Publié le 14 Janvier 2019

VIDEO. Australie: Près d'un million de poissons d'eau douce retrouvés morts

SECHERESSE Le gouvernement a attribué l'hécatombe à la sécheresse, défendant certaines politiques qui, selon les riverains, ont généré la pollution et la baisse des niveaux des cours d'eau...

20 Minutes avec AFP

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Illustration de poissons morts dans une rivière.
Illustration de poissons morts dans une rivière. — RAYMOND ROIG / AFP

Près d’un million de poissons morts flottent désormais dans les eaux des fleuves du Sud-Est de l'Australie. Alors que le gouvernement du pays estime que l’hécatombe est liée à la sécheresse, des universitaires, eux, ont mis en cause la mauvaise gestion des cours d’eau.

 

Si les autorités ont évalué le premier bilan à plusieurs centaines de milliers de poissons morts, le chiffre du million pourrait même être déjà dépassé. De son côté, le gouvernement de l’Etat de Nouvelle-Galles du Sud redoute une aggravation de la crise, avec une nouvelle hausse des températures annoncées cette semaine.

« Un désastre écologique »

Outre la sécheresse, la baisse du niveau des cours d’eau et la montée des températures pourrait avoir aussi favorisé la propagation d’une algue qui priverait les poissons d’oxygène et libérerait des toxines. « Nous nous attendons à voir davantage de poissons morts dans certains secteurs de l’extrême-ouest (de l’Etat de Nouvelle-Galles du Sud) et sur le (plateau de) Northern Tablelands », a déclaré le ministre de l’Eau de l’Etat, Niall Blair. Bien que localisée dans le Sud-Est de l’île-continent, cette catastrophe a un retentissement national.

« C’est un désastre écologique », a déclaré lundi le Premier ministre australien Scott Morrison. « C’est un spectacle bouleversant. » Le gouvernement de Scott Morrison a attribué l’hécatombe à la sécheresse, tout en défendant certaines politiques qui, selon les riverains, ont généré la pollution et la baisse des niveaux des cours d’eau. «Il y a une sécheresse et c'est une des conséquences de la sécheresse», a déclaré Scott Morrison.

« On ne peut fermer les yeux sur la mort d’un million de poissons »

Mais depuis plusieurs années, des chercheurs mettent en garde contre l’extraction sauvage et non contrôlée d’importantes quantités d’eau des fleuves, pour l’irrigation ou à d’autres fins. «La mort des poissons et des cours d'eau n'est pas le fait de la sécheresse. C’est dû au fait que nous puisions beaucoup trop d’eau de nos fleuves », affirme John Williams, spécialiste de la question de l’eau à l’Université nationale australienne. Le chef de file de l’opposition travailliste, Bill Shorten, a appelé le gouvernement à créer un « groupe de travail d’urgence » sur cette catastrophe écologique. « On ne peut fermer les yeux sur la mort d’un million de poissons », a-t-il dit.

Le Premier ministre a affirmé de son côté que la gestion du Bassin Murray-Darling, qui est le plus vaste bassin hydrographique du pays, avait été bipartite, et que son gouvernement n’avait fait que suivre les politiques menées auparavant par les travaillistes. Mais au vu l’ampleur de la catastrophe en cours, des universitaires demandent désormais des comptes aux hommes politiques. « Des milliards ont été dépensés dans la rénovation des infrastructures d’irrigation », a rappelé Quentin Grafton, de l’Université nationale australienne. « Mais la population n’en a tiré aucun bénéfice. »

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Publié le 14 Janvier 2019

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

13/01/2019

Sur les obstacles en rivière dont l'aménagement n'est pas écologiquement utile
 
La demande de continuité écologique est-elle toujours justifiée pour les milieux ou d'un coût proportionné à ses effets? Non. Après avoir classé en 2011-2012 plus de 20000 ouvrages hydrauliques (seuils, barrages, digues, écluses) au titre de la continuité écologique des rivières, ce qui représenterait un coût public de plus de 2 milliards € et un coût privé sans doute équivalent sur une durée de 5 ans seulement, le gouvernement français a fini par admettre (à demi-mots) le caractère aberrant et hors-sol de l'effort demandé par sa bureaucratie. Il est désormais question de définir des ouvrages réellement prioritaires en terme d'aménagement pour le franchissement de poissons. Ce sera l'occasion de débattre de cette priorité, qui doit être fondée sur des critères objectifs, partagés, et non laissée à l'arbitraire de services instructeurs de l'administration (a fortiori de quelques lobbies choisis par l'Etat). Nous publions ici des éléments de priorisation qui avaient été préconisés dans un rapport d'universitaires belges en 2007. On voit que certains intérêts écologiques des ouvrages anciens y sont reconnus, de même que leur faible impact. 
 


En Belgique, la réflexion sur la continuité écologique a donné lieu au milieu des années 2000 à une mission universitaire confiée à l'unité de biologie du comportement de l’Université de Liège (département des sciences et gestion de l’environnement, laboratoire de démographie des poissons et d’hydro-écologie LDPH).

Dès le départ, cette mission s'est posée la question de la priorisation des interventions sur les rivières et les ouvrages. Elle l'a fait de manière plus transparente qu'en France, avec publication de rapports sur les analyses des chercheurs (et non travail en commissions fermées sans compte-rendu).

Le travail qui a été publié alors comporte des informations intéressantes sur la question de la priorisation, qui doit devenir d'actualité en France : le gouvernement s'est engagé à définir des ouvrages et des rivières prioritaires où l'aménagement de continuité écologique a un sens.

Voici un premier extrait concernant les cas où traiter un obstacle n'a pas d'intérêt (nous avons conservé es arguments généraux en retirant seulement les exemples de rivières belges concernées).
 
Types d'obstacles dont l'aménagement ne serait pas écologiquement utile 
Dans plusieurs situations détaillées ci-dessous, il n'est pas justifié écologiquement de rendre un obstacle franchissable par les poissons: 
* Existence d'un obstacle naturel permanent (cascade, barrage en travertin, cours souterrain) auquel les populations de poissons se sont adaptées depuis des temps immémoriaux et qui, parfois, constituent en soi des éléments d'habitat aquatique à protéger (barrages naturels en travertins par ex.). 
* Faible intérêt écologique et piscicole de donner accès à un cours d'eau caractérisé par une eau acide peu ou pas productive. (...) 
* Faible intérêt de permettre la remontée de poissons migrateurs dans un plan d'eau artificiel (réservoir, étang) d'où ils ne pourraient plus aisément dévaler sous la forme de juvéniles ou d'adultes en post-reproduction et où ils subiraient une très forte prédation par les brochets et les oiseaux piscivores. (...). 
* Absence d'habitats, spécialement de frayères, de qualité et d'une certaine superficie dans le cours d'eau en amont de l'obstacle candidat à l'aménagement. Cela pose le problème du coût financier de l'ouvrage par rapport au bénéfice écologique et piscicole attendu. Cette situation se rencontre essentiellement avec la truite commune dans de nombreux petits cours d'eau qui forment le chevelu des ruisseaux en têtes de bassins; 
* Rôle écologiquement positif d'un obstacle infranchissable comme facteur d'isolement d'une population de l'amont présentant des caractéristiques génétiques originales (biodiversité) à préserver de la contamination par des poissons de l'aval plus ou moins fortement introgressés par des sujets d'élevage issus de repeuplements. Cette situation se rencontre surtout chez la truite commune (Van Houdt et al., 2005) et probablement chez l'ombre.

Aucune de ces propositions de bon sens n'est pour le moment appliquée en France : nous avons des rivières classées alors qu'elles présentent de nombreuses chutes naturelles, nous avons des rivières classées par tronçons disjoints alors que de grands barrages y sont infranchissables (et non classés), nous n'avons aucune analyse de routine de la structure génétique des populations et de la différenciation entre poissons issus d'élevage et poissons endémiques (alors que des travaux exploratoires ont montré l'importance de l'empoissonnement sur la génétique, cf Le Cam et al 2015, Prunier et al 2018), etc.

Concernant la zone à truite (tête de bassin, petits fleuves côtiers), les auteurs font les observations suivantes :
(a) Obstacles naturels (chute, cascade, zone sous l'influence d'un chantoir, cours souterrain). Il n'y a pas de raison d'intervenir pour les supprimer ou les aménager car on peut supposer que les populations locales de truite se sont adaptées à ces situations depuis très longtemps. 
(b) Obstacles artificiels anciens majeurs et manifestement infranchissables (grand barrage artificiel, barrage d'étang, vestiges d'infrastructures de production de force motrice hydraulique ou de forge, etc.). Comme pour les obstacles naturels, il n'y a pas, sauf démonstration évidente du contraire, de raison d'intervenir en priorité car on peut supposer que les populations de truite se sont adaptées à ces situations généralement anciennes au point qu'il pourrait y avoir une certaine différenciation génétique entre, d'une part, les truites de l'aval de l'obstacle qui font partie d'un grand ensemble démographique comprenant parfois des truites remontées de très loin en aval et, d'autre part, les truites de l'amont de l'obstacle qui forment une population restreinte fonctionnant sur elle-même, sans échange avec l'aval et génétiquement différenciée en raison d'un processus écologique naturel de dérive génétique. Dans certains cas, les populations de truites isolées en amont d'un obstacle majeur sur un petit cours d'eau peuvent représenter une ressource de biodiversté originale lorsqu'il n'y a jamais eu d'introduction de poissons issus d'élevages en pisciculture. Dans de tels cas, le maintien en place d'un obstacle infranchissable sur un petit cours d'eau constitue un outil de gestion au bénéfice de la conservation de souches de truite originelles (implication en matière de conservation de la biodiversité) (voir étude par Van Houdt et al., 2005).
On voit donc qu'il est reconnu l'adaptation des poissons à l'existence ancienne des ouvrages artificiels comme des chutes naturelles, et même un possible rôle de différenciation génétique.

Ces éléments de réflexion devront être versés dans les débats sur la définition des ouvrages prioritaires, particulièrement dans les têtes de bassin versant où, assez loin des enjeux saumons ou anguilles (espèces faisant l'objet de plans européens de sauvegarde), on a classé des rivières pour des enjeux "truite" paraissant relever d'un lobbying halieutique d'usagers (pêcheurs) davantage que d'enjeux écologiques réels.

Source : Philippart JC et Ovidio M (2007), Définition de bases biologiques et éco-hydrauliques pour la libre circulation des poissons dans les cours d'eau non navigables de Wallonie. Volume 3. Identification des priorités d'action d'après les critères biologiques et piscicoles, 71 p.

Illustration : seuil de moulin noyé en crue. Les ouvrages modestes et anciens sont régulièrement franchissables par la plupart des espèces piscicoles. Ce critère devrait conduire à des exemptions de continuité écologique, la priorité étant donnée aux ouvrages impossibles à remonter en toutes conditions (et aux grands migrateurs en risque d'extinction plutôt qu'à une faune piscicole restant assez commune).

Note aux associations : nous créons un label (mot-clé sur la colonne de droite) "priorisation" qui vous permet en le cliquant d'afficher tous les articles dédiés à ce sujet, notamment ceux comportant des références techniques ou scientifiques. Si vous avez besoin de certaines publications scientifiques d'origine pour discuter avec les services de l'Etat de vos rivières et ouvrages, écrivez-nous. Nous consacrerons une formation à cette question à notre prochaine séminaire d'été.
 

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Rédigé par jojo

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